Notre univers aurait-il été créé par un trou noir ?

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Des gaz surchauffés tourbillonnent autour de Sagittarius A*, le trou noir au centre de notre galaxie. © Mark A. Garlick

Des gaz surchauffés tourbillonnent autour de Sagittarius A*, le trou noir au centre de notre galaxie. © Mark A. Garlick

Que savons-nous des trous noirs ? Einstein pensait qu’ils n’existaient pas. Ils sont en réalité des milliards. Tout au fond des trous noirs, certains physiciens cherchent aujourd’hui l’instant d’avant le Big Bang. Révélations sur le plus fascinant mystère de l’Univers. Einstein se trompait.

Notre étoile, le Soleil, mourra un jour d’une mort paisible. Sa masse est très moyenne comparée à celle des autres étoiles. Dans environ 5 milliards d’années, il aura épuisé les réserves d’hydrogène qui lui fournissent son énergie.

Alors ses couches extérieures s’échapperont et son cœur finira par se comprimer pour devenir ce qu’on appelle une « naine blanche ».

Pour une étoile dix fois plus grosse que le Soleil, la mort est bien plus terrible. Les couches extérieures sont éjectées dans l’espace lors d’une explosion qui génère durant plusieurs semaines l’un des objets les plus brillants de l’Univers – une supernova.

Pendant ce temps, le cœur, comprimé par la gravité, s’effondre en une étoile à neutrons, un globe en rotation d’une vingtaine de kilomètres de diamètre. Un fragment d’étoile à neutrons de la taille d’un carré de sucre pèserait 1 milliard de tonnes sur la Terre.

L’attraction gravitationnelle d’une étoile à neutrons est si forte que, si on faisait tomber une boule de guimauve sur sa surface, l’impact produirait autant d’énergie qu’une bombe atomique.

Et ce n’est rien comparé à l’agonie d’une étoile ayant vingt fois la masse du Soleil. Si une bombe comme celle d’Hiroshima avait explosé à chaque millième de seconde depuis la naissance de l’Univers, l’énergie serait encore très loin de celle libérée lors de l’effondrement d’une étoile géante.

Le cœur de l’étoile implose. Les températures atteignent 55 milliards de degrés. La force écrasante de la gravité est irrésistible. Des blocs de fer plus gros que l’Everest sont quasi instantanément réduits par compression à la taille de grains de sable.

Les atomes sont brisés en électrons, protons et neutrons ; eux-mêmes sont déchiquetés en une bouillie de quarks, leptons et gluons. Et ainsi de suite, de plus en plus minuscule, de plus en plus dense, jusqu’à l’instant où… 

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