Innover pour changer le monde — Des plantes pour surveiller la pollution

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Illustration : Raphaël Drommelschlager

Illustration : Raphaël Drommelschlager

À 21 ans, Thomas Thous veut camoufler un réseau de mesure de la pollution dans des plaintes. Un moyen d’ajouter de la végétation dans les villes et d’aider les citadins à se préserver de la pollution automobile. 

Dans les grandes villes, piétons et automobilistes ont rarement le réflexe de consulter les indices de pollution avant de sortir de chez eux. « Je rêvais d’une ville plus verte et d’un service public qui m’indique la qualité de l’air sur mes trajets quotidiens », explique Thomas Thous, étudiant à l’ESIEA, une école d’ingénieurs.

Le jeune homme et trois de ses amis étudiants ont planché sur la question à l’occasion d’un concours de projets, donnant naissance à l’idée de Ganymède. Objectif : mesurer les principaux polluants urbains autour de lieux précis – les arrêts de bus, par exemple.

Pour cela, l’équipe imagine de glisser des capteurs de pollution et un microprocesseur dans… des pots de plantes. L’analyse des données fonctionne en temps réel. Des diodes de couleur indiquent aux passants si l’atmosphère est de bonne qualité (lumière verte) ou médiocre (rouge).

Ce n’est pas tout. Les informations sont transmises sur l’Internet. Grâce à une application pour smartphone, les utilisateurs peuvent observer tout le réseau Ganymède et voir quel coin de rue il vaut mieux éviter. « Les gros capteurs déjà installés donnent une idée globale de la pollution, observe l’innovateur. Notre dispositif est complémentaire : les capteurs sont, certes, moins précis (tout en restant totalement fiables), mais bien plus nombreux. Nous obtenons ainsi un maillage beaucoup plus fin. »

En plus de ces informations, l’application délivre des conseils sur la conduite à tenir si la pollution persiste. Elle permet aussi de matérialiser les progrès d’une zone qui deviendrait plus saine. Les étudiants ont déjà parlé de leur projet à la ville d’Ivry-sur-Seine, en région parisienne. Si leurs travaux avancent bien, ils espèrent y lancer un test grandeur nature à la fin du mois de novembre.

Par Céline Lison

Pour en savoir plus (en anglais) : www.ganymede.city

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