Le rêve brisé d’Henry Ford au Brésil dans les années 1930

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© The Henry Ford

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Les ruines de la centrale électrique de Fordlandia se dressent au bord de la rivière Tapajós, un affluent de l’Amazone. Le domaine, bâti à grands frais dans les années 1930 par Henry Ford, devait être la plus grande plantation d’hévéas du monde. Son objectif : court-circuiter ses fournisseurs en produisant directement le caoutchouc pour les pneus des voitures Ford.

Ce fut un désastre qui coûta à l’industriel 20 millions de dollars — soit l’équivalent de 270 millions de dollars actuels. L’industriel insista pour que ses employés brésiliens vivent dans des bungalows à l’américaine, mangent des flocons d’avoine, du pain blanc et des pêches en conserve à la cantine, adoptent des « danses carrées » de style américain – et ne boivent pas d’alcool.

Pire, il n’engagea aucun spécialiste de l’hévéa. Il aurait pourtant appris que l’espèce n’était pas adaptée à ces terres et que, trop rapprochés, les arbres deviennent vulnérables à la maladie sud-américaine des feuilles.

Ford brada le domaine en 1945. Aujourd’hui, les membres de la famille Rocha, descendants d’anciens ouvriers, vivent non loin de là, dans une maison bâtie à l’origine pour les gestionnaires américains.

Par la rédaction

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