À Manhattan, les citadins échappent à l’enfer urbain grâce à un jardin aérien

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© Diane Cook et Len Jenshel

© Diane Cook et Len Jenshel

New-York, ses gratte-ciels, sa pollution, son trafic, sa foule de passants… Pour oublier un instant les désagréments de la métropole, les citadins se rendent dans le nouveau lieu à la mode : la High Line. Une ancienne voie ferrée aérienne reconvertie en parc urbain. 

Dans les grandes villes, les parcs sont d’ordinaire perçus comme des refuges, des îlots de verdure sur un océan de béton et d’acier. Mais, à New York, ce qu’on voit en premier en s’approchant de la High Line, la promenade aérienne de Chelsea, quartier du sud-ouest de Manhattan, rappelle surtout ces choses auxquelles on tente d’échapper en créant des parcs : une structure en acier noir, lourde et brute.

Elle soutient une voie ferrée aérienne qui, autrefois, convoyait directement le fret jusque dans les usines et les entrepôts. De loin, on croirait une ruine abandonnée plutôt qu’une oasis urbaine.

D’ailleurs, voilà peu, la High Line était encore un vestige urbain – et même un vestige croulant. Nombre de ses riverains avaient hâte de la voir démolie. Tout comme Rudolph Giuliani, maire de New York durant la majeure partie des années 1990.

Ses services étaient conscients que Chelsea se transformait peu à peu en un quartier « bobo » de galeries, de restaurants et de lofts. Et considéraient comme un fardeau laid et encombrant le dernier tronçon de la High Line, qui serpentait sur un peu plus de 2 km entre la rue Gansevoort et la 34e Rue (des années auparavant, un tronçon avait déjà été démantelé plus au sud).

La mairie était persuadée que ce témoignage d’un autre New York devait être démoli afin que le quartier offre tout son potentiel.

Tout faux. Presque dix ans après que les services de Giuliani ont tenté de détruire la High Line, celle-ci est devenue l’un des espaces publics les plus innovants et les plus accueillants de New York – voire des États-Unis.

Les colonnes d’acier ne soutiennent plus une voie ferrée abandonnée mais un parc surélevé, à la fois promenade, place publique et jardin botanique. Le premier des trois tronçons a ouvert à l’été 2009.

 

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