Et si les méduses contribuaient à brasser l’océan, comme le vent et les marées

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Le colorant vert montre la traînée d’eau qu’une méduse attire dans son sillage quand elle nage. © Christoph Gerick

Le colorant vert montre la traînée d’eau qu’une méduse attire dans son sillage quand elle nage. © Christoph Gerigk

La circulation des bancs de méduses agite les eaux du globe depuis au moins 550 millions d’années. Le chercheur John Dabiri a voulu savoir si leurs déplacements cumulés avaient un impact significatif.

John Dabiri, chercheur au California Institute of Technology, et son équipe ont injecté un colorant vert dans l’eau, devant des méduses, afin de rendre visibles les mouvements du liquide autour d’elles. Une méduse nage en contractant un anneau de muscles, qui referme son ombrelle et expulse ainsi l’eau.

Quand le liquide est projeté vers l’arrière, la méduse avance. Le colorant a révélé que la plus grande partie de l’eau propulsée est ensuite de nouveau aspirée, et reste autour de la méduse pendant sa contraction suivante.

Résultat, lorsque les méduses remontent de plusieurs centaines de mètres de profondeur vers la surface, chaque jour, pour se nourrir, elles charrient avec elles de l’eau froide riche en nutriments des profondeurs ; puis elles redescendent en entraînant avec elles les courants plus chauds.

Maintenant que leur capacité à brasser l’eau est prouvée, l’équipe de Dabiri se concentre sur le krill et d’autres crustacés minuscules. Selon le chercheur, l’ensemble de ces petites formes de vie marines pourrait constituer un facteur aussi important que vents et marées dans la circulation océanique.

Vikki Valentine

 

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