Le K2 sans oxygène : premières difficultés pour Gerlinde Kaltenbrunner

L’autrichienne Gerlinde Kaltenbrunner, qui a déjà conquis treize des quatorze plus hauts sommets du monde, s’attaque depuis début juillet au K2, “la montagne sauvage”. Si elle y parvient, elle sera la première femme à vaincre les “plus de 8000 mètres” himalayens sans oxygène. Mais alors qu’elle vient d’atteindre 6400 mètres, les ennuis commencent.

6336de9a-bcb1-49b0-97fb-10d3df178a06 Grâce au GPS embarqué par un des membres de l’équipe, Maxut Zumayev, il est possible de suivre en temps réel l’avancée des grimpeurs. Ces derniers ont commencé leur ascension début juillet, la meilleure période pour tenter de parvenir au sommet du K2, le plus meurtrier des pics de plus de 8000 mètres. Un grimpeur sur quatre n’en revient pas.

L’équipe de Gerlinde Kaltenbrunner a commencé sont ascension depuis le camp de base aux pieds du K2, à 4650 mètres. Pour parvenir au sommet, la stratégie mise en place consiste dans l’établissement de plusieurs camps, à des altitudes toujours plus élevées.

Les grimpeurs peuvent ainsi s’acclimater au manque d’oxygène, de plus en plus rare dans la montée, et préparer des réserves de nourriture et des abris en vue de l’assaut final. Entre chaque étape, l’équipe redescend au camp de base pour se reposer.

Les dernières nouvelles en provenance de l’expédition sont confuses. Les grimpeurs auraient atteint 6400 mètres d’altitude, et établi un second camp, le camp 2, dans des conditions particulièrement pénibles. La neige très profonde pour la saison, et les mauvaises conditions météo ralentiraient leur progression. En 2008, onze personnes avaient perdu la vie sur le K2 en l’espace d’une journée. Lors de sa dernière tentative, en 2010, Gerlinde Kaltenbrunner avait perdu son compagnon d’ascension, Fredrik Ericsson, après que les conditions météo se soient brusquement dégradées.

Le temps presse pour l’Autrichienne, le début du mois d’aout marquant la fin de la période où vaincre le K2 est une chose envisageable. Le reste de l’année, au sommet, un ouragan souffle en permanence à 8611 mètres d’altitude, et les températures avoisinent les -50°C.

L’expedition est financée par la National Geographic Society.

Théo ROBIN

Source: K2 Blog et Gerlinde Kaltenbrunner

18 juillet 201115:32
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