Alzheimer: pour détecter la maladie les Etats-Unis autorisent l’utilisation d’un composé radioactif
Dans le cadre du dépistage de la maladie d’Alzheimer, l’usage d’un produit chimique radioactif, a été autorisé le 6 avril dernier par l’agence sanitaire américaine Food and Drug Administration.
Après injection intraveineuse, l’Amyvid ou le florbetapir de son nom scientifique, permet de détecter la présence ou non de la maladie chez un patient manifestant un déficit cognitif, c’est à dire une perte anormale de la mémoire. Si le test s’avère positif, l’Amyvid fait ressortir à l’image lors d’un scanner, la bêta-amyloïdes, une protéine liée à l’apparition d’Alzheimer. Toutefois, elle peut être localisée chez des individus dits sains. L’usage de ce procédé est proscrite en ce qui concerne les personnes porteuses de plaques amyloïdes qui ne témoigneraient d’aucune anomalie mémorielle.
L’agence fédérale ne nie pas l’existence d’un risque radioactif infime dû à l’origine chimique du procédé. Néanmoins si radiation il y a, “elle est très faible” explique Shelly Burgess chargée des affaires publiques à la FDA. Ce risque est inhérent à la médecine nucléaire.
Par précaution, ce test n’a pas été autorisé jusqu’à la semaine dernière. L’agence fédérale américaine considérait que les neurochirurgiens n’étaient pas encore prêts à employer cette méthode de dépistage. Aujourd’hui, seuls les spécialistes ayant suivi une formation adaptée, ont la permission d’opérer.
Cette autorisation vient s’ajouter à la découverte révélée le 3 avril dernier, d’un nouveau gène impliqué dans dans l’apparition d’Alzheimer confirmant ainsi les progrès réalisés dans ce domaine là.
Cependant cette technique de dépistage est très couteuse. D’après le site internet Psychomedia, le prix de l’Amyvid s’élève à 1 600 $ par injection. Pas sûr que l’Obamacare, le nouveau système de sécurité sociale américain, permettent de couvrir entièrement ou partiellement ces frais là.
Gauthier Dupraz
Sources: FDA; sciencesmag.org; agevillage.com
Photo: Hannesseibt