Le plus jeune des vieux fossiles de dinosaure découvert
La découverte de ce qui pourrait être le plus jeune des fossiles de dinosaures découvert à ce jour relance le débat traditionnel qui oppose les paléontologues sur les causes de leur extinction… et pourrait bien le fermer.
Il est généralement admis que l’énorme astéroïde ayant percuté la péninsule du Yucatan il y a quelques 65 millions d’années a provoqué la disparition subite de tous les animaux préhistoriques. Une thèse que certains des spécialistes des animaux de l’ère du crétacé réfutent. La hausse du niveau des mers, la recrudescence de l’activité volcanique ou un réchauffement global pourraient d’après eux tout aussi bien être la cause d’un déclin progressif des dinosaures. L’extinction aurait donc été lente, due à plusieurs facteurs combinés, et non brutale et causée par l’astéroïde seul.
La découverte du fossile appuierait pourtant la thèse de la mort subite.
La corne de triceratops retrouvée dans le sud du Montana aux Etats-Unis, longue de 45 centimètres, a été découverte quasiment à la même profondeur que la “ligne” géologique du crétacé-paléogène. Correspondant à l’impact de l’astéroïde, et bien identifiable dans les coupes du sol à cause de la concentration exceptionnelle en iridium dans la terre, elle est le marqueur géologique de la théorie de l’extinction subite. La corne de la bête préhistorique est situé 13 centimètres en dessous.
“Avec ce spécimen on peut dire que les dinosaures se sont éteint à cause de l’astéroïde” explique Tyler Lyson, une paléontologue à l’université de Yale. “On voit clairement que certains dinosaures se portaient très bien juste avant l’impact. Ca indique que la disparition est brutale, qu’il n’y a pas eu de déclin progressif”.
Les adversaires de la théorie de l’extinction subite ne déposent pas les armes pour autant ; la corne est bien situé en dessous de la limite, et non pas au même niveau. Ce à quoi les partisans de la “mort subite” répondent déjà qu’elle s’est enfoncée naturellement dans le sol, un déplacement tout naturel en 65 millions d’années… Le débat n’est pas prêt de se calmer.
Théo Robin
Source: Yale University
