Tensions entre ONG et autorités thaïlandaises autour de la protection des animaux
Depuis le 12 février dernier, trois sanctuaires thaïlandais ayant pour mission la protection des animaux sont encerclés par les forces de l’ordre. Ces dernières confisquent, chaque jour, de nombreux animaux.
À la suite du massacre d’au moins six éléphants dans les parcs nationaux de Kaeng Krachan et Kuiburi, des responsables d’ONG se révoltent. Edwin Wiek, président de la Wildlife friends Foundation Thailand (WFFT) et porte-parole de ces ONG, accuse des notables d’être à l’origine de la tuerie. Par mesure de rétorsion, le 12 février dernier et sur demande des autorités, l’épouse d’Edwin Wiek a été contrainte de présenter les 450 documents autorisant la détention chaque animal dans le sanctuaire de la WFFT. N’ayant pas pu rassembler la totalité de ces preuves dans les deux heures imparties, elle a été conduite en prison par une trentaine d’hommes armés.
Depuis, les raids sont quotidiens. Les sanctuaires sont encerclés par des unités de commandos et déjà plus d’une centaine d’animaux ont été confisqués. Edwin Wiek craint de ne jamais revoir ses animaux, enfermés dans des cages et susceptibles d’être emmenés à tout moment. Les membres de la WFFT redoutent un raid encore plus virulent que les précédents aujourd’hui.
Hier Edwin Wiek a porté l’affaire en justice, il s’exprimera dans la journée à l’occasion d’une conférence de presse. Le département des parcs nationaux justifie ces actions en accusant les ONG de mauvais traitements envers ses pensionnaires.
Claire Lebertre
Photo : WFFT