De l’Inde au Cambodge : l’arrivée à Bangalore (1)
Florence Dezoteux et Julien Alcacer, cinéastes, vous font part en images de leur découverte du monde indien. Au programme : premiers émois, rencontres et basketball. Cette première étape annonce le début d’un long voyage. Retrouvez chaque semaine un compte rendu de leur avancée, avec à l’appui photos et vidéos.
Du 11 août au 20 août 2011
L’avion se pose à Bangalore, ville high-tech du sud de l’Inde. Sans tarder, nous nous retrouvons embarqués dans un taxi qui nous conduit à l’hôtel. Un certain chaos chao règne sur les routes. Aucune voie n’est tracée au sol, piétons et taxis se mélangent, des familles entières s’entassent sur une seule moto, un rickshaw (véhicule tricycle à poussée humaine) ou bien un tuk tuk (tricycle motorisé). Ces derniers sont partout et ne tardent pas à devenir notre moyen de transport favoris pour explorer la ville. Aux hommes et aux machines s’ajoutent les animaux. Chiens, chats, poules, chèvres et vaches sacrées se groupent sur les trottoirs ou s’éparpillent sur les chemins. Certains de ces animaux, domestiqués, errent en attendant la tombée de la nuit et s’en retourneront à leur propriétaire.
Les rues sont colorées, mais l’atmosphère chargée de poussière. Les immeubles, aux façades délabrées, semblent être perpétuellement en construction… Ou peut-être bien en ruines. La plupart des chantiers accusent plusieurs années de retard faute d’argent et de matériel. Dés lors, tout doit être réalisé manuellement. Les échafaudages, par exemple, constituent un assemblage de bouts de bois reliés entre eux à l’aide de cordages. Les indiens rencontrés parlent anglais, mais les conversations n’en sont pas plus aisées. En cause, nos accents respectifs. Mais la plupart des indiens du coin parlent Kannada, la langue régionale. Nos discussions sont perturbées par un « tic » indien, un signe de tête ressemblant à notre version du « couçi-couça » et qui leur sert tout simplement à acquiescer.
Partout, les gens nous demandent d’où est-ce qu’on vient, et souhaitent se faire photographier avec nous. Un côté familier qui se retrouve quotidiennement lorsque les gens nous parlent, nous guident, nous invitent, et nous font des cadeaux. La cuisine, pour l’essentielle végétarienne (en accord avec la religion du pays), nous plaît énormément. Malgré les épices, notre estomac supporte le choc. Sur les cartes, quelques plats sont marqués « non-végétariens », une catégorie encore largement minoritaire. Le dentifrice lui aussi est certifié « 100% végétarien ».
Autre haut fait culinaire : ici, nous avons pour seul couvert notre main droite. Nos premiers essais sont infructueux et notre réussite sera le fruit d’un apprentissage laborieux. Les assiettes sont souvent remplacées par de simples feuilles de bananiers. L’avantage d’un tel système, pour nous étrangers et que nous payons de savoureux menus soixante roupies, soit environ 90 centimes d’euros.
Prochaines étapes : Mysore et Ooty…
Texte et photographies de Florence Dezoteux & Julien Alcacer. Retrouvez leurs vidéos dans notre rubrique.
