Le tango: une âme argentine
Textes et photographies de Théo Robin.
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Dans le populaire quartier de La Boca, la danse revient à ses origines sur les lieux où elle à été inventée, et se danse partout, de jour comme de nuit. Le mouvement est spontané, pratiquée pour le plaisir, en plein air. Le tango est ainsi contrasté dans ses usages, traduisant les clivages qui segmentent la société argentine.
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Dans les grands cabarets, on peut apercevoir la face cachée de la danse. Moins sensuelle, moins spontanée, elle retrouve son caractère codifié. Les danseurs en costume rappellent que la cavalière n’est pas conquise mais à conquérir, devant une assemblée qui paye des centaines de pesos pour assister au spectacle, tout en mangeant. Les danseurs sont des acteurs, chargés de raconter une histoire. Les robes, les diamants, les accessoires des danseuses évoquent un début de XXe siècle fastueux. L’époque où Buenos Aires éblouissait les grandes capitales européennes, par sa culture et sa richesse.
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Au cabaret Carlos Gardel, du nom du célèbre chanteur de tango français, au son du bandonéon, un petit accordéon, les danses se succèdent, mettant en scène des couples qui se rencontrent, se séparent et se retrouvent. On est loin des premières danses des maisons closes de Buenos Aires, tant la mise en scène et l’attitude des danseurs respirent la fierté. À la sortie des cabarets, le spectacle continue et les spectateurs deviennent acteurs. Au fil de la nuit, les danses deviennent plus sensuelles, et les couples se rapprochent. Le tango se pratique jusqu’au matin, et jusqu’à l’ivresse. Le tango et sa musique s’exportent aujourd’hui en Europe. Les écoles fleurissent et les cours sont bondés. La danse argentine, abandonnée au fil du XXe siècle, n’a plus de souci à se faire tant le succès qu’elle rencontre, notamment en France, est important. |
Textes et photographies de Théo Robin.








