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Chers Lecteurs

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JANVIER 2010

Moines misogynes Je lis – et je vous remercie de signaler un fait aussi extravagant– à propos du mont Athos (NGM n° 124, janvier 2010) : «L’inquiétude persiste que les dons de l’Union européenne ne soient soumis à des conditions – par exemple, l’autorisation pour les femmes de visiter la péninsule.» Ainsi, nous, les femmes, par les impôts que nous payons sur nos salaires, nous entretenons des moines qui – concédons leur ce droit, chez eux – ne veulent pas recevoir de femmes, mais qui, sans vergogne, acceptent notre argent, mieux, le réclament ! Espérons (au contraire de ces moines misogynes) que l’Europe nous rende justice. Par ailleurs, je note que «un moine renonce à une famille pour s’attacher à une autre»: c’est exactement ce que prêchent les autres sectes tant décriées. Pour moi, qui suis athée, il n’y a pas de différence entre les discours des uns et des autres. DOROTHEE ROME, Belleu (Aisne) Nucléaire : avis de déchets Je ne peux rester sans réaction à la lettre de M. André Moutonnet («Un article à moitié plein», «Forum» du NGM n° 124, janvier 2010). Je suis abonné depuis le début de l’édition française et je prends beaucoup de plaisir à voyager tous les mois lors de l’arrivée du journal et à continuer à découvrir des nouveaux mondes. […] Je suis moi aussi choqué : que [ce lecteur] pense que le nucléaire ne pollue pas. Il est vrai que les déchets nucléaires n’ont pas d’odeur, n’ont pas de couleur… Le rayonnement qu’ils émettent n’est matérialisé par aucun élément visible. La production du combustible tue de très nombreux travailleurs au Niger (et sans doute ailleurs) et engendre des millions de tonnes de déchets radioactifs dans ce pays. Sans parler de la destruction de la faune et de la flore sur les hectares d’exploitation de ces mines. Ce combustible nucléaire produit énormément de déchets : pour 7 t d’uranium purifié, on produit 6 t d’uranium appauvri (déchet radioactif); et avec la tonne d’uranium enrichi, on reste avec 950 kg d’uranium de retraitement (à traiter comme un déchet)… De plus, tous ces produits radioactifs, depuis la mine jusqu’au retraitement, en passant par les centrales, font des kilomètres sur les routes de tous les pays et restent des transports à hauts risques (il suffit de voir l’accompagnement militaire de ce type de convois). Je transmets ma réponse au réseau Sortir du nucléaire (fédération de 857 associations agréée pour la protection de l’environnement), qui pourra compléter votre information sur les risques de cette industrie et sur le mythe de l’énergie illimitée. Pour terminer, afin de faire court, je vous citerais un ingénieur du CEA, M. Jean-Louis Fensch : «Les surgénérateurs constituent […] le moyen le plus compliqué, le plus polluant, le plus inefficace et le plus aléatoire que l’homme ait jamais inventé à ce jour pour réduire les consommations de combustible nucléaire.» YVON TILLOY, par courriel De Dian Fossey à John Lennon C’est la première fois que je t’écris mais je te connais bien, car je lis tes articles depuis le premier numéro en français. Tu m’as aussi fait rêver quand j’étais enfant, National Geographic – ces deux mots synonymes d’aventures et de découvertes. Un livre m’avait particulièrement impressionné, à l’époque : une biographie de Dian Fossey, que tu soutenais dans son action. Alors, quand tu as enfin parlé la même langue que moi, je me suis abonnée. Ce qui m’a donné envie de t’écrire, aujourd’hui, c’est l’article du numéro de décembre que je viens de finir, «Les Hadza». C’est un des plus beaux articles que j’ai lus, à la fois dans tes pages et dans celles d’autres magazines auxquels je suis abonnée. Ce peuple est beau, à la fois physiquement (les photos sont très expressives) et dans son rapport au monde. Sa manière de vivre m’a immédiatement fait penser à la chanson de John Lennon, Imagine. […] «No hell below us ; above us only sky / Imagine all the people living for today (Pas d’enfer en dessous de nous/Rien que le ciel au-dessus/ Imagine que chacun vive l’instant présent)» : c’est exactement ce que font les Hadzas. […] «Nothing to kill or die for (Nulle cause pour laquelle tuer ou mourir)» : Michael Finkel écrit qu’ils n’ont pas de règles particulières : au contraire, ils s’en sont donné une, essentielle : le respect, qui amène au partage et à la paix. […] Pourrions-nous vivre de cette manière, qui était celle des hommes d’avant le Néolithique ? Je te remercie encore, cher National Geographic, de nourrir à la fois mon imaginaire et ma réflexion […]. STEPHANIE BARICEVIC, Bourg-lès-Valence (Drôme)

OCTOBRE 2009

Photovolt(arch)aïque Lecteur assidu de votre revue, je profite de votre tribune pour vous faire part de mes difficultés à fina¬¬liser une installation de pan¬¬neaux photovoltaïques (voir « Solaire : la France sort de l’¬ ombre », NGM n° 121, octobre 2009). Voici cinq mois que les procédures administratives pour le raccordement au réseau EDF (via sa filiale ERDF) traînent de façon injustifiée […]. EDF, qui est, paraît-il, un des fleurons mondiaux de la ¬production d’énergie, me semble être une machine administrative complè¬te¬ment sclérosée, en décalage total avec l’urgence de la réalité du désastre écolo¬gique qui s’¬ annonce. Comment un sommet mondial, tel que celui de Copenhague, peut-il aboutir à des mesures concrètes si nous sommes incapables de faire preuve d’efficacité au niveau national ? DIDIER BENDELE, Mulhouse

À propos du numéro de septembre 2009

Une légende qui rend chèvre
Abonné depuis la création de votre magazine, je me régale à chaque numéro. On y apprend beaucoup et on découvre vraiment quantité de contrées où nous n’aurons jamais l’occasion d’aller. Cependant, il arrive (rarement !) que de petites erreurs se glissent dans vos légendes de photos, comme dans celle de la page 62 de votre numéro de septembre. Ainsi, ce sont évidemment des boucs et non des chèvres que ces habitants du Somaliland transportent sur leurs épaules ! Enseignant en lycée agricole et ayant élevé quelques caprins dans le temps, leur anatomie m’est bien sûr plus familière qu’à votre photographe... Avec tous mes remerciements pour les bons moments passés à vous lire tous les mois.
LAURENT DELTEIL
(par courriel)

Articles de juillet 2009

Les Serbes divisés
La raison pour laquelle tant de Serbes se sentent traînés dans la boue est évidente quand on voit la représentation que les médias font encore du massacre de Srebrenica. Quatorze ans se sont écoulés depuis cet événement. Les coupables ont pour la plupart été officiellement identifiés et mis en accusation. Utiliser des tournures de phrases qui laissent entendre que tous les Serbes sont, d’une manière ou d’une autre, responsables des événements qui se sont déroulés dans cette ville bosniaque il y a une décennie et demie, c’est comme accuser tous les Allemands, d’hier et d’aujourd’hui, pour Auschwitz. Et pourtant, cette attitude existe toujours. Il est peu probable que la majorité des Serbes ait été favorable au projet d’une Grande Serbie. En outre, rien n’indique que même ses partisans étaient pour une épuration ethnique, et encore moins y aient participé.
STANISLAS STANKOVIC
Tampere (Finlande)



Angkor, la révélation

Je suis toujours étonné de voir les ruines de ces monuments exceptionnels (NGM n° 118). Comment les souverains de ces anciennes civilisations ont-ils pu créer des merveilles dédiées aux divinités, des équipements sophistiqués et des distractions pour la cour, tout en négligeant les besoins de base de leurs sujets ? Angkor créait effectivement de la richesse avec son système élaboré de stockage et de distribution d’eau, mais combien de dieux et de déesses ont besoin d’être représentés sur les autels et les tombeaux au détriment de la construction d’une meilleure infrastructure pour le peuple ? Les pyramides, les temples mayas, les églises de toutes les confessions et les palais somptueux ne servent qu’à une fraction de la population, et la plupart des gens doivent soit travailler dur, soit donner de l’argent pour financer les excès des prêtres, des rois et des généraux. Donnez-nous plutôt de grandes universités, des hôpitaux et des musées à la place de monuments et de temples qui ne servent qu’à dissiper notre peur de la mort.
MICHAEL STURDY
Armstrong, Colombie-Britannique (Canada)



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