Numéro 54 mars 2004

Les inconditionnels de l’Empereur nous en voudront peut-être de ce crime de lèse-majesté : publier un reportage sur la retraite de la Russie alors que nous fêtons le bicentenaire du sacre de Napoléon 1er. Le point de départ de cette enquête a été l’exhumation des ultimes victimes de la catastrophe russe : des milliers de jeunes soldats de la Grande Armée morts de faim et d’épuisement après une marche forcée à travers la Russie glaciale et les embuscades des cosaques et des paysans.
Napoléon, de Moscou à Vilnius
Comme des fantômes ils ont surgi là où on ne les attendait plus. Par centaines, des squelettes de soldats ont été découverts par des pelleteuses dans les faubourgs de Vilnius.
Moscou brûle. Le froid, la neige, les cosaques puis la Bérézina. L’armée fuit. A peine 20 000 soldats en état de se battre. Ils étaient 500 000 six mois plus tôt. C’était en 1812. Nos reporters sont partis sur les traces et les restes de ces soldats oubliés.
Une forêt pluviale à Rio
Autrefois très vaste, la forêt atlantique du Brésil est réduite à quelques îlots de verdure parsemés dans un océan de développement humain. Un groupe de scientifiques a comme projet la sauvegarde de ses vestiges menacés par un urbanisme galopant.
Avec une variété stupéfiante de plantes et d’animaux uniques, cette forêt rivalise avec l’Amazonie.
Phoques du Groenland
Loups de mers pour les pêcheurs, cause célèbre pour les militants antifourrure, ces adorables mammifères du Grand-Nord refont parler d’eux.
La Chine de tous les dangers
Toujours plus d’argent, toujours plus de biens, toujours plus de problèmes. Où est la solution ?
La nouvelle puissance industrielle mondiale paie au prix fort sa réussite économique, avec de graves problèmes d’environnement. La Chine peut-elle se remettre dans le droit chemin d’une gestion écologique ?
Nord intense
Le silence assourdissant de la vallée du fleuve Stikine, au Canada, vous remuera l’âme.
Comment définir une région dont la dureté peut être impitoyable et la beauté mortelle ? Pour les habitants de la vallée du fleuve Stikine, c’est tout simplement « chez eux ».