Numéro 90 mars 2007

Nous célébrons l’année polaire internationale en revenant sur les exploits de Paul Emile Victor, l’un des plus grands explorateurs français du XXe siècle. Il avait passé 14 mois d’affilée à l’est du Groenland pendant l’hiver 1936-1937. Les Inuits avec lesquels il a partagé cette expérience vivaient encore comme leurs ancêtres. Leur mode de vie n’avait quasiment pas changé depuis des siècles. Mais 70 ans plus tard, l’histoire a bien changé : se pourrait-il qu’en moins d’un siècle, la civilisation du froid soit en voie de disparition ?
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Retour au Groenland 70 ans après Paul-Emile Victor Revenir au Groenland, sur les pas de Paul-Emile Victor, c’est rendre hommage, en cette quatrième Année polaire internationale, à l’une des figures de l’aventure du xxe siècle, mais c’est également à un peuple premier dont la culture est en pleine mutation. En 1934-1935, Paul-Emile Victor, un an après la deuxième Année polaire internationale, organise sa première mission au Groenland. |
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Paul-Emile Victor, 1907-1995, L’attraction des pôles Février 1934. Un jeune homme au regard bleu délavé patiente nerveusement dans la salle des pas perdus de l’Académie de marine. Le commandant Charcot se dirige droit vers lui. Il reconnaît immédiatement le jeune étudiant en ethnologie. La requête de Paul-Emile Victor, surnommé PEV, est simple : embarquer à bord du ” Pourquoi-pas ? “. |
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La guerre du froid Paul-Emile Victor l’avait expérimenté et Stéphane Lévin le confirme : aucun homme ne supporte les grands froids. Voici pourquoi. Parce que l’homme est homéotherme. Sa température ne varie que faiblement. A -33°C, il tombe en hypothermie. Passé -42°C, il meurt. Chef d’orchestre d’un corps qui subit le froid plus qu’il ne s’adapte, le cerveau contrôle le système nerveux central. |
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Sur le vif Dans le parc de Zakouma, les éléphants, les lions, les girafes et une foule d’animaux rares vivent dans une relative tranquillité. A Zakouma, à la saison sèche, les lions se régalent souvent de jeunes éléphants lorsque les troupeaux se rassemblent prés des trous d’eau. Les petits orphelins sont spécialement vulnérables. |
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Les guerres de l’ivoire au Parc national de Zakouma Alors que les braconniers massacrent les derniers éléphants en Afrique centrale pour s’emparer de leurs défenses, au Tchad, un sanctuaire leur offre une protection armée, sans toutefois réussir totalement à les protéger. Leur population a ainsi pu passer de 1 100, il y a vingt et un ans, à prés de 3 500. A l’extérieur du parc, leur situation n’est pas la même et le danger plane sur eux. |
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BANG, la mort cataclysmique des étoiles Ces cataclysmes qui brillent dans l’Univers se produisent pratiquement à chaque seconde, en général dans quelque galaxie extraordinairement lointaine, et sont aussi lumineux que des centaines de milliards d’étoiles. Heureusement pour nous, ces explosions ont rarement lieu prés de notre système solaire. La dernière supernova de notre propre galaxie a explosé en 1604. |
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Orlando, comment Walt Disney a tout changé L’Amérique des parcs à thème, des églises géantes, des franchises, des banlieues cossues et des pavillons standards. Tout ce qui se passe aux états-Unis à l’heure actuelle se passe ici – et cela n’a pas grand-chose à voir avec la banlieue homogène des années 1950. La région d’Orlando est la preuve éclatante du pouvoir des quartiers résidentiels situés loin des centres-villes. |
20 février 2010 – 16:09






