Ludovic Coudray : une Éthiopie haute en couleur !

Ce mois-ci, notre rubrique met à l’honneur Ludovic Coudray, photographe amateur. Son dernier trekking l’a mené sur des routes éthiopiennes discrètes mais éblouissantes. Un reportage qui nous envoie au cœur du Dallol et sur le site d’exploitation de sel d’Afdera.

(Cliquez sur l’image pour faire apparaître le diaporama)

A la frontière de l'Erythrée et de l'Ethiopie, l'armée et la milice locale veille sur les touristes.

Ludovic Coudray commence à voyager à l’âge de 30 ans après avoir découvert l’exposition « La Terre vue du ciel » de Yann Arthus-Bertrand. « Ça a été un déclic. J’ai voulu voyager et voir de mes yeux des endroits extraordinaires ! » Sa carrière de directeur commercial à Paris étant déjà lancée, Ludovic souhaite s’accorder du temps pour prendre des vacances. Il choisit le trekking. Sa première destination sera le Maroc, en compagnie de sa sœur. « En dix ans, j’ai visité dix-huit pays hors Europe. J’affectionne particulièrement ceux d’Amérique du Sud : Argentine, Bolivie, Chili, Pérou et Équateur. »

« La photographie est devenue une vraie passion, née d’une autre passion : le trekking »

Suite à ces nombreux voyages, Ludovic s’intéresse aux communautés photos qui fleurissent sur l’Internet. Il apprend diverses techniques photographiques et devient très vite un passionné. « Mon objectif est également de partager mes images. Les Internautes laissent des commentaires, les notent… Ce sont les premiers regards sur mes clichés, en dehors de mon cercle d’amis. »
Ludovic participe aussi à de nombreux concours. En 2009, il fait partie des lauréats sélectionnés à l’occasion du concours SFR Jeunes Talents/Polka par le reporter Marc Riboud. Ce dernier dira de ces clichés : « C’est froid, il n’y a pas beaucoup de monde sur vos images. » À l’époque, Ludovic se concentrait exclusivement sur le paysage. « Aujourd’hui, je recherche avant tout les rencontres. »

« Le Dallol paraît si extraordinaire… C’est décidé : un jour, j’irai ! »

« Émerveillé par la force des couleurs de l’Amérique du Sud, je souhaitais retrouver cette sensation ailleurs. » Un soir, en regardant une émission consacrée à l’Éthiopie, Ludovic découvre la dépression du Danakil. Il décide de se rendre dans ce lieu hors du commun, situé en dessous du niveau de la mer.
Dès atterrissage à l’aéroport d’Addis-Abeba, la capitale du pays, direction le site d’exploitation de sel d’Afdera. La chaleur est écrasante. Le thermomètre dépasse les 35 °C.
Puis, en route pour la première étape d’un trekking à travers la dépression du Danakil : le volcan Erta Ale. La chaleur est de plus en plus difficile à surmonter, même pour le matériel : « Il fallait protéger l’appareil photo car la température pouvait faire fondre les joints. » Autre difficulté technique : la lumière. « Je suis parti à une période où elle était particulièrement compliquée à gérer. Cela rendait les visages d’autant plus difficiles à capter. D’autres photographes ont connu le même problème. Par contre, vers le mois de novembre, ça a l’air moins intensif. »
Ludovic rejoint ensuite Amedila pour découvrir le Dallol, un cratère où se mélangent acides, soufre, sel, geysers gazeux, chlorure de magnésium, etc. « Je ne m’attendais pas à ce lac vert qui était particulièrement important. »
De là, il suit la caravane de sel et les chameliers. Une marche de six heures, dans un décor désertique à couper le souffle. « Ce périple reste vraiment un souvenir fantastique, j’adore ce nomadisme. C’est certainement le sujet auquel je vais m’atteler maintenant. »

Vous pouvez consulter ses reportages photographiques sur sa galerie Internet.

Propos recueillis par Claire Lebertre

Les gardes protègent les touristes européens exposés au risque d'enlèvement. Le Dallol est connu pour ses curieux mélanges de sel, souffre, acides etc... L'impression d'être sur une autre planète.
Quand le jaune vif rencontre le vert fluo. Au loin, l'ancienne exploitation de potasse italienne. Dans l'ancienne exploitation de potasse italienne tout est éparpillé, rouillé... Les gardes semblent lassés par ce spectacle qui est leur quotidien.
Exploitation de sel à Afdera. Malgré des outils précaires et un environnement de travail très dur, ces hommes travaillent dans la bonne humeur. Ces formes sur le sol sont dues au craquement du sel. C'est des endroits les plus chauds de la Terre.

17 janvier 201216:03
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