Mordu des requins

Phobique de la mer pendant des années, il a fini par tomber fou amoureux de ses habitants les plus redoutés: les requins. Depuis, Jean-Marie Ghislain tente de redorer l’image de ces poissons très menacés.

Textes de Céline Lison

Photographies de Jean-Marie Ghislain

Retrouvez l’intégralité de cet article dans National Geographic France n°142, de juillet 2011

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© Jean-Marie Ghislain

Au large d’Umkomaas, en Afrique du Sud, le photographe Jean-Marie Ghislain observe un requin bordé (Carcharhinus limbatus). Ce spot est particulièrement riche en biodiversité, notamment en requins-tigres et requins-taureaux.

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À 54 ans, Jean-Marie Ghislain se consacre désormais aux requins.

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© Jean-Marie Ghislain

Ce grand blanc (Carcharodon carcharias) a été attiré par une fausse otarie en Néoprène. Il tente au passage de capter l’odeur d’éventuels phoques.

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© Jean-Marie Ghislain

À Rangiroa, en Polynésie française, Jean-Marie Ghislain plonge avec deux autres photographes, dont Yves Lefèvre (sur ce cliché), et des requins gris de récif (Carcharhinus amblyrhynchos). Dérangés par l’intensité électrique des flashs en recharge, ceux-ci, menaçants, viennent au contact des plongeurs. Jean-Marie Ghislain, lui, travaille en lumière naturelle, pour l’atmosphère mystérieuse qu’elle procure.

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Plus de quatre-vingts espèces de requins et raies sont pêchées par les flottilles européennes dans le monde. Prélevé en Méditerranée et acheté à Rungis (ci-dessus), ce “petit” requin peau-bleue (l’une des espèces en tête des captures) de 40 kg finira entier sur l’étal d’un poissonnier. Attraction garantie!

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© Jean-Marie Ghislain

À Pacific Harbour, au large des Fidji, ces plongeurs ont apporté un panier de têtes de thon pour attirer les requins-tigres (Galeocerdo cuvier). L’un de ceux-ci profite de la distraction d’un plongeur pour l’écarter et lui subtiliser les appâts. Juste une grosse frayeur!

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© Jean-Marie Ghislain

Ces requins offrent un échantillon de l’extraordinaire biodiversité de ces animaux. Un requin platnez (Notorynchus cepedianus) rappelle qu’ils n’ont presque pas évolué depuis leur apparition, voilà 150 à 200 millions d’années.

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© Jean-Marie Ghislain

Un requin-marteau (Sphyrna mokarran)

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© Jean-Marie Ghislain

Un requin-renard (Alopias vulpinus)

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© Jean-Marie Ghislain

La passe de Tumakohua (Polynésie française) est un paradis pour les amateurs. Près de 300 requins gris de récif y vivent, nageant à contre-courant pour s’oxygéner. Ce spectacle attire un nombre croissant de touristes et encourage à préserver ces poissons.

30 juin 201118:16
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