Actualités

Édito : l'histoire de National Geographic se raconte en photos

Jeudi, 9 novembre

De Romy Roynard - Rédactrice en Chef Web

Tout commence avec des magazines, juxtaposés au fil des mois, comme un rayon de soleil que l'on a construit dans la bibliothèque. Ils se détachent des bandes dessinées et des livres de poche. Leur couleur ne varie pas avec le temps : ils sont de ce jaune profond et puissant qui ne s’affadit pas, qui encadre les couvertures des magazines comme on encadre une fenêtre donnant sur le monde.

La première lecture est toujours une initiation. On ne brave aucun danger et pourtant les premières pages nous transportent. Les photos s'étirent sur deux pages et semblent immenses. Elles donnent à voir un monde lointain que l’on n'observe jamais d’aussi près. Les pages se tournent. On survole l’Égypte, le Groenland, le Népal, la Chine, les contrées étrangères paraissent déjà familières. On plonge dans les profondeurs des océans. On refait surface. Les ours blancs et les phoques badinent sur la banquise, leurs rituels amoureux résistent encore au changement climatique. Les récits de voyage donnent envie de faire le tour de la Terre et de la protéger. Des rêves d’exploration supplantent tous les autres. Astronome, archéologue ou explorateur ? La décision ne presse pas. On est encore ce géant désinvolte qui parcourt le monde à grandes enjambées. On préfère rester encore quelques minutes dans cette étrange apesanteur.

Chaque mois la suite des aventures est attendue avec une certaine frénésie. Certaines images trouvent leur place dans un musée intime et illimité qui s’étend des entrailles de la Terre aux confins du cosmos. Partout l’empreinte des explorateurs National Geographic montre la voie, guide le visiteur égaré.

Elle guidera aussi les petits et grands curieux qui, au détour d’une promenade parisienne, passeront par le Jardin des Plantes pour s’aventurer dans la Galerie de minéralogie du Museum d’Histoire Naturelle. Du 3 mai au 18 septembre, National Geographic s’y expose et se raconte. On s’engouffre dans le « monde du silence » du commandant Cousteau et déjà les images racontent la légende de la National Geographic Society. Le magazine, les chaînes de télévision, les livres de voyage et de photographie se répondent, dialoguent avec douceur.

La muséographie d’Hind Remblier est moderne, élégante, invite à l’aventure et l’on se laisse porter avec des yeux d’enfants. Les photographies nous semblaient faire monde, elles occupent à présent les murs de la Galerie. Les lendemains incertains n’ont pas leur place dans cette parenthèse à la poésie infinie et généreuse. On entre dans la galerie comme dans une bulle faite de l’étoffe des explorateurs, de ces lentilles concaves qui permettent d’observer l’ailleurs.

« La légende National Geographic – 125 ans d’exploration et de voyage » - Galerie de minéralogie et de géologie / Museum d’Histoire Naturelle de Paris.

Du 3 mai au 18 septembre 2017.

Infos et réservations : https://www.mnhn.fr/fr/visitez/agenda/exposition/legende-national-geographic  

Retrouvez Romy Roynard sur Twitter.