Environnement

Les Galápagos, un paradis à protéger

Une nouvelle réserve défend la vie exceptionnelle autour des îles Galápagos, dont les eaux abritent la plus grande concentration de requins du monde.

De Brian Clark Howard

L'an dernier, le Président équatorien Rafael Correa a annoncé la création d’un vaste sanctuaire marin et de vingt et une aires protégées plus petites dans l’archipel volcanique, pour un total de 47 000 km2 – soit un tiers des eaux des Galápagos.

97 % de la surface émergée de ces îles, classées au patrimoine mondial pour leur biodiversité unique et pour avoir inspiré la théorie de l’évolution à Charles Darwin, font déjà partie d’un parc national. Mais moins de 1 % du territoire maritime des Galápagos était pleinement protégé. Or, ces dernières années, la vie sauvage y a payé un tribut de plus en plus lourd à la pêche légale et illégale, selon Enric Sala, qui a dirigé une expédition dans la région pour le projet « Pristine Seas » de National Geographic, consacré à l’étude et à la protection des zones marines encore intactes.

« L’Équateur a montré fermement la voie en protégeant l’un des endroits les plus précieux de l’océan », souligne Enric Sala. Il affirme que cette zone fermée aux navires de pêche sera bénéfique aux pêcheurs, qui garderont le droit de travailler en périphérie du sanctuaire : « Nous savons que les poissons sont plus nombreux autour des zones de pêche interdite, ce qui augmente les revenus des pêcheurs. »

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