Animaux

Jane Goodall, la primatologue qui vivait avec les chimpanzés

Dans les années 1960, la primatologue a dû faire de sa vie un roman-photo pour financer ses premières recherches, qui ont révolutionné notre regard sur les singes.

De Rédaction National Geographic

Elle a vécu quarante ans en Tanzanie et a complétement bouleversé notre vision des singes. Depuis les travaux de Jane Goodall, on sait qu’ils sont capables d’utiliser et de fabriquer des outils, ainsi que de chasser pour se procurer de la viande. Grâce à de nouvelles images et à ses confidences, on découvre comment la scientifique anglaise a dû accepter de se mettre en scène pour financer ses premières recherches sur les chimpanzés.

Au début, Jane Goodall était profondément opposée à cette idée. Mais la National Geographic Society, qui a subventionné ses travaux dès les années 1960, souhaitait faire d’elle une figure de proue du magazine National Geographic. Par dévouement à la cause animale, Jane Goodall a décidé de se plier aux contraintes médiatiques et a exposé son intimité dans de nombreux films documentaires et photoreportages. Quitte à faire de sa vie un véritable roman-photo : sur les 65 heures de films, retrouvés en 2015 dans un site de stockage souterrain en Pennsylvanie, on la voit tantôt boire son café, tantôt se laver les cheveux et, surtout, rejouer les scènes de découvertes de certains comportements des chimpanzés.

 

Pour l’anecdote, elle a épousé le photographe envoyé par National Geographic, Hugo van Lawick. Une romance qu’ils ont également dû vivre sous l’œil des caméras, nécessitant la présence d’un photographe supplémentaire pour immortaliser leur collaboration… La stratégie a été payante : l’institut Jane Goodall existe toujours et forme de futurs experts de la conservation dans une centaine de pays.

 

Le numéro d’octobre 2017 du magazine National Geographic retrace la saga de la grande primatologue, 60 ans après ses débuts. 

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