plus
P
HOTO DU JOUR
Montagne magique
Photographie de Tomasz Przychodzień, National Geographic Your Shot

DERNIÈRES VIDÉOS

Les géoglyphes de la civilisation de Paracas
Histoire
2:09
Les géoglyphes de la civilisation de Paracas
Établie au Pérou avant le peuple Nazca, la civilisation précolombienne de Paracas a réalisé ses propres motifs à flanc de montagne, pour qu'ils puissent être vus des villages situés en contrebas. Après plus de 2 000 ans d'existence, ces dessins sont aujourd'hui toujours visibles.
En écoute
Les géoglyphes de la civilisation de Paracas
Animaux
Un crocodile se bat contre des hippopotames
Espace
New Horizons, l'objet le plus rapide conçu par l'Homme à quitter la Terre
Histoire
El Castillo, une pyramide excentrée au rôle sacré pour les Mayas
Animaux
La terrible quête des ours polaires filmée par des caméras

Prime Times

National Geographic Histoire et Civilisations
Octobre 2019
Socrate, l'éternel provocateur
De Rédaction National Geographic Histoire et Civilisations
Socrate savait remuer le couteau dans la plaie des préjugés. Une attitude qui lui valut d'être condamné dans sa propre cité, Athènes...
Photographie de serdar yorulmaz, istock via getty images

Socrate n’a jamais laissé d’écrits, mais Platon a immortalisé sa pensée vivante. On ne sait plus, d’ailleurs, ce qui appartient au maître illustre ou au génial disciple. Le philosophe à tête de faune, coqueluche de la jeunesse dorée athénienne, condamné à mort par sa propre cité, reste un mystère et un paradoxe. Enraciné dans son époque – le célèbre « siècle de Périclès » –, éloignée de 2 500 ans, il traverse pourtant les âges parce qu’il parle directement à la raison. L’homme de la rue, s’il écoute cette petite voix, peut le comprendre, comme si ce fils d’une sage-femme, devenu le père de la maïeutique, lui parlait encore à l’oreille. D’où la présence perpétuelle de Socrate, son éternelle jeunesse.

Ce provocateur-né se définissait lui-même comme « un taon sur le flanc d’un cheval un peu mou ». Ce citoyen modèle, marié et père de trois enfants, n’est pourtant pas un misanthrope. Il n’empêche : il irrita, il inquiéta. Son intransigeance tranquille indisposait. Et pour finir, par ses piqûres répétées, il réveilla le « gros animal » collectif. On le considéra comme un esprit subversif, corrupteur de la jeunesse, ennemi du peuple. Il devait boire la ciguë.

Si les premiers chrétiens voient en lui un précurseur du Christ et que le siècle des Lumières lui voua un véritable culte, c’est qu’il appartient à la race universelle des martyrs de la vérité. Par un retournement classique, les Athéniens, quelques décennies plus tard, érigeront une statue en son honneur.

S'abonner au magazine

National Geographic Histoire et Civilisations
Sur ce sarcophage romain, Socrate converse avec une muse.
Photographie de Histoire et Civilisations