Voyage

À Toau, chez les fermiers du lagon

Sur cet atoll de Polynésie française, des pêcheurs travaillent, depuis plusieurs générations, en harmonie avec la nature.Thursday, November 9, 2017

De Julie Lacaze
L’un des cinq habitants permanents de Toau, Jean, pêche à l’aide d’un harpon de 3 m dans un parc à poissons. Il vise les proies à la tête pour ne pas abîmer la précieuse chair destinée à la consommation locale ou à la vente.

Seule une poignée de personnes vivent à l’année sur le petit atoll de Toau, situé au cœur de la Polynésie française. Cet anneau de corail de 560 km 2 fait partie, avec six autres atolls, de la réserve de biosphère de Fakarava. Un lieu protégé où se conjuguent activité humaine et respect de l’environnement, comme l’illustre le travail des « fermiers du lagon ». Jean est l’un d’entre eux. Il travaille dans une « fausse passe » : une partie de l’atoll où le lagon se remplit et se vide au gré des marées, comme un chenal, ce qui facilite la capture des poissons. 

La technique de Jean ? Installer des sortes de cages dans l’eau, qui forment des parcs à poissons de 10 m de long sur 4 m de large. Le pêcheur se fie à ses observations et aux dires des anciens pour choisir le meilleur emplacement (dans le sens du courant) et installer ses cages sur le passage des poissons. Une fois entrés à l’intérieur par une petite ouverture, ils sont pris au piège car le courant les empêche de revenir en arrière. Jean n’a plus qu’à plonger dans le parc avec une épuisette géante, capable de saisir 50 kg de poisson d’un coup ! Une partie du fruit de la pêche de ces fermes aquatiques sert à l’alimentation quotidienne des cinq habitants permanents de Toau, l’autre est vendue sur un autre atoll, à 75 km de là…

Retrouvez l’intégralité de notre reportage À Toau, chez les fermiers du lagon dans le magazine National Geographic d’avril 2017.

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