Animaux

À la poursuite de l'orang-outan en rickshaw

Jeudi, 9 novembre

De Daniel Stone

Sumatra – Indonésie Souvent, les orangs-outans illégalement. de Sumatra font leur nid dans des forêts de palmiers. Mais celui qu’a vu Panut Hadisiswoyo un beau jour de 2014 filait dans les rues de Medan, la plus grande ville de l’île, à bord d’un rickshaw. Hadisiswoyo dirige l’Orangutan Information Centre, une ONG indonésienne.

Aussitôt, il a pris le rickshaw en chasse. « J’ai bondi à l’intérieur, et j’ai contraint le conducteur à s’arrêter », raconte-t-il. Ensuite, en vertu du droit coutumier, il a mis aux arrêts le chauffeur, un trafiquant d’animaux sauvages, et il a appelé son équipe en renfort. Trois heures plus tard, la police était sur place.

D’ordinaire, cet explorateur émergent de la National Geographic Society consacre son temps à lutter contre la destruction des forêts, (remplacées notamment par des plantations de palmiers à huile) dans l’écosystème du mont Leuser, qui abrite l’une des plus vastes forêts tropicales humides d’Asie. Des drones munis d’appareils photo l’aident à identifier les zones sensibles pour les orangs-outans, mais aussi pour les tigres et les rhinocéros.

Appréciés pour leur comportement docile, les orangs-outans sont des animaux de compagnie recherchés. Mais peu de trafiquants ont été poursuivis en Indonésie, et encore moins condamnés. Panut Hadisiswoyo et son équipe ont toutefois connu de réels succès. Ils ont rendu plus de 1 000 ha de forêts à l’habitat du primate depuis 2001.

Mais, au fait, qu’est-il advenu de l’orang-outan captif dans un rickshaw ? La police a interrogé le trafiquant et l’animal a retrouvé la vie sauvage.

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