Et la plus belle photo animalière de l'année est...

Découvrez les coulisses de la plus belle photo animalière National Geographic de l'année 2017.Tuesday, November 7, 2017

De Austa Somvichian-Clausen
Le macareux moine peut tenir en son bec une grande quantité de petits poissons.

« Je prends beaucoup d'oiseaux en photo » confie Sunil Gopalan, le photographe de la communauté National Geographic Your Shot.

« J'ai pris en photo deux autres espèces de puffins (les cornus et les huppés) auparavant à l'Alaska. Le seul qui restait sur ma liste était le macareux moine. » 

Gopalan explique que cette espèce particulière de macareux se trouve des deux cotés de l'océan, mais qu'il souhaite trouver un site suffisamment éloigné pour pouvoir les prendre en photo : moins il y a de gens, meilleure est la photo. Après avoir mené quelques recherches, il s'est installé dans une île de Fair Isle sur la côte de Shetland, au nord de l'Écosse. 

Le site de Shetland se est célèbre pour ses « oiseaux, tricots et ses épaves ». On arrive à Fair Isle après un trajet de 24 heures par la mer ou par le moyen d'un avion bimoteur. La difficulté d'accès en fait une île peu fréquentée, mais magnifique.

Le voyage de Gopalan l'a emmené du Midwest des Etats Unis à Glascow jusqu'à Sumburgh, où il a pris un avion, destination le paradis des macareux. Alors qu'il passait la plupart de son temps à chercher le moment parfait, une matinée pluvieuse lui a permis de capturer une scène un peu différente. Au moment où Gopalan pensait prendre son petit déjeuner, un macareux trempé par la pluie est apparu. Il prenait lui aussi son déjeuner.

C'était le moment idéal pour agir. Il a saisi son appareil et a pris de nombreuses photos. Le résultat : des portraits superbes de l'oiseau sauvage enfournant des dizaines de petits poissons dans son bec, apportant le butin à ses petits affamés. Le photographe a ensuite mis en ligne sa meilleure photo dans l'espoir d'être nommé photographe de l'année National Geographic.

Des poissons débordent du large bec du macareux moine qui s'apprête à nourrir ses petits.

Les puffins moines passent la majeure partie de leur vie dans la mer. Ils retournent sur la terre seulement pour former des colonies de reproduction pendant le printemps et l'été. Le bec du macareux moine paraît terne et gris en hiver. Ce changement a conduit les pécheurs à le surnommer le « perroquet de mer ».

Pendant la visite de Gopalan à Fair Isle en juillet, les mères des macareux avaient déjà pondu (on compte généralement un œuf par nid) dans les hauteurs des falaises de l'Atlantique nord. Les parents prenaient la relève et nourrissaient leur poussins avec des petits poissons qu'ils pêchaient et ramenaient dans leurs grands becs.

Extrêmement rapides, les macareux moines se dirigent vers l’eau d'un pas assuré et plongent jusqu’à 60 mètres de profondeur. Ils pêchent principalement des petits poissons tels que les harengs ou les lançons et ils volent pour retourner à leurs nids à une vitesse de 400 battements d'ailes par minutes, atteignant une vitesse de 88 kilomètres par heure.

Le macareux moine est observable sur les côtes de l'Océan Atlantique, comme ici au nord de l'Écosse.

Le défi de photographier des oiseaux si rapides comme les puffins est précisément ce qui a fait de ce sujet photographique une obsession pour Gopalan, qui n'a cessé de parcourir le monde à la recherche du cliché parfait.

Pour lui, la communauté photo National Geographic Your Shot est un moyen extraordinaire de prendre part à une grande communauté de photographe. « C'est le genre d'inspiration que tout le monde recherche pour améliorer son travail. »

Découvrez le travail de Sunil Gopalan http://www.sunilsphotos.com/

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