Le jaguar, un prédateur redoutable

Le félin d’Amérique peut mettre les plus grands animaux à son menu. Cervidés, caïmans ou singes sont tués en un coup de crocs.

De Rédaction National Geographic
Mordu au crâne, le caïman est mort sur le coup. Capable de chasser sur la terre ferme, en milieu aquatique ou dans les arbres, le jaguar peut mettre plus de quatre-vingt-cinq espèces à son menu : cervidés, tortues, rongeurs, oiseaux...

Regagner la berge avec un caïman de 70 kg entre les dents : un jeu d'enfants pour le jaguar ! Avec sa mâchoire hors norme, le félin peut se sustenter de 85 espèces parmi les plus coriaces. Tapirs, tortues, tatous… Par rapport à sa taille, la morsure du jaguar est la plus puissante des grands félins. Chasseur agile, tant sur terre que dans l’eau, l’animal est capable de transpercer les os de sa victime en un seul coup de croc.

Pour comprendre cette incroyable aptitude, il faut s’intéresser à son anatomie et s’attacher plus particulièrement aux dimensions impressionnantes de son crâne, bien plus larges que celles du léopard.

Le jaguar peut abriter de gros muscles au sommet de sa tête et le long de ses mâchoires, ce qui assure une grande efficacité à sa morsure. À l’inverse, ses mâchoires sont courtes. Elles agissent comme des cisailles, plutôt que comme des ciseaux, concentrant la force sur le point de jointure des maxillaires, à l’endroit où se rencontrent les deux arcs dentaires.

Résultat : la force de morsure du jaguar correspond à sept fois son poids. Et pour ne laisser aucune chance à sa victime, le jaguar cible son attaque au niveau du cerveau ou de la colonne vertébrale de sa prise, dans le but de la paralyser.

Sa morsure foudroyante n’est pas le seul atout du jaguar pour se nourrir efficacement. Le fauve pratique l'affût : la victime repérée, il s’approche tout doucement pour mieux la surprendre, avant de lui fondre dessus.

Malin, il connaît bien les habitudes de ses proies et guettent leur passage. Puis, il dévore l’animal dans un endroit tranquille. Quand il ne consomme pas sa dépouille en entier, il la recouvre de terre pour la finir le lendemain. Économe, le félin !

 

Dans le numéro de décembre 2017 du magazine National Geographic, un voyage sur les terres du jaguar en Amérique du Sud.

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