Que sont devenus les gorilles de Dian Fossey ?

Grâce à la lutte acharnée de la chercheuse américaine et après 30 ans de protection, la population de gorilles de montagne, autrefois menacée d’extinction, s’est relevée. À tel point que la réserve rwandaise qui abrite l’espèce n’est plus assez vaste.

De Rédaction National Geographic
En 1967, Dian Fossey s'installe en République démocratique du Congo afin de débuter ses recherches sur les gorilles de montagne.

À cause des activités humaines, 60 % des primates sauvages de la planète sont au bord de l’extinction. Ce n’est pas le cas du gorille de montagne (Gorilla beringei), une espèce vivant dans les forêts du parc national des Volcans, situé dans le nord-est du Rwanda. Grâce au combat d’une primatologue américaine, Dian Fossey, l’animal est protégé depuis les années 1970.

À cette époque, ces grands singes étaient moins de 275, un seuil critique pour le renouvellement de l’espèce. Aujourd’hui, l’acharnement de Dian Fossey à les défendre, a payé. Le parc national des Volcans compte près de 480 gorilles organisés en huit groupes. Problème : l’espace est beaucoup trop restreint pour tous les accueillir et la population continue d’augmenter. La réserve s’étend seulement sur 160 km2 , soit environ 1,5 fois la superficie de Paris intra-muros. Les affrontements entre groupes sont six fois plus fréquents qu’il y a dix ans, ce qui accroît les risques de blessure, d’infanticide et le niveau de stress. Ce dernier provoque une plus grande exposition aux pathologies. Un groupe de gorilles a récemment quitté sa forêt natale, dans la montagne, pour descendre vivre dans des zones d’eucalyptus et de bambous. Et il s’approche dangereusement des villes. Or les animaux ne sont pas immunisés contre les maladies humaines et leur placidité à l’égard de l’homme les rend vulnérables.

Dian Fossey a payé de sa vie son engagement pour défendre l’espèce contre les braconniers et les paysans qui pillent son habitat. En 1985, elle a été assassinée de plusieurs coups de machette dans le centre qu’elle avait créé pour observer ses protégés. L’auteur de ce geste n’a jamais été démasqué. National Geographic, qui a financé les premières recherches de Dian Fossey au Rwanda, a rendu hommage à la primatologue avec une série documentaire.

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