Sur les traces des premiers pionniers du Nouveau Monde

Que sont devenus les membres de la première colonie anglaise installée en Amérique ?vendredi 1 juin 2018

De Rédaction National Geographic
Selon la légende, Eleanor Dare, la fille du gouverneur John White, grava dans la pierre l’histoire de la colonie perdue. De nombreuses « pierres de Dare » sont apparues, toutes se sont révélées fausses. Celle-ci pourrait toutefois dater de l’époque élisabéthaine.
Selon la légende, Eleanor Dare, la fille du gouverneur John White, grava dans la pierre l’histoire de la colonie perdue. De nombreuses « pierres de Dare » sont apparues, toutes se sont révélées fausses. Celle-ci pourrait toutefois dater de l’époque élisabéthaine.
photographie de Avec l'aimable autorisation de l'université Brenau

1587. Le gouverneur John White vient tout juste d’installer la première colonie anglaise du Nouveau Monde sur l’île de Roanoke, située dans l’actuelle Caroline du Nord.

Très vite, il part en mission de ravitaillement. Malheureusement, il sera retenu trois ans par la guerre anglo-espagnole. Durant ce temps, la centaine d’hommes, de femmes et d’enfants issus de la classe moyenne londonienne doivent se débrouiller seuls sur ce territoire sauvage inconnu.

Quand le gouverneur revient, la colonie est abandonnée. Avant de partir, le groupe a pris soin d’indiquer sa destination en gravant sur un poteau et sur un arbre les mots « CRO » et « CROATOAN ». C’est un code laissé au gouverneur pour qu’il les rejoigne à Croatoan, une île située plus au sud, peuplée d’autochtones en bons termes avec les nouveaux venus d’Europe.

Mais le gouverneur ne parvient pas à réunir les fonds nécessaires à une mission de recherche. De retour en Angleterre, il ne reverra jamais plus le Nouveau Monde.

De nos jours, les archéologues tentent de comprendre ce qu’il a pu advenir de la colonie perdue. En 1993, un ouragan fait sortir de terre de nouveaux indices, entre autres des poteries et les vestiges d’un village amérindien à Croatoan. Parmi eux, des objets européens datant de l’époque élisabéthaine (épée, bouts de cuivre, canon de pistolet, chevrotine et morceau d’ardoise avec un crayon à mine de plomb).

D’où une nouvelle hypothèse : les premiers colons se seraient assimilés aux autochtones de l’île.

Dans le numéro de juin 2018 du magazine National Geographic, le récit complet de la quête archéologique de la colonie perdue.

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