À Hawaï, la préservation du taro s'organise

Le taro occupe depuis des siècles une place centrale dans le régime alimentaire et la culture des Hawaïens.

Publication 20 févr. 2018, 12:52 CET
Des nuages surplombent les champs de taro situés dans le Hanalei National Wildlife Refuge, sur l'île ...
Des nuages surplombent les champs de taro situés dans le Hanalei National Wildlife Refuge, sur l'île hawaïenne de Kauai.
Photographie de PETER ADAMS

Selon une légende locale, le taro est l'ancêtre sacré des Hawaïens. Ce légume-racine est si précieux qu'il « est surnommé avec affection "le sceptre de vie" », indique l'agro-écologue Noa Kekuewa Lincoln. Appelé kalo dans l'archipel, la plante occupe depuis des siècles une place centrale dans le régime alimentaire et la culture des habitants.

Son avenir est pourtant compromis. Ce légume-racine, autrefois l'un des plus cultivés au monde, est victime du mildiou du taro, une maladie causée par un champignon aquatique. De nombreuses variétés traditionnelles hawaïennes y sont sensibles, explique l'agronome Susan Miyasaka.

Ces 50 dernières années, les rendements ont chuté de plus de moitié. En espérant changer la donne, la scientifique et son équipe sont en train de tester un taro résistant au mildiou.

L'irrigation constitue un autre problème. La culture du taro exige de l'eau en abondance, mais les grandes exploitations agricoles, les terrains de golf et les projets d'urbanisme ont détourné cette précieuse ressource.

Aujourd'hui, des défenseurs du droit à l'eau tentent d'inverser le courant, en redonnant la priorité aux petits cultivateurs.

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