Comment nourrir 9 milliards d'individus ?
En 2050, la Terre devra nourrir 9 milliards de bouches humaines. Comment ? Il ne s’agit pas de choisir entre les grandes exploitations industrielles et les petites fermes biologiques. Une autre voie est possible.
De Georges Steinmetz, Jim Richardson

Sur l’exploitation agricole de Vulgamore, dans le Kansas (États-Unis), chaque machine moissonne jusqu’à 10 ha de blé à l’heure... ainsi que des données en temps réel sur les rendements. La majeure partie de la nourriture que les Américains consomment provient de grandes exploitations mécanisées et dédiées à la monoculture.
PHOTOGRAPHIE DE © George Steinmetz
Sur l’exploitation agricole de Vulgamore, dans le Kansas (États-Unis), chaque machine moissonne jusqu’à 10 ha de blé à l’heure... ainsi que des données en temps réel sur les rendements. La majeure partie de la nourriture que les Américains consomment provient de grandes exploitations mécanisées et dédiées à la monoculture.
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À la ferme de Mantiqueira, au Brésil, 8 millions de poules pondent 5,4 millions d’œufs par jour. Des tapis roulants emportent les œufs vers un atelier de conditionnement. En quarante ans, la consommation d’œufs a été multipliée par sept dans les pays en développement, tandis que la demande de viande a triplé.
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À la ferme de Mantiqueira, au Brésil, 8 millions de poules pondent 5,4 millions d’œufs par jour. Des tapis roulants emportent les œufs vers un atelier de conditionnement. En quarante ans, la consommation d’œufs a été multipliée par sept dans les pays en développement, tandis que la demande de viande a triplé.
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Un excédent de maïs s’entasse à côté de silos pleins, dans le Mato Grosso. Cet État brésilien exporte une part conséquente de ses céréales en Corée du Sud et en Chine pour l’alimentation des porcs et des poulets. Les experts estiment que la production agricole devra doubler d’ici à 2050 en partie pour répondre à la demande de nourriture pour le bétail.
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Un excédent de maïs s’entasse à côté de silos pleins, dans le Mato Grosso. Cet État brésilien exporte une part conséquente de ses céréales en Corée du Sud et en Chine pour l’alimentation des porcs et des poulets. Les experts estiment que la production agricole devra doubler d’ici à 2050 en partie pour répondre à la demande de nourriture pour le bétail.
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Les petites fermes, telle celle de ces villageois de Jaghati, au Bangladesh, ont un rendement moindre que celui des grandes exploitations. Mais les denrées qu’elles produisent finissent plus souvent dans l’assiette des gens.
PHOTOGRAPHIE DE © Jim Richardson
Les petites fermes, telle celle de ces villageois de Jaghati, au Bangladesh, ont un rendement moindre que celui des grandes exploitations. Mais les denrées qu’elles produisent finissent plus souvent dans l’assiette des gens.
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Mariam Keita récolte des arachides dans une ferme de Siby, au Mali. La Révolution verte – fondée sur l’utilisation de semences hybrides, d’engrais et de l’irrigation – n’a jamais pris en Afrique. Aujourd’hui, en augmentant leurs rendements, les pays subsahariens offrent une formidable occasion d’accroître la production alimentaire mondiale.
PHOTOGRAPHIE DE © Jim Richardson
Mariam Keita récolte des arachides dans une ferme de Siby, au Mali. La Révolution verte – fondée sur l’utilisation de semences hybrides, d’engrais et de l’irrigation – n’a jamais pris en Afrique. Aujourd’hui, en augmentant leurs rendements, les pays subsahariens offrent une formidable occasion d’accroître la production alimentaire mondiale.
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Des agriculteurs brésiliens ont déboisé cette parcelle de la forêt tropicale amazonienne pour cultiver du maïs. Seuls subsistent les noyers du Brésil, qui sont protégés par la loi. La déforestation a augmenté de 37 % en un an dans l’État septentrional du Pará.
PHOTOGRAPHIE DE © George Steinmetz
Des agriculteurs brésiliens ont déboisé cette parcelle de la forêt tropicale amazonienne pour cultiver du maïs. Seuls subsistent les noyers du Brésil, qui sont protégés par la loi. La déforestation a augmenté de 37 % en un an dans l’État septentrional du Pará.
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Dans la porcherie de l’entreprise Nutribras, au Brésil, les truies sont isolées dans des cages afin d’allaiter leurs petits sans les écraser. Les exploitations porcines peuvent être très polluantes, mais Nutribras recycle les déjections des animaux pour produire des engrais et de l’électricité à base de méthane.
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Dans la porcherie de l’entreprise Nutribras, au Brésil, les truies sont isolées dans des cages afin d’allaiter leurs petits sans les écraser. Les exploitations porcines peuvent être très polluantes, mais Nutribras recycle les déjections des animaux pour produire des engrais et de l’électricité à base de méthane.
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Sur l’exploitation Bassetti, en Californie, les ouvriers récoltent du céleri qui sera expédié vers des points de vente aux États-Unis et en Asie. La vallée de Salinas dépend des nappes phréatiques pour l’irrigation, ce qui pourrait devenir problématique si la sécheresse actuelle persiste.
PHOTOGRAPHIE DE © George Steinmetz
Sur l’exploitation Bassetti, en Californie, les ouvriers récoltent du céleri qui sera expédié vers des points de vente aux États-Unis et en Asie. La vallée de Salinas dépend des nappes phréatiques pour l’irrigation, ce qui pourrait devenir problématique si la sécheresse actuelle persiste.
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Chaque mois, quelque 4,5 millions de poulets sont tués et emballés dans cette usine proche de Sidrolândia, au Brésil. Les morceaux parcourront la planète : les ailes et les pattes iront surtout en Chine ; les cuisses, au Japon ; et le blanc, en Europe. La production de poulet augmente beaucoup plus rapidement que celles de porc et de bœuf.
PHOTOGRAPHIE DE © George Steinmetz
Chaque mois, quelque 4,5 millions de poulets sont tués et emballés dans cette usine proche de Sidrolândia, au Brésil. Les morceaux parcourront la planète : les ailes et les pattes iront surtout en Chine ; les cuisses, au Japon ; et le blanc, en Europe. La production de poulet augmente beaucoup plus rapidement que celles de porc et de bœuf.
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Au laboratoire Monsanto, en Caroline du Nord, une cabine photo enregistre automatiquement la croissance de plants de maïs. L’entreprise tente de mettre au point des souches de maïs et de soja nécessitant moins d’eau et d’engrais, deux ressources essentielles à économiser. Mais l’utilisation d’OGM reste controversée dans de nombreux pays.
PHOTOGRAPHIE DE © George Steinmetz
Au laboratoire Monsanto, en Caroline du Nord, une cabine photo enregistre automatiquement la croissance de plants de maïs. L’entreprise tente de mettre au point des souches de maïs et de soja nécessitant moins d’eau et d’engrais, deux ressources essentielles à économiser. Mais l’utilisation d’OGM reste controversée dans de nombreux pays.
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