La nature fait son grand retour au Mozambique

Après des décennies de troubles civils, ce pays d'Afrique de l'Est augmente le nombre de ses terres protégées.

Publication 25 oct. 2021, 10:03 CEST
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Protea caffra (Protea caffra gazensis) est une plante endémique qui s'épanouit dans les montagnes du Mozambique, dans la région Chimanimani.

Photographie de JEN GUYTON

Les combattants de la guérilla parcouraient autrefois les montagnes escarpées et les forêts brumeuses le long de la frontière séparant le Mozambique et le Zimbabwe. Désormais, le chant des oiseaux remplit l'air, les aventuriers cherchent à croiser des éléphants, marchent jusqu'aux cascades et s'émerveillent devant l'art rupestre ancien dans l'un des plus récents parcs nationaux du pays.

Inauguré en juin 2020, le parc national de Chimanimani est un exemple de la façon dont les projets de conservation permettent de renforcer les terres sauvages protégées dans ce pays d'Afrique de l'Est.

Pendant les troubles civils qui ont marqué le pays de 1964 à 1992, la région de Chimanimani a été ravagée par le braconnage et les terres ponctuées de mines antipersonnelles. Ces dernières années, l'extraction illégale d'or et l'agriculture sur brûlis ont détruit l'habitat de la faune sauvage du Mozambique et dégradé les sols et l'eau.

Aujourd'hui, le parc attire des scientifiques et des partenariats public-privé dont le but affiché est de protéger sa biodiversité, qui comprend 76 espèces végétales et animales endémiques, c'est-à-dire 76 espèces que l'on ne trouve nulle part ailleurs sur Terre.

Des initiatives comme MozBio (Mozambique Conservation Areas for Biodiversity and Development) équilibrent les besoins de la faune et des humains en promouvant à la fois la sensibilisation à l'environnement et les activités économiques durables - apiculture, tourisme durable, caféiculture sous couvert forestier - qui contribuent à réduire la pauvreté rurale dans la région de Chimanimani et au sein des communautés frontalières.

L'exploratrice National Geographic Jen Guyton, écologiste et photojournaliste qui a pris part à deux enquêtes sur la biodiversité de Chimanimani, insiste sur le fait que l'un des objectifs des expéditions était de former de jeunes scientifiques mozambicains pour qu'ils deviennent à leur tour des pionniers de la conservation : « leur passion et leur optimisme me donnent beaucoup d'espoir » sourit-elle.

Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise.

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