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Les rendez-vous célestes à ne pas manquer en juillet

Au programme des plus beaux spectacles cosmiques de ce mois de juillet : les géantes gazeuses occupent le devant de la scène. Jeudi, 9 novembre

De Andrew Fazekas

La pluie de météores des Delta aquarides promet de faire scintiller le ciel nocturne du mois de juillet, avec pas moins de 25 météores par heure lors de son pic d'activité.

Ce mois-ci, les cieux nocturnes feront la part belle à deux des plus grandes planètes du système solaire et offriront une superbe vue sur notre planète voisine, Vénus, lors de son union avec la Lune et avec une étoile représentant une cible cosmique.

Dépoussiérez donc vos jumelles et à vos calendriers !

 

JUPITER ET LA LUNE — 1 JUILLET

Partez à la recherche de la lune gibbeuse ascendante lors de son passage à proximité de Jupiter, plus grande planète du système solaire, et de l'étoile Spica. Le trio cosmique prendra la forme d'un triangle qui attirera tous les regards, offrant un panorama spectaculaire lorsqu'il s'élèvera au sud-est, aux alentours des douze coups de minuit.

 

PASSAGE DE VÉNUS DEVANT LES PLÉIADES — 5 JUILLET

Dans la matinée, partez à la recherche de la scintillante « étoile du matin », Vénus, à l'est, qui vous guidera vers l'amas d'étoiles des Pléiades situé à proximité. Pas plus de sept degrés séparent ce couple cosmique, composé de la planète et des étoiles (soit moins de la largeur de votre poing à bout de bras). Le groupe d'étoiles situé à 300 années-lumière est un incontournable des séances d'observation nocturnes hivernales ; avec l'aide de Vénus, déesse de l'amour, qui montre la voie, il est à cette période une cible facile pour les lève-tôt équipés de jumelles.

 

SATURNE ET LA LUNE — 6 JUILLET

Dans la nuit du 6 au 7 juillet, sondez le ciel au sud-est à la recherche de la lune gibbeuse ascendante s'unissant à Saturne, la planète aux nombreux anneaux. Si, à l'œil nu, la géante gazeuse ressemble à une étoile scintillante teintée de jaune, elle déploie ses illustres anneaux dès qu'elle est observée à travers le plus petit des télescopes.

Suite à son passage le plus proche de la Terre il y a moins d'un mois, Saturne apparaîtra encore incroyablement grande et brillante dans l'oculaire. La division de Cassini, un énorme écart noir d'environ 4 830 kilomètres de large entre les anneaux, ainsi que quelques-unes des plus grandes lunes de Saturne flottant dans les environs, apparaîtront aussi facilement dans l'œil du télescope.

 

VÉNUS ET ALDÉBARAN — 14 JUILLET

Dans la matinée du 14 juillet, la planète Vénus est l'objet céleste le plus brillant visible à l'est. Communément appelée l'« étoile du matin », la deuxième planète la plus proche du soleil sera l'objet céleste le plus brillant dans les cieux matinaux (après la Lune et le Soleil).

Cette semaine, Vénus attirera encore plus les regards que d'habitude lors de son passage à proximité de l'étoile aux teintes orangées Aldébaran. Cette étoile géante, qui forme l'œil de la légendaire constellation du Taureau, apparaît à moins de trois degrés de Vénus. Cette apparente proximité n'est cependant qu'une illusion d'optique ; alors que notre planète jumelle ne se trouve qu'à 152 millions de kilomètres de la Terre, l'étoile Aldébaran se situe à 65 années-lumières.

Fait intéressant, la sonde spatiale Pioneer 10, lancée en 1972, se situe à l'heure actuelle à 17,9 milliards de kilomètres et se dirige vers Aldébaran. Elle devrait atteindre les alentours de l'étoile dans environ deux millions d'années.

 

VÉNUS ET LA LUNE — 20 JUILLET

Vénus, brillante deuxième planète la plus proche du soleil, aura pour compagnon un croissant de lune descendant dans les cieux matinaux. Près de l'horizon, le couple cosmique devrait former une image étonnante.

 

VÉNUS ET LA NÉBULEUSE DU CRABE — 26 JUILLET

Vénus passera au sud du rémanent de supernova le plus étincelant de nos cieux, la nébuleuse du Crabe (également appelée Messier 1), situé à 6 300 années-lumière. L'étrange couple céleste ne sera séparé que d'un degré, soit l'équivalent de la largeur de deux disques lunaires côte à côte. Si vous êtes à la campagne, vous pourrez observer ce nuage de débris laissés par l'explosion d'une étoile à l'aide de jumelles (même si cela peut s'avérer compliqué). En zones suburbaines, un télescope vous sera nécessaire.

 

JUPITER ET LA LUNE (ACTE II), L'ISS ET LES ÉTOILES FILANTES — 28 JUILLET

Pour la deuxième fois ce mois-ci, notre Lune descend sur Jupiter au cours de la nuit. Si vous l'avez manquée le 1er juillet, c'est le moment ! La plus grosse planète du système solaire sera visible à l'œil nu dès 22h. 

Une autre planète de notre système solaire sera également visible en milieu de soirée : Saturne. Très orangée et basse sur l'horizon, on peut la repérer à côté d'une étoile rouge très brillante : Antarès. 

Ne ratez pas non-plus la Station Spatiale Internationale qui passera au-dessus de nos têtes ce weekend. Si vous êtes côté Bretagne, il faudra être attentif à 22h quand, côté Alsace, elle devrait apparaître à 22h20. Comment être sûr qu'il s'agit bien de l'ISS ? « C'est ce qu'il y a de plus brillant dans le ciel », a répondu Olivier Las Vergnas, président de l'association française d'astronomie, au micro d'Europe 1. « C'est brillant comme un avion, ça traverse le ciel en cinq minutes à peu près. Elle sort de l'atmosphère terrestre donc brille de plus en plus en montant dans le ciel, elle avance à vitesse à peu près constante et ne clignote pas du tout. C'est majestueux ».

Sans oublier bien évidemment les étoiles filantes, stars de cette nuit des étoiles, qui déchireront le ciel tout le weekend.

 

PETITE PLUIE DE MÉTÉORES — 30 JUILLET

Gardez un œil sur les étoiles filantes issues de la pluie de météores des Delta aquarides, dont le pic d'activité aura lieu au cours de la matinée. Avec sa célèbre cousine, la pluie de météores des Perséides, potentiellement « lavée » par la Lune mi-août, cette pluie pourrait être une meilleure opportunité pour les spectateurs.

Avec le premier quartier de lune qui se dessine au petit matin, ce spectacle céleste devrait atteindre son apogée aux alentours de six heures du matin. Les premières météores des aquarides commenceront leur envol à partir du 20 juillet et se feront de plus en plus nombreuses, jusqu'à atteindre environ 25 météores par heure le 30 juillet. Des météores irrégulières de la pluie des aquarides continueront à tomber jusqu'à ce que la pluie s'essouffle vers la moitié du mois d'août.

Des météores solitaires, issues de cette pluie, pourront être connectées à leur point radiant, la constellation éponyme du Verseau ou porteur d'eau, qui apparaîtra très bas dans le ciel de l'hémisphère sud, sous des latitudes moyennes septentrionales. Les plus beaux spectacles célestes seront réservés aux spectateurs de météores situés à proximité de l'équateur et de l'hémisphère sud.

À vos télescopes !

 

Andrew Fazekas, le spécialiste des cieux nocturnes, est l'auteur de Star Trek: The Official Guide to Our Universe et le présentateur des projections Mankind to Mars proposées par NG Live!. Retrouvez-le sur Twitter, Facebook et sur son site.

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