Tiangong-1 : la station spatiale chinoise est retombée sur Terre

Pour le moment, aucun rapport ne fait état de débris ou ne décrit la descente du satellite vers la Terre.

Publication 3 avr. 2018 à 10:16 CEST, Mise à jour 5 nov. 2020 à 06:29 CET
Une fusée transportant le Tiangong-1 a décollé du Centre de lancement de satellites de Jiuquan le ...
Une fusée transportant le Tiangong-1 a décollé du Centre de lancement de satellites de Jiuquan le 29 septembre 2011. La Chine a perdu le contrôle de la station spatiale de 8,5 tonnes en 2016.
Photographie de Lintao Zhang, Getty Images

Après une semaine de spéculations frénétiques sur l'endroit auquel pourrait s'écraser Tiangong-1, la première station spatiale chinoise s'est désintégrée dans les cieux au-dessus de l'océan Pacifique. L'acte final de la station spatiale a commencé vers 02h16 (heure de Paris) quand celle-ci est entrée dans l'atmosphère de la Terre, se décomposant en de multiples morceaux qui n'ont probablement pas subsisté.

L'heure de l'entrée dans l'atmosphère terrestre de la station spatiale a été confirmée par les différentes entités aérospatiales. 

La Chine a perdu le contrôle de la station spatiale de 8,5 tonnes en 2016, et depuis sa chute vers la Terre était inévitable. Depuis lors, les analystes ont suivi la station et tenté de prédire quand elle tomberait. De bien complexes calculs devant tenir compte de facteurs tels que l'activité solaire, la densité atmosphérique et le mouvement aléatoire de la station privée de carburant.

Baptisé Tiangong-1, qui renvoie à l'idée de « palais céleste », l'engin a été lancé en orbite autour de la Terre en septembre 2011. La station a été conçue pour servir de banc d'essai aux technologies robotiques et a régulièrement été visitée depuis son lancement pour des amarrages et des contrôles techniques. La station devait marquer les prémices d'une station spatiale chinoise permanente dans un avenir proche.

Dans les jours qui ont précédé le retour de la station spatiale abandonnée, diverses organisations ont tenté de prédire l'heure et l'endroit précis de l'impact, la plupart des estimations prédisant un retour sur Terre vers minuit le 1er avril.

En milieu d'après-midi dimanche, la fenêtre de rentrée avait été rétrécie et repoussée d'environ 24 heures. L'Agence spatiale européenne avait ainsi prédit que la disparition de la station spatiale interviendrait dans les premières heures du 2 avril.

Des visiteurs admirent une modélisation de la station spatiale Tiangong-1 au 8e Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace organisé en Chine, à Zhuhai.
Photographie de Kin Cheung, AP

Un événement similaire s'était produit en 1979, lorsque la station Skylab de la NASA est sortie de son orbite et n'a pas été désintégrée dans l'atmosphère. Des éléments lourds qui composaient la station se sont écrasés en Australie. Personne alors n'avait été blessé.

Mais où exactement Tiangong-1 allait-elle retomber ? C'était là le plus grand mystère. La station spatiale faisait le tour de la Terre deux fois toutes les trois heures, son orbite variant entre 43 degrés de latitude nord et 43 degrés de latitude sud, ce qui signifie que tous les continents sauf l'Antarctique se trouvaient dans la zone de chute potentielle.

Mais là encore, l'hypothèse la plus probable était que Tiangong-1 entrerait en collision avec l'atmosphère terrestre au-dessus d'un océan.

Ce qu'il a fait, avec panache, au nord-ouest de Tahiti - ironiquement dans le voisinage d'un morceau d'océan appelé le « cimetière de vaisseau spatial », où les restes de plus de 100 vaisseaux spatiaux se trouvent.

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