De l'eau sur la Lune : la NASA pense avoir résolu cette énigme spatiale
Une récente découverte de la NASA vient affirmer qu’il y aurait beaucoup plus d’eau sur la Lune que ce que l’on pensait. Elle serait piégée dans une multitude de micro-cratères sous forme de glace mais aussi dans le sol lunaire, appelé régolithe.

L'astronaute Buzz Aldrin passe en revue les équipements de la base de la Tranquillité pendant la mission Apollo 11 du 20 juillet 1969. Au premier plan se trouve le sismomètre passif de l'Apollo Lunar Surface Experiments Package (ALSEP), un ensemble d'instruments scientifiques installés sur la Lune par les astronautes, et juste derrière le réflecteur lunaire LR-3. Ces instruments ont été conçus pour une étude de la surface lunaire autonome et au long terme, bien après le départ des astronautes. Aujourd'hui encore, le LR-3 continue d'envoyer des données à la Terre.
L'astronaute Buzz Aldrin passe en revue les équipements de la base de la Tranquillité pendant la mission Apollo 11 du 20 juillet 1969. Au premier plan se trouve le sismomètre passif de l'Apollo Lunar Surface Experiments Package (ALSEP), un ensemble d'instruments scientifiques installés sur la Lune par les astronautes, et juste derrière le réflecteur lunaire LR-3. Ces instruments ont été conçus pour une étude de la surface lunaire autonome et au long terme, bien après le départ des astronautes. Aujourd'hui encore, le LR-3 continue d'envoyer des données à la Terre.
« La grande concentration de glace d'eau se situe aux pôles mais surtout dans des cratères en permanence à l’ombre » indique Bernard Foing, docteur en astrophysique et techniques spatiales à l’Agence spatiale européenne. Ce chercheur est connu pour sa gestion, de la production jusqu’au lancement, du projet SMART-1, la première mission lunaire européenne vers notre satellite naturel.
Le 27 septembre 2003, l’ESA lance SMART-1 depuis le Centre Spatial Guyanais de Kourou en Guyane française. L’engin sera le premier objet spatial à tester les nouvelles techniques de propulsions solaires électrique, des techniques de communication et des instruments scientifiques miniaturisés. Ce vaisseau a été volontairement écrasé sur la surface sélène en septembre 2006.
« Les missions orbitales ont confirmé sa présence, maintenant les missions de surface auront pour but de mesurer sa distribution et étudieront sa présence en profondeur » précise l’astrophysicien. En octobre dernier, la NASA réaffirmait la présence d’eau sur la Lune, à l’aide de l’Observatoire stratosphérique pour l'astronomie infrarouge (SOFIA).
Les molécules se relèvent alors non plus localisées uniquement à quelques endroits bien définis mais sur l’entièreté de la surface lunaire. « J’ai estimé que le sol lunaire serait composé d’eau à hauteur de 5 % dans jusqu'à 2 mètres de profondeur dans des zones en ombre permanente 15 000 km². Il pourrait donc y avoir un milliard de tonnes de glace d'eau accessible à l’Homme » affirme Bernard Foing.
Nous pouvons alors nous demander d’où proviennent ces molécules d’eau présente sur la Lune sachant que l’atmosphère lunaire est très ténue. Plusieurs hypothèses sont formulées pour l’expliquer.

Premièrement, elle pourrait provenir d’un corps étranger, comète, astéroïde ou météorite venu.e frapper la surface lunaire et enrichir son sol en eau. Les vents solaires apporteraient des atomes d'hydrogène bombardant les silicates présents sur la Lune contenant de l'oxygène.
Une large partie de cette eau s’échappe rapidement au vu de la faible attraction lunaire mais les molécules se trouvant dans les cratères polaires vont s’y déposer couche après couche pendant des milliards d’années.
« Nous souhaitons utiliser l’eau pour accélérer le développement d'un village lunaire pour le bénéfice des terriens » précise Bernard Foing. L'extraction Les chercheurs de nombreuses compagnies spatiales qu’elles soient privées ou publiques réfléchissent déjà à l’installation à grande échelle de l’Homme sur une base lunaire. L’extraction de cette eau pourrait en partie être utilisée pour ses opérations. « L’eau serait en plus une très bonne source d’oxygène » ajoute M. Foing.
L'utilisation durable de l'eau lunaire fait partie des grandes ambitions des astrophysiciens pour les décennies à venir mais ce projet reste lointain, et ne pourrait commencer que dans la seconde moitié du 21e siècle, si ce n'est à la fin du siècle.

Pleine lune au-dessus de la stratosphère de la Terre. Cette photo a été prise par un membre de l’équipage de la Station spatiale internationale.
Pleine lune au-dessus de la stratosphère de la Terre. Cette photo a été prise par un membre de l’équipage de la Station spatiale internationale.

Un fragment de lune au-dessus d’une coupe transversale de l’atmosphère. La photo offre également une vision rare de nuages polaires mésosphériques (en haut) et de structures filamenteuses qui se situent à une distance comprise entre 75 et 90 kilomètres au-dessus de la surface terrestre. Elle a été prise par un astronaute à bord de la Station spatiale internationale pendant que l’engin survolait la Mongolie en 2003.
Un fragment de lune au-dessus d’une coupe transversale de l’atmosphère. La photo offre également une vision rare de nuages polaires mésosphériques (en haut) et de structures filamenteuses qui se situent à une distance comprise entre 75 et 90 kilomètres au-dessus de la surface terrestre. Elle a été prise par un astronaute à bord de la Station spatiale internationale pendant que l’engin survolait la Mongolie en 2003.

L’éclipse totale est plutôt rare. Elle se produit environ une fois l’an lorsqu’une nouvelle lune passe directement entre le Soleil et la Terre, recouvrant tout au passage sauf la couronne solaire.
L’éclipse totale est plutôt rare. Elle se produit environ une fois l’an lorsqu’une nouvelle lune passe directement entre le Soleil et la Terre, recouvrant tout au passage sauf la couronne solaire.

Pleine lune au-dessus des ruines d’Anasazi connues sous le nom de Wukoki au Wupatki National Monument de l’Arizona.
Pleine lune au-dessus des ruines d’Anasazi connues sous le nom de Wukoki au Wupatki National Monument de l’Arizona.

Une pleine lune apparaît à travers une épaisse couverture nuageuse. Elle éclaire la silhouette d’un oiseau, perché sur un arbre mort de l’Alaska.
Une pleine lune apparaît à travers une épaisse couverture nuageuse. Elle éclaire la silhouette d’un oiseau, perché sur un arbre mort de l’Alaska.

Un arbre du Leech Lake du Minnesota éclairé par la pleine lune.
Un arbre du Leech Lake du Minnesota éclairé par la pleine lune.

Un guépard se sert de la lumière d’une pleine lune pour promener son regard sur la savane namibienne à la recherche de proies.
Un guépard se sert de la lumière d’une pleine lune pour promener son regard sur la savane namibienne à la recherche de proies.

Des nuages fins donnent un éclat rougeoyant à la pleine lune au-dessus de l’océan parsemé d’icebergs en Antarctique.
Des nuages fins donnent un éclat rougeoyant à la pleine lune au-dessus de l’océan parsemé d’icebergs en Antarctique.

Une lune d’un jaune éclatant se pointe parmi d’épais nuages au Yellowstone National Park du Wyoming.
Une lune d’un jaune éclatant se pointe parmi d’épais nuages au Yellowstone National Park du Wyoming.

Une aurore boréale teintée de vert tombe en cascade autour d’une lune lumineuse à Churchill dans le Manitoba au Canada.
Une aurore boréale teintée de vert tombe en cascade autour d’une lune lumineuse à Churchill dans le Manitoba au Canada.
