Halloween : entre histoires et mythes

Découvrez l'histoire de cette fête devenue si populaire.

Publication 8 oct. 2020 à 15:47 CEST
Photographie de Transcendental Graphics, Getty Images

Aujourd'hui, Halloween peut sembler être un mélange de célébrations, de farces et de profits commerciaux... bien loin des origines de cette fête automnale. Au fil des siècles, Halloween a en effet beaucoup évolué...

 

DES ORIGINES PAÏENNES

Les origines d'Halloween remontent à plus de 2 000 ans. Longtemps, les peuples celtiques européens ont célébré l'entrée dans la nouvelle année le 1er novembre, appelé Samhain.

À la veille de Samhain - notre Halloween moderne - on pensait que les esprits parcouraient la Terre pour se rendre dans l'au-delà. Des fées, des démons et d'autres créatures erraient eux aussi en cette nuit singulière.

 

COSTUMES CELTIQUES

En plus de sacrifier des animaux aux dieux et de se rassembler autour de feux de joie, les Celtes portaient souvent des costumes - probablement des peaux d'animaux - pour tromper les mauvais esprits, peut-être même pour éviter d'être possédés, selon l'American Folklife Center de la Bibliothèque du Congrès américain.

En dissimulant leurs visages sous des masques ou en noircissant leurs visages, on pense également que les Celtes aimaient à se faire passer pour des ancêtres défunts.

Les jeunes hommes pouvaient s'habiller en femmes et vice versa, marquant une rupture temporaire des divisions sociales d'alors.

Les Celtes ayant revêtu l'apparence des esprits malfaisants allaient dit-on de maison en maison se livrer à des actes stupides en échange de nourriture et de boissons - une pratique inspirée peut-être par une coutume antérieure qui consistait à laisser de la nourriture et des boissons à l'extérieur des habitations en offrandes aux êtres surnaturels.

 

INFLUENCES CHRÉTIENNES

Samhain a ensuite évolué lorsque les chrétiens ont coopté les fêtes païennes. Au 7e siècle, le pape Boniface IV a décrété que le 1er novembre serait la Toussaint, fête au cours de laquelle l’Église catholique latine honore tous les Saints, connus et inconnus.

La nuit précédant Samhain a continué d'être observée avec des feux de joie, des costumes et des défilés, bien que sous un nouveau nom : All Hallows 'Eve - littéralement La nuit de tous les saints, contracté plus tard en « Halloween ».

 

HALLOWEEN AUX ÉTATS-UNIS

Les immigrants européens ont emporté avec eux Halloween aux États-Unis, et la fête a vraiment pris de l'ampleur dans les années 1800, lorsque l'immigration iro-américaine a connu son paroxysme.

Anoka, dans le Minnesota, a été le théâtre de la plus ancienne célébration officielle d'Halloween aux États-Unis. À partir de 1920, la ville a commencé à organiser un défilé et un feu de joie.

Les historiens d'Anoka indiquent que les citadins chercher à interdire ou du moins limiter les farces d'Halloween qui mettaient à mal l'ordre public.

 

CROYEZ-VOUS EN LA MAGIE ?

Plus d'un tiers des Américains disent croire aux fantômes, selon un sondage AP-Ipsos mené avant Halloween en 2007, et 23 % affirmaient avoir déjà vu un fantôme ou senti sa présence.

Environ une personne sondée sur cinq pense que les sorts ou la sorcellerie sont réels, selon ce sondage.

En France, les chiffres sont moins importants : selon une étude Odoxa pour Le Parisien-Aujourd'hui en France, seulement 29% des Français sondés sont séduits par les célébrations d'Halloween.

 

LÉGENDES URBAINES

Certaines histoires de fantômes d'Halloween ne mourront tout simplement pas, même s'il y a peu de substance derrière la peur qu'ils nourrissent.

Par exemple, selon certaines rumeurs, des cultes sataniques - beaucoup plus courants dans les œuvres de fiction que dans la réalité - sacrifieraient des chats noirs à Halloween.

Mais les experts disent qu'il y a peu de preuves de telles craintes et que les quelques incidents isolés impliquant la maltraitance de chats noirs étaient le fait de personnes isolées - souvent des adolescents.

Dans un monde où tant de menaces - pandémie, terrorisme, effondrement des marchés boursiers - semblent incontrôlables, il peut être réconfortant pour les parents de se concentrer sur des catastrophes évitables, comme un enfant mangeant un bonbon un peu aigre donné par un autre petit farceur.

 

Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise.
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