Photographie

La détermination des sportifs handicapés immortalisée par le photographe Samo Vidic

Le photographe Samo Vidic explique comment il photographie les sportifs handicapés de haut niveau, et notamment le nageur paralympique Darko Duric. Jeudi, 7 juin

De Canon
Photographie De Samo Vidic

En sa qualité de photographe sportif professionnel, l'ambassadeur Canon Samo Vidic photographie les plus grands sportifs du monde pour des publications et des marques mondiales, mettant en avant les prouesses et les exploits de l'élite sportive. Mais pour son dernier projet en date, Samo a voulu attirer l'attention du publicsur un groupe de héros sportifs souvent oubliés : les sportifs handicapés qui ont déjoué le destin pour parvenir à des exploits dans les sports qu'ils aiment.

« On voit rarement les sportifs handicapés dans les médias, bien moins souvent que les non-handicapés », explique Samo. « Les Jeux Paralympiques reçoivent peu d'attention médiatique, 5 % environ du temps consacré aux Jeux Olympiques. Je voulais montrer des sportifs différents, les mettre à l'honneur et raconter leurs vies souvent incroyables. »

Tout au long de sa carrière bien remplie, qui a débuté en 1999, le photographe slovène Samo s'est focalisé sur le sport. Avide de sport dès sa jeunesse et amateur de saut à ski, de football et de tennis, il avait commencé une carrière d'ingénieur mécanicien avant de découvrir sa passion pour la photographie.

Il a envisagé une carrière dans le journalisme, mais c'est au cours d'un atelier sur la photographie sportive qu'il s'est rendu compte qu'il pouvait associer ses deux passions. « J'aimais la photo et j'aimais tout ce qui touchait au sport et au plein air, donc j'ai tout de suite accroché », explique Samo.

« Je suis photographe autodidacte, donc l'apprentissage des meilleures techniques pour différents sports n'a pas été chose facile, mais en même temps, c'était un apprentissage très agréable. J'ai travaillé dur et je voulais tout faire pour devenir photographe sportif. Mon ambition initiale était simplement de photographier le sport pour un journal local, et tout est parti de là. Je voulais toujours pousser plus loin, et c'est encore le cas. »

Pour son dernier projet personnel en date, il a voulu photographier des sportifs handicapés. Il cherchait à mettre l'accent sur leurs prouesses sportives, mais aussi sur les obstacles considérables qu'ils ont dû surmonter.

Ses deux appareils photo pour cette série étaient le Canon EOS 5D Mark IV et le Canon EOS 6D Mark II, équipés de l'objectif Canon EF 50 mm f/1,2L USM, l'objectif EF 24-70mm f/2,8L II USM, l'objectif EF 16-35 mm f/2,8L III USM, et l'objectif fisheye EF 8-15mm f/4L USM. Cette combinaison d'appareils et d'objectifs a permis à Samo d'essayer des approches créatives et de relever avec chaque photo un défi technique différent, allant des sentiers de lumière aux scènes d'action sous l'eau.

Pour remplir son objectif créatif, Samo a photographié ses sujets des deux manières différentes : d'une part, un portrait, pour révéler leur personnalité et montrer les difficultés physiques auxquelles ils ont dû faire face, et d'autre part, une photo d'action dynamique pour mettre l'accent sur leur courage, leur détermination et leurs succès. Les deux photos qui en résultent sont présentées sous forme de diptyque, pour mettre en évidence les deux côtés de leurs vies.

Le nageur slovène Darko Duric, né avec un seul bras et sans jambe, figure aux côtés de Felipe Nunes, un skateboarder brésilien qui a perdu ses jambes lors d'un accident de train en tant qu'enfant. Deux autres sportifs que Samo a photographiés : la grimpeuse britannique Anoushé Husain, née sans avant-bras droit, et la sprinteuse britannique malvoyante Libby Clegg, médaillée d'or aux Jeux Paralympiques.

Dans cette série de photos remarquables, Samo met à l'honneur par ses images dynamiques, créatives et visuellement frappantes les personnalités, les compétences et la détermination à toute épreuve dont font preuve ces personnes incroyables.

ÉTUDE DE CAS : LA PHOTOGRAPHIE DE DARKO

Le nageur handicapé Darko Duric a surmonté les difficultés pour devenir nageur paralympique et double champion du monde, et battre le record mondial de nage papillon 50 m en classe S4. En prenant son portrait et une photo en action, Samo voulait faire comprendre l'histoire de Darko. « Darko n'a qu'un seul bras, mais l'eau lui donne des ailes. C'est ce que je voulais montrer », explique Samo.

La séance photo a eu lieu dans une piscine à Ljubljana en Slovénie. Pour le portrait, Samo a demandé à deux assistants de jeter des seaux d'eau sur Darko, qui se tenait sur le plongeoir, l'un à sa gauche, l'autre à sa droite. L'eau a ainsi formé des sortes d'ailes avant de tomber au sol. Samo a capturé le mouvement de l'eau avec ses flashes de studio, l'éclairage principal étant placé à trois mètres devant le nageur et un rétroéclairage cinq mètres au-dessus de lui.

« J'avais prévu de me placer au bord de l'eau pour prendre le portrait, mais j'aurais alors été à un mètre et demi du sujet et il m'aurait fallu utiliser un objectif à grand angle pour le garder en vue, et je n'aime pas utiliser un tel objectif pour un portrait », continue Samo. « D'autre part, les murs blancs étaient à environ deux mètres de Darko, et avec un objectif grand angle, ils auraient été très visibles : il aurait été impossible de donner l'impression d'un arrière-plan sombre en me tenant si près de lui. »

Mais il a bien utilisé son objectif à grand angle EF 16-35 mm f/2,8L III USM pour la deuxième photo : une photo subaquatique de Darko en action dans la piscine.

Pour sa photo en action, Samo a mis en place deux flashes de studio sur les bords de la piscine, pour éclairer le sujet par-dessus, et un autre derrière un hublot dans la piscine pour éclairer le sujet par-dessous la surface de l'eau. Puis il est entré dans l'eau avec sa combinaison de plongée pour photographier Darko en action tandis qu'il traversait la piscine à la nage. L'appareil Canon EOS 5D Mark IV communiquait avec les éclairages via câbles raccordés à un émetteur sur le bord de la piscine.

Samo a utilisé la fonction AI Servo de l'appareil pour lui permettre d'obtenir des photos parfaitement nettes, et il s'est servi de la prise de vue en continu rapide offerte par le Canon EOS 5D Mark IV pour réaliser 6,5 images par secondes. « Quand on photographie un nageur avec deux bras, on a plus de chances d'obtenir une bonne photo, mais comme Darko n'a qu'un seul bras, je voulais maximiser mes chances de le prendre en phase d'entrée [avec le bras droit étendu vers l'avant et le visage visible] », explique Samo.

« C'était la première fois que j'utilisais le Canon EOS 5D Mark IV sous l'eau, et tout a fonctionné parfaitement. L'autofocus a bien marché, et toutes les images étaient nettes, ce qui est le plus important. »

Pour consulter des vidéos et en savoir plus sur les techniques utilisées par Samo pour créer les effets qui sont mis en avant dans sa série Defying the Odds (Déjouer le Destin), consultez https://www.canon.fr/pro/stories/samo-vidic-photographing-disabled-athletes/

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