Le monde merveilleux des demoiselles en images

Peuplant les étangs, ces cousines ​​de la libellule ont capté l'attention et nourri l'imaginaire du photographe Remus Tiplea.

Tuesday, May 12, 2020,
De Daniel Stone
Photographie De Remus Tiplea
À gauche : une demoiselle - l'un des sujets préférés du photographe Remus Tiplea - s'arrête devant une ...

À gauche : une demoiselle - l'un des sujets préférés du photographe Remus Tiplea - s'arrête devant une piscine gonflable bleue. À droite : Tiplea passe des heures dans son jardin en Roumanie, à regarder les demoiselles. 

Photographie de REMUS TIPLEA

D'abord, elles l'ont regardé, puis, peu à peu, il leur a rendu leur regard. Le photographe Remus Tiplea a remarqué la présence de demoiselles perchées sur des feuillages de son jardin à Negrești-Oaș, en Roumanie. Dotés de yeux exorbités, ces insectes délicats semblaient curieux de tout. Les longs après-midis à photographier ces demoiselles se sont enchaînés.

Pendant des heures d'observation, Tiplea a documenté les comportements des demoiselles, ces zygoptères proches parents des libellules mais dotés de corps plus minces et d'ailes plus étroites. Il a noté quand elles avaient faim, quand elles se reproduisaient, et ce qui les poussait à prendre soudainement leur envol. 

Il a également observé leur comportement par temps de pluie et le soin qu'elles prenaient pour choisir un lieu pour se reposer. 

Le temps passant, il pouvait deviner leur sexe et les qualités privilégiées lors du choix de partenaires. S'il voyait plusieurs demoiselles dans une même image, il ne disposait que de quelques secondes avant que des disputes territoriales -ou amoureuses- éclatent devant son objectif.

Selon Remus Tiplea, il est souvent plus facile de photographier les demoiselles le matin, lorsque la lumière est douce et le temps à l'accalmie. Sous la pluie ou le soleil éclatant, il protège ces fragiles insectes avec un parapluie.

Photographie de Remus Tiplea

Au fil des années et des étés de plus en plus chauds, Remus Tiplea observait de moins en moins de demoiselles dans l'étang de son jardin. « Leur nombre est variable », dit-il, mais « l'important est que nous soyons ensemble dans le même jardin ».

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