
Wildlife Photographer of the Year : les images qui ont marqué l'édition 2026
Lauréat du concours Wildlife Photographer of the Year, Federico Veronesi pistait des éléphants dans la vallée fluviale de la Huab, en Namibie, lorsqu’il a été témoin de cette scène saisissante, celle d’une éléphante portant un éléphanteau mort. Selon certains chercheurs, les comportements de ce type pourraient témoigner d’une tentative de la part des éléphants de comprendre la mort, tandis que d’autres les interprètent comme de possibles manifestations de chagrin.
Un matin, dans la vallée fluviale de la Huab, en Namibie, Federico Veronesi est parti sur les traces d’un groupe d’éléphants qu’il avait aperçu alors qu’il conduisait un safari. Il a remonté leur piste jusqu’au lit asséché d’une rivière où il a remarqué une étrange marque dans le sable, comme si l’on y avait traîné quelque chose. Il a pensé qu’il pouvait s’agir d’une trace laissée par un mâle ayant tiré un tronc d’arbre pour faire étalage de sa force. Mais en rattrapant la famille, il en a découvert la véritable origine : une femelle transportait le corps d’un éléphanteau mort, dont une patte était coincée entre sa trompe et sa défense.
Dans « The Aftermath », Federico Veronesi immortalise ce moment tragique dans un cliché qui lui a valu le titre de Photographe animalier de l’année lors de la 61e édition du concours, décerné le 13 octobre par le Musée national d’histoire naturelle de Londres. « C’était un moment si intime que je me suis presque dit que je ne devrais peut-être pas prendre ces photos, raconte-t-il. Mais ensuite, je me suis rendu compte qu’il s’agit là d’un aperçu fascinant de la profondeur de l’âme de ces créatures. »
Cette année, le concours a reçu un nombre record de 65 403 candidatures de 121 pays et territoires. La compétition a récompensé des lauréats dont les photographies mettent en avant des histoires saisissantes issues du monde naturel. Le grand prix a été décerné au portrait de Federico Veronesi, que le jury a salué comme un témoignage à la fois troublant et puissant de la complexité des comportements animaux.

Lauréat du « Prix de photojournalisme », le photographe Loren Elliott a immortalisé un coyote solitaire avançant à pas de loup sur un chemin du parc de Bernal Heights, sur les hauteurs de San Francisco. Loren Elliott a regardé ce coyote chasser des rongeurs dans le parc aux côtés des autres membres de sa meute pour en tirer sa série photographique intitulée « Wily Coyotes of San Francisco », qui documente les vies de ces animaux souvent mal compris. Si les coyotes s’en prennent parfois aux animaux domestiques, ils jouent aussi un rôle bénéfique, notamment en régulant les populations de rongeurs.
Lauréat du « Prix de photojournalisme », le photographe Loren Elliott a immortalisé un coyote solitaire avançant à pas de loup sur un chemin du parc de Bernal Heights, sur les hauteurs de San Francisco. Loren Elliott a regardé ce coyote chasser des rongeurs dans le parc aux côtés des autres membres de sa meute pour en tirer sa série photographique intitulée « Wily Coyotes of San Francisco », qui documente les vies de ces animaux souvent mal compris. Si les coyotes s’en prennent parfois aux animaux domestiques, ils jouent aussi un rôle bénéfique, notamment en régulant les populations de rongeurs.
« Cette photo fonctionne sur tant de niveaux », a déclaré la directrice du concours, Kathy Moran, à l’occasion d’une conférence de presse. « Sur le plan émotionnel, c’est un véritable coup de poing, c’est déchirant. Sur le plan intellectuel, c’est la preuve que les animaux sont doués de conscience. Cette photographie dit tout ! »
Les éléphants d’Afrique comme les éléphants d’Asie font preuve de comportements complexes en réaction à la mort. On a notamment observé des individus, apparentés ou non aux défunts, veiller, transporter et inspecter les morts d’une façon qui a conduit les scientifiques à se demander si ces comportements pouvaient être des rites funéraires.
Après avoir immortalisé ce cliché, Federico Veronesi a regardé la femelle gravir une colline rocailleuse en portant l’éléphanteau, le déposant de temps en temps pour brouter un petit buisson avant de le reprendre. Fait curieux, elle ne semblait pas avoir mis bas récemment. Le photographe a donc contacté un programme de recherche local sur les éléphants pour tenter d’en savoir davantage. Les chercheurs lui ont appris que cette femelle avait perdu un bébé quelques années auparavant et qu’on l’avait depuis observée en train de ramasser des éléphanteaux morts. « C’est probablement une façon pour elle d’essayer de revivre ce lien, d’une certaine manière, explique Federico Veronesi. Cela montre un niveau de complexité des émotions et des réactions encore plus élevé. »
Avec cette image, Federico Veronesi a l’intention d’exprimer la complexité intérieure des éléphants, même si nous ne la comprenons pas encore totalement. « Il est très clair que sur le plan émotionnel nous leur ressemblons bien plus qu’on ne l’admet », affirme-t-il.
Il explique que la prise de vue a été difficile, qu’elle a nécessité une réaction rapide sur le moment et, comme toujours, d’avoir son appareil photo prêt. « J’essaie de rendre ce flux, ce lien entre l’instant et la prise de vue aussi direct que possible, car ces instants sont fugaces, éphémères », indique-t-il.
La présentation de l’image en noir et blanc sert également à renforcer le lien entre l’animal et le spectateur, explique-t-il. À travers ce lien, il invite le public à voir les éléphants comme des individus, d’une manière telle que cela puisse influer positivement sur les décisions prises en matière de conservation de l’espèce. « À terme, cela contribuera à façonner notre rapport aux animaux et à la nature », déclare-t-il.

Le photographe indien Sitaram Raul est lauréat de la catégorie « Comportement des invertébrés » avec cette photographie dynamique d’un scorpion du genre Buthacus s’enfouissant dans les dunes du désert du Thar, au Rajasthan. Sitaram Raul avait observé de nombreux scorpions chassant des proies à la nuit tombée autour du village de Sam. Au lever du soleil, ceux-ci ont commencé à creuser le sable pour se soustraire à la chaleur. Sitaram Raul a paramétré le temps d’exposition de sorte à saisir le sable en suspension dans l’air, déblayé et projeté par les pinces acérées du scorpion.
Le photographe indien Sitaram Raul est lauréat de la catégorie « Comportement des invertébrés » avec cette photographie dynamique d’un scorpion du genre Buthacus s’enfouissant dans les dunes du désert du Thar, au Rajasthan. Sitaram Raul avait observé de nombreux scorpions chassant des proies à la nuit tombée autour du village de Sam. Au lever du soleil, ceux-ci ont commencé à creuser le sable pour se soustraire à la chaleur. Sitaram Raul a paramétré le temps d’exposition de sorte à saisir le sable en suspension dans l’air, déblayé et projeté par les pinces acérées du scorpion.

Le photographe chinois Liang Fu a passé une année à documenter un couple de crevettes perlières (Conchodytes meleagrinae) vivant leur vie à l’intérieur d’une huître perlière à lèvres noires (Pinctada margaritifera) aux Philippines. Ces crevettes vivent à l’intérieur de ces huîtres qui sont largement cultivées pour leurs perles. Liang Fu a utilisé un petit objectif à longue focale pour prendre cette photo sans déranger l’huître ou les crevettes.

Konrad Gräeter est lauréat de la catégorie des photographes âgés de 15 à 17 ans pour sa photo intitulée « Birdsong Painted in Light ». Accroupi sur un coteau escarpé planté de vignes du Bade-Wurtemberg, en Allemagne, Konrad Gräeter a photographié un merle noir chantant aux petites heures d’un matin d’avril.
Le photographe chinois Liang Fu a passé une année à documenter un couple de crevettes perlières (Conchodytes meleagrinae) vivant leur vie à l’intérieur d’une huître perlière à lèvres noires (Pinctada margaritifera) aux Philippines. Ces crevettes vivent à l’intérieur de ces huîtres qui sont largement cultivées pour leurs perles. Liang Fu a utilisé un petit objectif à longue focale pour prendre cette photo sans déranger l’huître ou les crevettes.
Konrad Gräeter est lauréat de la catégorie des photographes âgés de 15 à 17 ans pour sa photo intitulée « Birdsong Painted in Light ». Accroupi sur un coteau escarpé planté de vignes du Bade-Wurtemberg, en Allemagne, Konrad Gräeter a photographié un merle noir chantant aux petites heures d’un matin d’avril.

À l’aide d’une lampe ultraviolette, le photographe grec Agorastos Papatsanis a illuminé les pieds jaunes fluorescents de mycènes poussant sur un tronc en décomposition sur les contreforts du mont Olympe. Les humains ne peuvent pas voir la lumière ultraviolette, mais elle peut être révélée par le phénomène de la fluorescence, par lequel la lumière est absorbée à une certaine longueur d’onde et restituée à une autre. Les mycologues utilisent cette technique pour distinguer les champignons en comparant leurs motifs fluorescents uniques.

Dans « Flock of Gold », le photographe hongrois Bence Máté présente ce qu’il décrit comme la vision « à couper le souffle » de milliers d’ailes battant à l’unisson. Prise dans le parc national de Tsavo East, au Kenya, cette image montre une nuée de travailleurs à bec rouge (Quelea quelea) en train de se poser pour aller se désaltérer sur un petit point d’eau.
À l’aide d’une lampe ultraviolette, le photographe grec Agorastos Papatsanis a illuminé les pieds jaunes fluorescents de mycènes poussant sur un tronc en décomposition sur les contreforts du mont Olympe. Les humains ne peuvent pas voir la lumière ultraviolette, mais elle peut être révélée par le phénomène de la fluorescence, par lequel la lumière est absorbée à une certaine longueur d’onde et restituée à une autre. Les mycologues utilisent cette technique pour distinguer les champignons en comparant leurs motifs fluorescents uniques.
Dans « Flock of Gold », le photographe hongrois Bence Máté présente ce qu’il décrit comme la vision « à couper le souffle » de milliers d’ailes battant à l’unisson. Prise dans le parc national de Tsavo East, au Kenya, cette image montre une nuée de travailleurs à bec rouge (Quelea quelea) en train de se poser pour aller se désaltérer sur un petit point d’eau.

Le Norvégien Audun Rikardsen a immortalisé, tel que le verrait un phoque, un ours polaire plongeant le regard dans un trou servant à la respiration dans la banquise arctique au Svalbard. Biologiste et photographe, Audun Rikardsen a remarqué des traces laissées par un ours polaire près de ce trou pour les phoques et en a percé un autre non loin de là pour y placer son appareil photo sous-marin. À l’aide d’un détecteur de mouvement placé sur la glace, en surface, il a réussi à prendre ce cliché au bout de huit heures d’attente.
Le Norvégien Audun Rikardsen a immortalisé, tel que le verrait un phoque, un ours polaire plongeant le regard dans un trou servant à la respiration dans la banquise arctique au Svalbard. Biologiste et photographe, Audun Rikardsen a remarqué des traces laissées par un ours polaire près de ce trou pour les phoques et en a percé un autre non loin de là pour y placer son appareil photo sous-marin. À l’aide d’un détecteur de mouvement placé sur la glace, en surface, il a réussi à prendre ce cliché au bout de huit heures d’attente.

Alexis Tinker-Tsavalas a remporté le Prix de l’étoile montante pour une série de photographies montrant des animaux parmi les plus minuscules au monde dans leurs moindres détails. Dans « Caterpillar Breakout », il nous présente un groupe de minuscules chenilles rongeant leurs coquilles pour sortir de leurs œufs, qu’il a découverts sous une feuille de cerisier dans un parc de Belfast, en Irlande du Nord.

Même les ours noirs ont besoin de se détendre et de faire trempette de temps en temps, ce qu’illustre Loren Elliott dans « Pooltime Pastime ». Loren Elliott a passé plusieurs heures à guetter derrière la fenêtre d’une maison du comté de Los Angeles, en plein bear country. « J’adore comme cela montre toute la banalité du chevauchement entre vie sauvage et vie résidentielle », déclare-t-il.
Alexis Tinker-Tsavalas a remporté le Prix de l’étoile montante pour une série de photographies montrant des animaux parmi les plus minuscules au monde dans leurs moindres détails. Dans « Caterpillar Breakout », il nous présente un groupe de minuscules chenilles rongeant leurs coquilles pour sortir de leurs œufs, qu’il a découverts sous une feuille de cerisier dans un parc de Belfast, en Irlande du Nord.
Même les ours noirs ont besoin de se détendre et de faire trempette de temps en temps, ce qu’illustre Loren Elliott dans « Pooltime Pastime ». Loren Elliott a passé plusieurs heures à guetter derrière la fenêtre d’une maison du comté de Los Angeles, en plein bear country. « J’adore comme cela montre toute la banalité du chevauchement entre vie sauvage et vie résidentielle », déclare-t-il.

Le photographe sud-africain Dewald Tromp se souvient avoir eu des difficultés à respirer alors que le vent et le sable tourbillonnaient autour de lui dans le désert du Namib, en Namibie. Au lieu de cette tempête de sable, il a réussi à prendre en photo un caméléon du Namaqua (Chameleo namaquensis) aux prises avec les éléments. Ces spécialistes du désert captent l’humidité directement dans l’air et font passer la rosée qui se dépose sur leur peau vers leur bouche au moyen de sillons microscopiques.

Le Polonais Michał Michalski a eu recours à une vitesse d’obturation lente pour flouter le mouvement de nuées d’oiseaux de différentes espèces devant des bouleaux sans feuilles. L’effet donne l’illusion que les arbres sont encore couverts de leur feuillage d’automne dans une image qui a valu à son auteur le premier prix dans la catégorie « Une nature artiste ».
Le photographe sud-africain Dewald Tromp se souvient avoir eu des difficultés à respirer alors que le vent et le sable tourbillonnaient autour de lui dans le désert du Namib, en Namibie. Au lieu de cette tempête de sable, il a réussi à prendre en photo un caméléon du Namaqua (Chameleo namaquensis) aux prises avec les éléments. Ces spécialistes du désert captent l’humidité directement dans l’air et font passer la rosée qui se dépose sur leur peau vers leur bouche au moyen de sillons microscopiques.
Le Polonais Michał Michalski a eu recours à une vitesse d’obturation lente pour flouter le mouvement de nuées d’oiseaux de différentes espèces devant des bouleaux sans feuilles. L’effet donne l’illusion que les arbres sont encore couverts de leur feuillage d’automne dans une image qui a valu à son auteur le premier prix dans la catégorie « Une nature artiste ».

Krittika Mukherjee a reçu une mention spéciale dans la catégorie des 11-14 ans pour cette photographie d’un nid de frelons dont elle avait suivi avec fascination la construction dans son jardin, en Inde. Elle s’est servie d’un téléobjectif à focale longue pour l’observer à bonne distance alors qu’un frelon rapportait des matériaux pour poursuivre la construction.
Krittika Mukherjee a reçu une mention spéciale dans la catégorie des 11-14 ans pour cette photographie d’un nid de frelons dont elle avait suivi avec fascination la construction dans son jardin, en Inde. Elle s’est servie d’un téléobjectif à focale longue pour l’observer à bonne distance alors qu’un frelon rapportait des matériaux pour poursuivre la construction.

Le photographe américain Anton Sorokin est lauréat de la catégorie « Comportement : Animaux » pour cette photo d’un triton de Californie (Taricha torosa) pondant des œufs dans une mare agrippé à une plante aquatique qui porte déjà les œufs d’un autre triton. Comme la mare était trop sale pour y nager, Anton Sorokin a avancé dans l’eau le long de la berge et a doucement plongé son appareil et son éclairage sous la surface pour immortaliser l’instinct maternel d’un triton.

Dans « Dolphin Tulip », Chelsea Mayer immortalise le spectacle majestueux de trois dauphins semblant fusionner en une unique entité évoquant une tulipe. Chelsea Mayer a réalisé cette photographie dans le Sanctuaire marin national des Channels Islands, en Californie, surnommé les Galápagos d’Amérique du Nord.
Le photographe américain Anton Sorokin est lauréat de la catégorie « Comportement : Animaux » pour cette photo d’un triton de Californie (Taricha torosa) pondant des œufs dans une mare agrippé à une plante aquatique qui porte déjà les œufs d’un autre triton. Comme la mare était trop sale pour y nager, Anton Sorokin a avancé dans l’eau le long de la berge et a doucement plongé son appareil et son éclairage sous la surface pour immortaliser l’instinct maternel d’un triton.
Dans « Dolphin Tulip », Chelsea Mayer immortalise le spectacle majestueux de trois dauphins semblant fusionner en une unique entité évoquant une tulipe. Chelsea Mayer a réalisé cette photographie dans le Sanctuaire marin national des Channels Islands, en Californie, surnommé les Galápagos d’Amérique du Nord.

De nuit, la photographe allemande Britta Springler a éclairé par l’arrière une coulemelle (Macrolepiota procera) à l’aide d’une lampe torche avant de photographier les spores qui s’en échappaient et virevoltaient dans la brise nocturne. Ces champignons sauvages sont cueillis et consommés par de nombreux humains dans le monde et certaines recherches suggèrent qu’ils possèdent des propriétés antibactériennes et antidépressives.
De nuit, la photographe allemande Britta Springler a éclairé par l’arrière une coulemelle (Macrolepiota procera) à l’aide d’une lampe torche avant de photographier les spores qui s’en échappaient et virevoltaient dans la brise nocturne. Ces champignons sauvages sont cueillis et consommés par de nombreux humains dans le monde et certaines recherches suggèrent qu’ils possèdent des propriétés antibactériennes et antidépressives.
Richard Kemeny est journaliste indépendant et vit à Londres. Il traite régulièrement de sujets ayant trait à l’histoire naturelle dans les colonnes de National Geographic. Il est également l’auteur de Navigating Biodiversity, publié par UniPress en 2024.
Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise.
