Lauréat du concours Wildlife Photographer of the Year, Federico Veronesi pistait des éléphants dans la vallée ...

Wildlife Photographer of the Year : les images qui ont marqué l'édition 2026

D’un ours noir se prélassant dans une piscine à des mycènes illuminant la nuit, découvrez certaines des photos primées cette année par le Wildlife Photographer of the Year, le concours de photographie animalière du Musée d’histoire naturelle de Londres.

Lauréat du concours Wildlife Photographer of the Year, Federico Veronesi pistait des éléphants dans la vallée fluviale de la Huab, en Namibie, lorsqu’il a été témoin de cette scène saisissante, celle d’une éléphante portant un éléphanteau mort. Selon certains chercheurs, les comportements de ce type pourraient témoigner d’une tentative de la part des éléphants de comprendre la mort, tandis que d’autres les interprètent comme de possibles manifestations de chagrin.

PHOTOGRAPHIE DE Federico Veronesi
De Richard Kemeny
Publication 15 oct. 2026, 18:04 CEST

Un matin, dans la vallée fluviale de la Huab, en Namibie, Federico Veronesi est parti sur les traces d’un groupe d’éléphants qu’il avait aperçu alors qu’il conduisait un safari. Il a remonté leur piste jusqu’au lit asséché d’une rivière où il a remarqué une étrange marque dans le sable, comme si l’on y avait traîné quelque chose. Il a pensé qu’il pouvait s’agir d’une trace laissée par un mâle ayant tiré un tronc d’arbre pour faire étalage de sa force. Mais en rattrapant la famille, il en a découvert la véritable origine : une femelle transportait le corps d’un éléphanteau mort, dont une patte était coincée entre sa trompe et sa défense.

Dans « The Aftermath », Federico Veronesi immortalise ce moment tragique dans un cliché qui lui a valu le titre de Photographe animalier de l’année lors de la 61e édition du concours, décerné le 13 octobre par le Musée national d’histoire naturelle de Londres. « C’était un moment si intime que je me suis presque dit que je ne devrais peut-être pas prendre ces photos, raconte-t-il. Mais ensuite, je me suis rendu compte qu’il s’agit là d’un aperçu fascinant de la profondeur de l’âme de ces créatures. »

Cette année, le concours a reçu un nombre record de 65 403 candidatures de 121 pays et territoires. La compétition a récompensé des lauréats dont les photographies mettent en avant des histoires saisissantes issues du monde naturel. Le grand prix a été décerné au portrait de Federico Veronesi, que le jury a salué comme un témoignage à la fois troublant et puissant de la complexité des comportements animaux.

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Lauréat du « Prix de photojournalisme », le photographe Loren Elliott a immortalisé un coyote solitaire avançant à pas de loup sur un chemin du parc de Bernal Heights, sur les hauteurs de San Francisco. Loren Elliott a regardé ce coyote chasser des rongeurs dans le parc aux côtés des autres membres de sa meute pour en tirer sa série photographique intitulée « Wily Coyotes of San Francisco », qui documente les vies de ces animaux souvent mal compris. Si les coyotes s’en prennent parfois aux animaux domestiques, ils jouent aussi un rôle bénéfique, notamment en régulant les populations de rongeurs.

PHOTOGRAPHIE DE Loren Elliott

Lauréat du « Prix de photojournalisme », le photographe Loren Elliott a immortalisé un coyote solitaire avançant à pas de loup sur un chemin du parc de Bernal Heights, sur les hauteurs de San Francisco. Loren Elliott a regardé ce coyote chasser des rongeurs dans le parc aux côtés des autres membres de sa meute pour en tirer sa série photographique intitulée « Wily Coyotes of San Francisco », qui documente les vies de ces animaux souvent mal compris. Si les coyotes s’en prennent parfois aux animaux domestiques, ils jouent aussi un rôle bénéfique, notamment en régulant les populations de rongeurs.

PHOTOGRAPHIE DE Loren Elliott

« Cette photo fonctionne sur tant de niveaux », a déclaré la directrice du concours, Kathy Moran, à l’occasion d’une conférence de presse. « Sur le plan émotionnel, c’est un véritable coup de poing, c’est déchirant. Sur le plan intellectuel, c’est la preuve que les animaux sont doués de conscience. Cette photographie dit tout ! »

Les éléphants d’Afrique comme les éléphants d’Asie font preuve de comportements complexes en réaction à la mort. On a notamment observé des individus, apparentés ou non aux défunts, veiller, transporter et inspecter les morts d’une façon qui a conduit les scientifiques à se demander si ces comportements pouvaient être des rites funéraires.

Après avoir immortalisé ce cliché, Federico Veronesi a regardé la femelle gravir une colline rocailleuse en portant l’éléphanteau, le déposant de temps en temps pour brouter un petit buisson avant de le reprendre. Fait curieux, elle ne semblait pas avoir mis bas récemment. Le photographe a donc contacté un programme de recherche local sur les éléphants pour tenter d’en savoir davantage. Les chercheurs lui ont appris que cette femelle avait perdu un bébé quelques années auparavant et qu’on l’avait depuis observée en train de ramasser des éléphanteaux morts. « C’est probablement une façon pour elle d’essayer de revivre ce lien, d’une certaine manière, explique Federico Veronesi. Cela montre un niveau de complexité des émotions et des réactions encore plus élevé. »

Avec cette image, Federico Veronesi a l’intention d’exprimer la complexité intérieure des éléphants, même si nous ne la comprenons pas encore totalement. « Il est très clair que sur le plan émotionnel nous leur ressemblons bien plus qu’on ne l’admet », affirme-t-il.

Il explique que la prise de vue a été difficile, qu’elle a nécessité une réaction rapide sur le moment et, comme toujours, d’avoir son appareil photo prêt. « J’essaie de rendre ce flux, ce lien entre l’instant et la prise de vue aussi direct que possible, car ces instants sont fugaces, éphémères », indique-t-il.

La présentation de l’image en noir et blanc sert également à renforcer le lien entre l’animal et le spectateur, explique-t-il. À travers ce lien, il invite le public à voir les éléphants comme des individus, d’une manière telle que cela puisse influer positivement sur les décisions prises en matière de conservation de l’espèce. « À terme, cela contribuera à façonner notre rapport aux animaux et à la nature », déclare-t-il.

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PHOTOGRAPHIE DE Sitaram Raul

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PHOTOGRAPHIE DE Sitaram Raul
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PHOTOGRAPHIE DE Konrad Gräeter
Gauche: Supérieur:

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PHOTOGRAPHIE DE Liang Fu
Droite: Fond:

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PHOTOGRAPHIE DE Bence Máté
Gauche: Supérieur:

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PHOTOGRAPHIE DE Agorastos Papatsanis
Droite: Fond:

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PHOTOGRAPHIE DE Audun Rikardsen

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PHOTOGRAPHIE DE Alexis Tinker-Tsavalas
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PHOTOGRAPHIE DE Loren Elliott
Gauche: Supérieur:

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PHOTOGRAPHIE DE Alexis Tinker-Tsavalas
Droite: Fond:

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PHOTOGRAPHIE DE Dewald Tromp
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PHOTOGRAPHIE DE Michał Michalski
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PHOTOGRAPHIE DE Dewald Tromp
Droite: Fond:

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PHOTOGRAPHIE DE Krittika Mukherjee

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PHOTOGRAPHIE DE Anton Sorokin
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PHOTOGRAPHIE DE Chelsea Mayer
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PHOTOGRAPHIE DE Anton Sorokin
Droite: Fond:

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PHOTOGRAPHIE DE Britta Springler

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PHOTOGRAPHIE DE Britta Springler

Richard Kemeny est journaliste indépendant et vit à Londres. Il traite régulièrement de sujets ayant trait à l’histoire naturelle dans les colonnes de National Geographic. Il est également l’auteur de Navigating Biodiversity, publié par UniPress en 2024.

Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise.

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