Centrafrique : où le feu couve sous les cendres
Malgré l'accord de paix signé le 23 juillet 2014, la population de République centrafricaine souffre toujours du conflit opposant les milices chrétiennes aux groupes rebelles à majorité musulmane.
De Peter Gwin
Publication 5 nov. 2020, 06:54 CET

En 2014, à Bangui, capitale de la République centrafricaine, un quartier est en feu après l’attaque de milices chrétiennes contre des rebelles, en majorité musulmans. Depuis quatre ans, le chaos règne dans la plus grande partie du pays.
PHOTOGRAPHIE DE Marcus Bleasdale2014, à Bangui : une jeune chrétienne pleure sa sœur, tuée lors de combats de rue. Malgré l’arrivée des casques bleus, musulmans et chrétiens continuent de s’affronter, ainsi que les rebelles musulmans rivaux.
PHOTOGRAPHIE DE Marcus BleasdaleLa mosquée principale de Berbérati a été pillée et abandonnée après que des milices chrétiennes ont chassé les musulmans de la ville, en 2014. Avant le conflit, les musulmans représentaient un quart de la population de la ville et dirigeaient un grand nombre d’entreprises.
PHOTOGRAPHIE DE Marcus BleasdalePrès de Bambari, un milicien musulman monte la garde dans une mine d’or dont les rebelles assurent la « sécurité ». L’or abonde dans le pays, mais corruption et instabilité empêchent la population d’en profiter.
PHOTOGRAPHIE DE Marcus BleasdaleDes éléphants se rassemblent dans la réserve spéciale de Dzanga-Sangha. L’année de la chute du gouvernement, des braconniers en ont tué vingt-six. Depuis, les gardes ont pu reprendre leur travail.
PHOTOGRAPHIE DE Marcus BleasdaleDes chrétiens prient à Bambari, où des musulmans ont brûlé des centaines de leurs maisons. Dans de nombreuses villes, les églises ont accueilli des chrétiens et des musulmans fuyant la violence.
PHOTOGRAPHIE DE Marcus BleasdaleCette école de Bangui a rouvert après deux années de fermeture due aux combats. Des rebelles musulmans ont détruit des écoles dans tout le pays. Les professeurs étaient déjà rares avant le conflit – 1 pour 89 élèves –, et beaucoup de ceux qui ont fui les violences ne sont pas revenus.
PHOTOGRAPHIE DE Marcus BleasdaleDes dizaines de milliers d’habitants de Bangui se sont réfugiés à l’aéroport qui est protégé par les casques bleus. Le gouvernement a commencé à distribuer de l’argent à ces réfugiés pour qu’ils puissent se réinstaller.
PHOTOGRAPHIE DE Marcus BleasdaleAprès une année dans un camp, Richard Dohou a fêté son retour dans son foyer en le décorant de papier doré. Son quartier de Bangui, où se mêlaient naguère chrétiens et musulmans, a été vidé par les massacres. Des chrétiens comme Dohou reviennent, mais pas les musulmans. Photographies réalisées pour le n° 212 du magazine National Geographic, paru en mai 2017.
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