La Réunion : expédition sur le Grand Brûlé
Naturalistes un peu têtes brûlées, un groupe d'amis s’aventure dans les coins les plus inaccessibles de l’île de la Réunion. Et reviennent avec des découvertes qui font avancer la science.

Jean-Louis Rivière a rencontré Sébastien au fond d’une ravine, au milieu de nulle part. D’abord méfiants, ils réalisent qu’ils veulent la même chose : se battre pour mieux préserver les forêts.
PHOTOGRAPHIE DE Chloé Glad
Jean-Louis Rivière a rencontré Sébastien au fond d’une ravine, au milieu de nulle part. D’abord méfiants, ils réalisent qu’ils veulent la même chose : se battre pour mieux préserver les forêts.
PHOTOGRAPHIE DE Chloé Glad

Alexis Gorissen se fraye un passage dans la végétation dense de la forêt du Grand Brûlé, en faisant attention à ne pas piétiner les plantes. « On a une éthique », explique Arnaud Rhumeur. « On ne marche pas n’importe où, on ne prélève rien. On limite notre impact au maximum. »
PHOTOGRAPHIE DE Hugo Santacreu
Alexis Gorissen se fraye un passage dans la végétation dense de la forêt du Grand Brûlé, en faisant attention à ne pas piétiner les plantes. « On a une éthique », explique Arnaud Rhumeur. « On ne marche pas n’importe où, on ne prélève rien. On limite notre impact au maximum. »
PHOTOGRAPHIE DE Hugo Santacreu

En explorant La Vallée Heureuse, en 2016, la bande de copains a fait une découverte inattendue : ils sont tombés sur des gluets, une sorte de gui présumé éteint à La Réunion depuis plus d’un demi-siècle.
PHOTOGRAPHIE DE Arnaud Rhumeur
En explorant La Vallée Heureuse, en 2016, la bande de copains a fait une découverte inattendue : ils sont tombés sur des gluets, une sorte de gui présumé éteint à La Réunion depuis plus d’un demi-siècle.
PHOTOGRAPHIE DE Arnaud Rhumeur

Atteindre la forêt sur le versant du volcan prend cinq heures de marche, pour quelques kilomètres : la progression sur la lave refroidie du Grand Brûlé est épuisante et périlleuse.
PHOTOGRAPHIE DE Chloé Glad
Atteindre la forêt sur le versant du volcan prend cinq heures de marche, pour quelques kilomètres : la progression sur la lave refroidie du Grand Brûlé est épuisante et périlleuse.
PHOTOGRAPHIE DE Chloé Glad

Sébastien Albert avait trente ans lorsqu’il a recommencé ses études à La Réunion. Il réalise aujourd’hui une thèse en écologie forestière : « Je m’intéresse aux végétaux car ce sont eux, les ingénieurs de la forêt. »
PHOTOGRAPHIE DE Louis Juigner
Sébastien Albert avait trente ans lorsqu’il a recommencé ses études à La Réunion. Il réalise aujourd’hui une thèse en écologie forestière : « Je m’intéresse aux végétaux car ce sont eux, les ingénieurs de la forêt. »
PHOTOGRAPHIE DE Louis Juigner

La végétation recolonise doucement les anciennes coulées de lave du Piton de la Fournaise, l’un des volcans les plus actifs au monde. Par endroits, le magma solidifié s’est effondré. Cette forêt explorée est une rescapée.
PHOTOGRAPHIE DE Chloé Glad
La végétation recolonise doucement les anciennes coulées de lave du Piton de la Fournaise, l’un des volcans les plus actifs au monde. Par endroits, le magma solidifié s’est effondré. Cette forêt explorée est une rescapée.
PHOTOGRAPHIE DE Chloé Glad

Jean-Louis observe de près un bois d’éponge (polyscias cutispongia), une espèce endémique rarement vue en milieu naturel et en danger critique d’extinction, que le groupe vient de trouver dans une ravine de Saint-Denis.
PHOTOGRAPHIE DE Arnaud Rhumeur
Jean-Louis observe de près un bois d’éponge (polyscias cutispongia), une espèce endémique rarement vue en milieu naturel et en danger critique d’extinction, que le groupe vient de trouver dans une ravine de Saint-Denis.
PHOTOGRAPHIE DE Arnaud Rhumeur

Alexis, à droite, et Arnaud, deuxième en partant de la droite (premier plan) profitent d’un moment de repos avec leurs coéquipiers lors d’une sortie à Ilet Haute, en juillet dernier.
PHOTOGRAPHIE DE Louis Juigner
Alexis, à droite, et Arnaud, deuxième en partant de la droite (premier plan) profitent d’un moment de repos avec leurs coéquipiers lors d’une sortie à Ilet Haute, en juillet dernier.
PHOTOGRAPHIE DE Louis Juigner

Tout part généralement d’une image satellite : si le groupe estime, à partir de cette vue du ciel, qu’un coin de végétation vaut le déplacement, ils préparent une expédition. L’accès est difficile ? Encore mieux.
PHOTOGRAPHIE DE Arnaud Rhumeur
Tout part généralement d’une image satellite : si le groupe estime, à partir de cette vue du ciel, qu’un coin de végétation vaut le déplacement, ils préparent une expédition. L’accès est difficile ? Encore mieux.
PHOTOGRAPHIE DE Arnaud Rhumeur

La Réunion compte encore 30 % de milieux indigènes, mais Sébastien est inquiet pour l’avenir : « Dans quelle mesure va-t-on limiter la casse ? Est-ce qu’on est prêts à se battre ? » En janvier 2019, un bout de la forêt explorée du Grand Brûlé est partie en fumée suite à un incendie.
PHOTOGRAPHIE DE Chloé Glad
La Réunion compte encore 30 % de milieux indigènes, mais Sébastien est inquiet pour l’avenir : « Dans quelle mesure va-t-on limiter la casse ? Est-ce qu’on est prêts à se battre ? » En janvier 2019, un bout de la forêt explorée du Grand Brûlé est partie en fumée suite à un incendie.
PHOTOGRAPHIE DE Chloé Glad