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Une ode aux acteurs de demain

Vendredi 1er septembre se tiendra à Paris la première édition du Global Positive Forum. Des hommes et des femmes du monde entier seront réunis pour penser un monde plus positif, plus égalitaire, plus écologique. Un monde meilleur. Jeudi, 9 novembre

De Romy Roynard, Rédactrice en chef Web

La vitesse à laquelle change le monde désarçonne, trouble, bouleverse les habitudes et les certitudes. Certains s'accommodent du changement, l'embrassent, y voient la promesse de lendemains heureux. D'autres ne savent comment s'adapter et se posent en spectateurs critiques d'une société en perte de sens.

De fait, la globalisation des échanges, les défis climatiques et géopolitiques sont autant de menaces que d'espoirs. L'avenir s'annonce sombre pour de nombreuses populations du monde qui seront bientôt écrasées par des vagues de chaleur mortelles, pour les femmes dont les droits sont encore bafoués dans de nombreux pays, pour les populations les plus pauvres qui resteront au ban des sociétés continuant de privilégier une minorité d'âmes bien-nées.

Et pourtant, il existe des hommes et des femmes qui refusent ce qui semble être une fatalité. Qui font de l'écologie le combat d'une vie, qui prennent soin des femmes violées et torturées, qui éduquent, qui viennent en aide aux réfugiés, qui se battent pour un monde plus juste et équitable. Des généreux qui font d'autrui une priorité et de demain une promesse à l'éternel. Des médecins, des scientifiques, des activistes. Des êtres dont les convictions transcendent leur rapport au monde.

Leur rôle est essentiel et cependant peu reconnu. Peut-être parce que nous sommes plus disposés à nous souvenir des événements négatifs, notamment par l'activation des circuits cérébraux spécialisés dans le contrôle des émotions, en particulier une région du lobe temporal interne, appelée « amygdale ». Peut-être aussi parce que nous, médias, ne consacrons pas assez de temps et d'espace à ceux qui luttent pour rétablir l'équilibre.

 

DONNER LA PAROLE AUX ACTEURS DU CHANGEMENT

À l'occasion du Global Positive Forum, dont National Geographic est partenaire, nous donnerons la parole à ces hommes et ces femmes engagés et optimistes. Nous rencontrerons Nadia Murad, activiste yézidie des droits de l'homme qui a réussi à échapper à Daesh après avoir été réduite en esclavage sexuel pendant plusieurs mois. Elle se bat aujourd'hui auprès des Nations Unies pour lutter contre le trafic d'êtres humains. Nous discuterons avec Boyan Slat, jeune écologiste néerlandais, de son projet fou pour nettoyer les océans. Nous rencontrerons aussi l'astronaute Thomas Pesquet, qui depuis 2016 est ambassadeur de l'UNICEF pour le changement climatique et l'accès à l'eau potable, ainsi que le Dr Denis Mukwege, surnommé "l'homme qui répare les femmes", qui oeuvre à sensibiliser au sort des femmes victimes de barbarie sexuelle dans l'est de la République démocratique du Congo.

Tous savent que la tâche est immense mais que leur contribution pourra faire prendre conscience, faire réfléchir et, peut-être, changer le monde.

L'optimisme est contagieux. C'est pourquoi la rédaction National Geographic ne diffusera du 1er au 7 septembre que des actualités consacrant les solutions qui existent déjà ou existeront pour lutter contre la pauvreté, contre la faim, contre l'exclusion, contre les violences. Pour nombre d'entre elles, elles sont le résultat d'initiatives citoyennes et populaires et ont déjà prouvé leur efficacité face au défaitisme.

Hemingway eut un jour cette pensée : « Le monde est un endroit merveilleux pour lequel il vaut la peine de se battre ». Il est temps que nous soyons tous convaincus par la seconde de ces deux vérités.