Animaux

165 macaques euthanasiés dans les Landes

L'opération a été réalisée suite à la découverte d'un virus mortel transmissible à l'homme. Jeudi, 9 novembre

De Julie Lacaze

Triste sort que celui des macaques de Java, autrefois pensionnaires du parc animalier « La pinède des singes », à Labenne, dans les Landes. Suite à la fermeture du zoo, ordonnée par la préfecture en janvier 2016 pour cause de dysfonctionnements, des analyses ont été effectuées par le nouveau gestionnaire du site. Celles-ci ont révélé que les singes étaient porteurs de l’herpès virus B (aHV1), un germe transmissible à l’homme.

La préfecture des Landes vient d’annoncer officiellement qu’elle a procédé à l'euthanasie des macaques sous la responsabilité du docteur vétérinaire de l’établissement, de spécialistes de l’espèce et des services de l’État concernés.

Cet ordre aurait été donné pour des raisons de santé publique : chez l’homme, le virus peut provoquer une encéphalomyélite, maladie infectieuse de nature épidémique et contagieuse. En l’absence de traitement, la maladie est mortelle dans 80 % des cas. Elle peut également entraîner la mort de 20 % des patients placés sous traitement.

Avant de prendre la décision de condamner ces 165 macaques de Java, Frédéric Perissat, préfet des Landes, averti de l'existence de l’épidémie depuis janvier 2017, avait demandé à l’ANSES - agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail - de se prononcer sur le risque de propagation du virus. L’agence, qui classe le virus à la seconde place des plus grands dangers sanitaires liés aux primates, a estimé que le risque de transmission était compris entre 8 (élevé) et 9 (très élevé). 

Depuis 2016, de graves dysfonctionnements avaient été pointés à « La pinède des singes ». Les évasions d’animaux à répétition, la reproduction mal maitrisée portant le nombre d’animaux de 65 à 165 en quelques années, les conditions d’hivernage précaires, la mauvaise gestion sanitaire et le nombre insuffisant de personnel avaient poussé les services de l’État à fermer l’établissement et à chercher un nouveau lieu d’accueil pour les animaux. Mais aucun zoo, ni en France, ni en Europe, n’avait pu les recueillir.

Lire la suite