Animaux

Les plus beaux animaux sauvages du Mexique en images

Le Mexique compte parmi ses trésors fauniques des ocelots aux taches magnifiques, d'insolites marsouins du Golfe de Californie et des coatis aux allures de ratons laveurs.

De Liz Langley

La faune mexicaine et ses animaux sauvages sont bien souvent menacés de disparition. Petit panorama de ces animaux extraordinaires.

 

LES COATIS

Sorte de mélange entre un chat et un mococo, les quatre espèces de coati font partie de la famille des ratons laveurs.

« Ils ne sont absolument pas farouches », affirme Matt Gompper de l'Université du Missouri qui étudie ces mammifères brun foncé depuis 20 ans. Leurs groupes varient entre 10 et plus de 50 femelles accompagnées de leurs progénitures, les mâles ne faisant leur apparition qu'au cours de la période de reproduction.

Selon M. Gompper, les canines des coatis mâles sont parmi les plus pointues qui existent et servent essentiellement à impressionner leurs congénères. Si besoin est, « ils peuvent se montrer mordants ».

LES MARSOUINS DU GOLFE DE CALIFORNIE

Les taches noires qui encerclent leurs yeux et leur bouche leur ont valu le surnom de « pandas des mers », mais si le marsouin du Golfe de Californie est si difficile à observer, ce n'est pas à cause de ce masque.

Ce marsouin au bord de l'extinction est à la fois timide et rare et habite une minuscule parcelle du Golfe de Californie. Selon un rapport de 2016, il ne reste que 30 individus à l'état sauvage, contre un peu moins de 600 en 1997. Il existe peu d'images et de vidéos de marsouins du Golfe de Californie en vie ; seul le gouvernement mexicain vient de publier cette semaine des images de deux d'entre eux en train de nager.

Ces mammifères marins ont diminué de façon spectaculaire ces dernières années, à cause de leur capture accidentelle dans des filets de pêche. D'après Lorenzo Rojas-Bracho, président du Comité international pour la protection des marsouins, nombreux sont ceux qui se sont retrouvés enchevêtrés dans des filets au cours d'activités de pêche illégale visant le totoaba, un poisson en voie critique d'extinction dont la vessie natatoire est très prisée en Chine pour ses supposées vertus médicinales.

Le gouvernement mexicain fait toutefois de la sauvegarde de l'espèce une priorité ; les filets maillants ont été temporairement interdits dans le nord du Golfe de Californie et une interdiction permanente est envisagée, selon le président de l'organisation.

Des efforts sont également en cours pour déplacer certains des marsouins restants vers un sanctuaire national situé à San Felipe, où les animaux seront surveillés à l'aide d'instruments acoustiques, visuels ainsi que par des dauphins de la marine américaine.

Le déplacement des animaux vers un nouveau territoire comporte des risques, mais il s'agit de « la seule option si l'on souhaite empêcher leur extinction », conclut Lorenzo Rojas-Bracho.

LES JAGUARONDIS ET LES OCELOTS

Si ces petits félins partagent le même habitat (du sud des États-Unis à l'Amérique du Sud), ils différent par leur apparence. Les jaguarondis sont longs, trapus, possèdent un museau plat et une robe uniforme ; de leur côté, les ocelots sont petits, agiles et arborent un manteau aux motifs éclatants.

Par chance, la population de ces deux chats sauvages est stable.

 

 

LES ALOUATES, OU « SINGES HURLEURS »

Un os hyoïde amplificateur situé dans leur gorge permet à ces singes célèbres pour leurs cris de donner de la voix.

Découverts dans le sud du Mexique, ces primates hurlent essentiellement le matin, probablement pour indiquer leur localisation à d'autres groupes.

Ils s'égosillent parfois afin de mettre à jour leur emplacement et de faire part d'événements angoissants : deux caractéristiques qui feraient d'eux des champions des réseaux sociaux.

LES COLIBRIS D'OAXACA

Selon Tom Schulenberg, biologiste évolutionniste au laboratoire d'ornithologie de l'Université Cornell, malgré leurs couleurs vives, ces colibris n'avaient pas été aperçus par les ornithologues jusqu'en 1963.

Leur retour pourrait être bref.

Cette espèce en voie de disparition vit uniquement dans les forêts montagneuses humides de la Sierra Miahuatlán d'Oaxaca et « les forêts de cette région du monde sont très exposées à la déforestation », explique le biologiste.

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