Quand la faune sauvage arrive en ville

À mesure que leur habitat diminue, coyotes, ours, ratons laveurs et autres animaux sauvages investissent la ville. Malins, ils ont su s'adapter à la vie urbaine.

De Christine Dell'Amore, National Geographic
Photographies de Corey Arnold
Publication 14 juil. 2022, 10:00 CEST
Un coyote équipé d’un collier émetteur traverse un pont de chemin de fer à Chicago, où vivent près de ...

Un coyote équipé d’un collier émetteur traverse un pont de chemin de fer à Chicago, où vivent près de 4 000 de ces canidés. Les chercheurs constatent qu’ils sont souvent plus habiles à relever les défis que les coyotes ruraux.

 

PHOTOGRAPHIE DE Corey Arnold

Du courrier à la main, le facteur traverse la rue à grands pas. Rien de plus banal. Mais il ne semble pas se soucier du fait qu’un gros ours noir est assis sur son arrière-train à quelques mètres de là. Et pourtant, ce genre de scène arrive tous les jours dans les villes aux États-Unis.

Tout près du gros ours noir, à gauche, l’Interstate 240 rugit derrière une clôture. L’ursidé, pour qui cela ne semble être qu’un simple bruit de fond, finit par longer le trottoir et s’enfonce dans le quartier situé à 800 m du centre-ville d’Asheville, en Caroline du Nord. Le long de l’autoroute, des chercheurs participant à une étude sur les ours urbains ou suburbains de cet État sont captivés par une autre découverte : celle d’un creux profond dans un érable argenté noueux. L’ourse N209, munie d’un collier émetteur, qui fait partie de plus d’une centaine d’ours suivis dans le cadre de l’étude, y a hiberné cet hiver, malgré le vacarme constant des véhicules.

Cette étude a commencé il y a maintenant huit ans. Pourtant, « les ours me surprennent toujours », explique en criant pour couvrir le bruit de la circulation Colleen Olfenbuttel, biologiste spécialiste des ours noirs et des animaux à fourrure de l’État. Un de ses collègues est en train de mesurer la tanière : c’est la plus grande que la biologiste ait vue en vingt-trois ans d’étude des ours noirs. « Ils sont bien plus adaptables que ce que dont nous les pensons capables. »

En effet, difficile d’imaginer que les ours noirs s’accommodent si bien de la vie à Asheville. Dans cette commune d’environ 95 000 habitants, nichée dans les montagnes Bleues, les ours circulent dans les rues pavillonnaires en plein jour et se hissent sur les vérandas et sous les porches. Certains résidents ont adopté leurs voisins ursidés, et presque tous ceux à qui vous parlez ont sur leur téléphone une vidéo de leur dernière rencontre avec un ours.

L’arrivée de l’ours à Asheville et ailleurs résulte de la combinaison de plusieurs tendances, notamment les changements d’utilisation des terres et le fait que la proximité des humains offre d’alléchantes possibilités de se nourrir. Autant de facteurs qui ont fait grimper la population d’ours noirs en Amérique du Nord à près de 800 000 individus. Dans le même temps, l’expansion des villes et des banlieues a englouti de vastes zones de l’habitat de l’ours, ne laissant aux animaux d’autre choix que de s’adapter à la vie avec des voisins humains.

Le même phénomène se produit dans les zones urbaines de l’ensemble des États-Unis et du monde entier, et il ne concerne pas les seuls ours noirs. De nombreux mammifères qui se nourrissent d’une grande variété d’aliments s’installent et modifient leur comportement à mesure qu’ils apprennent les techniques de survie en milieu urbain.

Plus les scientifiques étudient les créatures qui se trouvent sous notre nez, plus le message devient clair : la façon dont nombre d’espèces s’adaptent à la vie urbaine est sans précédent. Les coyotes regardent avant de traverser la rue. Les ours noirs savent quand c’est le jour de ramassage des poubelles. Les ratons laveurs ont compris comment arracher d’un coup sec les cordons élastiques fermant les poubelles.

Des biologistes examinent un ours sous sédatif près du centre d’Asheville, en Caroline du Nord, qui a vu affluer les ursidés des montagnes voisines. Les habitants sont invités à observer les recherches et à savoir minimiser les conflits avec les ours.

PHOTOGRAPHIE DE Corey Arnold

En 2020, un examen de quatre-vingt-trois études sur la faune urbaine menées sur six continents a révélé que 93 % des mammifères citadins se comportaient différemment de leurs congénères ruraux. La plupart de ces animaux – des lapins aux fouines en passant par les sangliers et les macaques rhésus – sont devenus actifs la nuit pour éviter les humains. Ils ont également élargi leur régime alimentaire naturel pour y inclure la nourriture humaine et ont réduit leur domaine vital à des zones beaucoup plus petites. Plus nous comprendrons les animaux qui vivent parmi nous, disent les écologistes, mieux nous nous entendrons avec ces nouveaux urbains.

Dans une zone boisée située derrière une succession de fast-foods et d’hôtels, à Asheville, Jennifer Strules et deux collègues transportent un piège – une cage en acier en forme de tonneau pour capturer les ours noirs en douceur – vers le parking d’un hôtel où il sera installé. Ils espèrent attraper une ourse et ses trois oursons qui vivent dans la région.

La doctorante en biologie de la pêche, de la faune et de la conservation à l’université d’État de Caroline du Nord ouvre un carton de pâtisseries fraîches – un appât irrésistible pour un animal à l’odorat plus fin que celui d’un limier. Si leur gibier se fait piéger, les scientifiques anesthésieront la mère ourse, qui a déjà été capturée une fois, et remplaceront son collier émetteur.

Les données recueillies auprès de plus d’une centaine d’ours munis de colliers émetteurs au cours de la première phase de l’étude sur les ours urbains et suburbains dirigée par Nicholas Gould, biologiste de la faune, ont révélé des différences intéressantes entre les deux catégories. Les ourses des villes âgées d’un an à un an et demi pesaient près de deux fois plus que celles des campagnes. Certaines femelles urbaines de 2 ans ont eu des oursons, mais aucune des ourses rurales du même âge ne s’est reproduite. Cependant, 40 % des ours des villes sont morts  au cours des quatre ans qu’a duré l’étude, principalement à cause de collisions avec des véhicules. À ce stade, les chercheurs sont bien en peine de dire si la vie en ville est une bénédiction ou un échec pour les ours d’Asheville.

D’autres études dressent un tableau moins ambigu. Comme les ours d’Asheville, les ours urbains de Durango et d’Aspen, dans le Colorado, ainsi que de Lake Tahoe, dans le Nevada, pèsent plus lourd et donnent naissance à plus d’oursons ; mais leurs petits survivent rarement, ce qui entraîne un net déclin de la population. Voir de gros ours avec une ribambelle d’oursons peut donner l’impression que la croissance urbaine et l’expansion des banlieues profitent aux animaux. Pourtant, la réalité est bien différente.

Il n’est pas vrai non plus que les humains et les ours vivent toujours en harmonie, même dans la ville accueillante d’Asheville, où, ces dernières années, des ours ont tué des animaux domestiques et blessé au moins une personne.

Pour savoir comment les habitants peuvent coexister en toute sécurité avec leurs voisins sauvages, Jennifer Strules a imaginé une expérience. Dans le cadre du programme de sensibilisation BearWise, qui sera d’ailleurs bientôt lancé à l’échelle nationale, deux quartiers feront l’objet d’une campagne d’information, afin d’encourager les comportements responsables face aux ours : tenir ses animaux domestiques en laisse, ramasser les déchets, retirer les mangeoires à oiseaux et ne pas s’approcher des animaux ou les nourrir. Deux autres quartiers, qui ne recevront aucun matériel éducatif, seront le groupe témoin de l’expérience.

En suivant les ours munis de colliers émetteurs dans ces quatre quartiers, Jennifer Strules espère savoir dans quelle mesure la promotion des bonnes pratiques de BearWise influence le comportement des riverains et réduit le nombre de déclarations de nuisance. À Durango, les chercheurs sont allés un peu plus loin en distribuant plus de mille poubelles à l’épreuve des ours. Les foyers qui les ont utilisées ont vu baisser de 60 % les problèmes rencontrés.

Un ours fouille dans une benne à ordures à South Lake Tahoe.

PHOTOGRAPHIE DE Corey Arnold

Mais certaines personnes veulent voir des ours dans leur jardin, et particulièrement Janice Husebo, qui les considère comme des membres de sa famille. Depuis vingt-deux ans, elle attire des ours affamés sur la véranda de sa maison, au nord-est d’Asheville. « Des amis me surnomment “la femme qui murmure à l’oreille des ours” », confie-t-elle tandis que nous nous blottissons devant sa porte et observons une ourse et ses jumeaux se promener tranquillement autour du porche.

Pourtant, les autorités responsables de la vie sauvage mettent en garde : nourrir les ours augmente les conflits et le risque d’accidents, ce qui diminue la tolérance envers les animaux –deux raisons pour lesquelles le comté a d’ailleurs signé un arrêté interdisant cette pratique. Jennifer Strules a bien conscience que, pour les habitants d’Asheville comme Janice Husebo,l’ours bénéficie du statut d’animal bien-aimé. Mais elle espère aussi que ses recherches permettront de donner des conseils sur la meilleure façon de vivre avec les animaux – pour eux comme pour nous. « La vie sauvage appartient à chacun, explique la biologiste. Mais ce que nous voulons, c’est que les ours restent sauvages. »

Si les ours noirs ont reconquis environ la moitié de leur ancienne aire de répartition et vivent à ce jour dans une quarantaine d’États, les coyotes – originaires des Grandes Plaines – ont pris d’assaut les États-Unis au cours des dernières décennies. On les trouve désormais dans tout le pays, sauf à Hawaï, et dans la plupart des grandes villes. Et notamment à Chicago, la métropole la plus emblématique du coyote urbain, qui en abrite pas moins de 4 000.

Stan Gehrt, un écologue de l’université d’État de l’Ohio et de la fondation Max McGraw pour la vie sauvage, a commencé à étudier les coyotes de Chicago en 2000, peu après leur apparition en ville. Il pensait alors que son étude durerait un an. Plus de vingt ans plus tard, il y travaille toujours. « Nous sous-estimons constamment cet animal et sa capacité à s’ajuster et à s’adapter, dit-il. Il repousse les limites de ce que nous percevons comme des contraintes. »

Un matin de printemps à Schaumburg, dans la banlieue de Chicago, trois chercheurs se frayent un chemin dans des terres marécageuses derrière un lotissement. Ils cherchent la tanière et les petits du coyote 581, une femelle munie d’un collier émetteur. Soudain, le glapissement d’un petit perce le vrombissement de la circulation. Quelques instants plus tard, Lauren Ross, technicienne supérieure de terrain, pousse un cri. Elle vient de trouver un petit de quelques semaines assis dans l’herbe, le ventre gonflé de lait. Elle soulève délicatement le jeune mâle et l’examine, arrachant une touffe de poils pour l’analyse génétique. Elle insère une petite puce électronique entre ses omoplates. Le petit reste calme et immobile pendant l’examen. Sa mère reviendra le chercher une fois que l’équipe sera partie, explique Lauren Ross.

Au début de ses recherches, Stan Gehrt pensait que les coyotes se contenteraient des parcs et des espaces verts. Mais il se trompait : « Maintenant, il y en a partout – dans chaque quartier, dans chaque ville de banlieue et dans les centres-villes. » En effet, les coyotes ont réussi à s’implanter malgré tous nos efforts pour les éradiquer. Au moins 400 000 sont tués chaque année, dont 80 000 environ dans le cadre d’un programme fédéral de contrôle des prédateurs, principalement dans l’Ouest. Les collisions avec des véhicules sont la principale cause de mort des coyotes de Chicago, mais ils ont appris à éviter les voitures et même à comprendre les feux de circulation.

Outre leur capacité d’adaptation, la souplesse de leur alimentation est un atout pour ces animaux. Les coyotes peuvent manger à peu près n’importe quoi, des fruits au cuir des chaussures. Ils savent se débrouiller pour vivre à peu près partout. Mais une question se pose : sont-ils génétiquement capables de vivre en ville, ou réussissent-ils à s’adapter rapidement grâce à leur caractère rusé ? La réponse pourrait être un mélange des deux – ce que Christopher Schell, écologue urbain de l’université de Californie, à Berkeley, appelle la « plasticité adaptative ». Ils profiteraient ainsi de leur capacité innée à s’adapter à de nouveaux environnements pour s’y sentir de plus en plus à l’aise au fil du temps.

Une mère raton laveur sort d’un intervalle de 15 cm entre deux maisons où elle élève son petit.

PHOTOGRAPHIE DE Corey Arnold

Christopher Schell et Julie Young, une biologiste spécialiste de la vie sauvage au département de l’Agriculture des États-Unis, étudient comment divers régimes alimentaires donnés à des coyotes en captivité au Centre national de recherche sur la vie sauvage de Millville, dans l’Utah, pourraient modifier leur comportement. Par exemple, ils compareront un groupe de coyotes suivant un régime urbain simulé – riche en glucides et en sucre – avec ceux qui ont un régime plus naturel et riche en protéines. Leur hypothèse est que les coyotes dont la nourriture s’apparente à celle des humains deviendront plus hardis en leur présence, ce qui est confirmé par certaines anecdotes.

Les deux chercheurs émettent l’hypothèse qu’un coyote mangeant des céréales transformées sera plus affamé et cherchera plus souvent de la nourriture qu’un autre ayant mangé un lapin au petit déjeuner. Bien que Stan Gehrt n’ait pas trouvé un tel lien chez les coyotes de Chicago, il note qu’une dépendance à l’égard de la nourriture humaine entraîne plus de conflits avec les habitants et leurs animaux de compagnie, en réduisant la peur de ces canidés envers les humains. En Californie du Sud, par exemple, 38 % de l’alimentation des coyotes urbains est constituée de nourriture d’origine humaine.

Comme les coyotes et les ours, les ratons laveurs prolifèrent dans les villes nord-américaines. Ainsi, à Washington, D.C., les chercheurs Kate Ritzel et Travis Gallo ont voulu savoir si les ratons laveurs vivant en ville sont plus téméraires et plus malins que ceux des zones rurales. Pour ce faire, ils ont observé la rapidité d’un raton laveur à examiner un objet inconnu – ici, un appât enterré dans un tas de bois. Les chercheurs ont installé plus d’une centaine de caméras automatiques dans la ville et les zones rurales de la Virginie voisine.

Un matin de septembre, à Fort Totten, une installation de l’armée américaine datant de la guerre de Sécession, Travis Gallo a placé l’appât malodorant pendant que Kate Ritzel fixait une caméra à un arbre pour observer ensuite quels animaux étaient passés. Quelques mois plus tard, les données recueillies indiquaient que les ratons laveurs urbains se montraient plus curieux que leurs cousins de la campagne et qu’ils consacraient plus de temps à explorer les lieux. Les animaux des villes sont aussi plus sociaux, se déplacent plus souvent en couple que leurs homologues ruraux, ce qui suggère que les ratons laveurs urbains adaptent leur comportement à la vie en ville. Prochain objectif : « Déterminer si des changements évolutifs » sont en train d’émerger, indique Kate Ritzel.

 

ÉTUDE DE LEURS COMPORTEMENTS

Il y a une dizaine d'années, quand la zoologiste Sarah Benson-Amram a commencé à étudier le comportement et l’intelligence du raton laveur, elle pensait qu’une espèce aussi commune aurait été étudiée en profondeur. Quelle n’a pas été sa surprise de ne presque rien trouver dans la littérature scientifique. Des chercheurs avaient bien essayé d’en savoir plus sur ces animaux intelligents au début des années 1900, mais ils avaient abandonné – leurs sujets s’échappant sans cesse de leurs cages.

Jusqu’à présent, dit-elle, ses recherches ont confirmé la réputation d’animal rusé du raton laveur. Dans une expérience d’« apprentissage inversé », elle a présenté à des ratons laveurs, des coyotes et des moufettes une boîte équipée d’un bouton ou d’une pédale. Une pression sur le dispositif permettait de libérer de la nourriture. Une fois que les animaux avaient compris comment procéder, les chercheurs inversaient les dispositifs, les obligeant à modifier leur stratégie. La plupart des ratons laveurs ont résolu le problème la première nuit, tandis que seul un coyote sur six s’est attaqué à la boîte – et ce, pas avant la 44e nuit. Mais, une fois à l’aise avec l’objet, le coyote a pu gagner sa récompense aussi bien que les ratons laveurs et les moufettes.

Dans le parc du Golden Gate, à San Francisco, des ratons laveurs saluent l’arrivée d’un riverain leur portant à manger – en dépit de la loi interdisant cette pratique. Dépendants de la nourriture humaine, ces animaux ont plus tendance à propager des maladies, à être renversés par des voitures et à mourir.

PHOTOGRAPHIE DE Corey Arnold

Les coyotes urbains ont une stratégie de survie différente de celle des ratons laveurs, précise Sarah Benson-Amram, actuellement à l’université de la Colombie-Britannique, à Vancouver. Son étude renforce la théorie qui veut que certains mammifères urbains s’appuient sur leurs capacités cognitives pour s’adapter à la vie en ville et que, face à un obstacle, ils sont capables d’innover sur l’instant. « Il est possible que nous créions des animaux plus malins, fait-elle remarquer, car nous les confrontons à des problèmes de plus en plus difficiles à résoudre. »

Jusqu'à récemment, la recherche scientifique faisait peu de cas de la faune urbaine. Notamment parce que ces espèces sont vues surtout comme des nuisibles – et, en aucun cas, comme des animaux sauvages. « Notre planète s’urbanise rapidement et [...], que nous le voulions ou non, nous vivons avec la faune sauvage », insiste Seth Magle, directeur de l’Institut de la vie sauvage urbaine du zoo de Lincoln Park, à Chicago.

Si une grande partie de l’écologie urbaine se concentre sur la façon de limiter les conflits, nous oublions que nos expériences avec la faune sauvage sont souvent agréables, note Seth Magle. « Une autre facette de la coexistence avec elle consiste à célébrer ces rencontres. »

Pour moi, la rencontre a eu lieu un matin d’été au golf de Rock Creek Park, à Washington, D.C. Avec des biologistes, nous étions à la recherche d’excréments de coyotes. Et c’est là, au sommet d’une colline, que nous avons vu un coyote et son petit, en contrebas. Nous nous sommes regardés – chacun aussi surpris que l’autre. Le coyote adulte ne bougeait pas, tandis que le petit batifolait. Au bout de quelques secondes, l’adulte s’est éloigné tranquillement vers le bois tout proche. Le petit, lui, s’est attardé pour nous offrir un dernier regard avant de disparaître.

Le coyote 1288, un jeune mâle suivi par les chercheurs, vivait derrière un bureau de poste du centre-ville, le long du bras sud de la rivière Chicago. Quelques mois après cette photo, il a été tué par une voiture. Certains coyotes urbains ont appris à éviter les véhicules, et même à tenir compte des feux tricolores.

PHOTOGRAPHIE DE Corey Arnold

Article publié dans le numéro 274 du magazine National Geographic. S'abonner au magazine

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