Un quart des Français seraient climatosceptiques

Le rapport d’un sondage réalisé par Opinion Way pour PrimesEnergie.fr montre qu’aujourd’hui, 23 % des français ne croient pas au phénomène de réchauffement climatique qui touche notre planète.vendredi 5 avril 2019

De Arnaud Sacleux
Depuis 1979, la banquise a diminué de près de 30 % en été. L’allongement de la fonte estivale menace de saper toute la chaîne alimentaire de l’Arctique, au sommet de laquelle trône l’ours blanc.

La communauté scientifique apporte depuis plus de trente ans les preuves que le changement climatique est une réalité et que celui-ci a des effets directs sur nos vies. Ses conséquences, sérieuses, ont fait l’objet de plusieurs études et observations, comme la menace qui pèse sur les ours blancs, la destruction de la Grande barrière de corail, le changement de couleur des océans ou très concrètement la perturbation de notre sommeil. Cependant, un quart des Français semblent ne toujours pas y croire. Cette donnée est issue d’une étude de l’agence Opinion Way, basée sur un échantillon de 1 042 personnes représentatif de la population française. Le rapport est d’autant plus inquiétant qu’une partie de ces personnes avouent ne faire aucun effort pour préserver l’environnement.

 

UNE POPULATION MALGRÉ TOUT SENSIBILISÉE

Les 18-24 ans et les 25-34 ans sont les tranches d’âge les plus sceptiques quant à la réalité du phénomène, avec respectivement 36 % et 28 % des sondés avouant ne pas croire au réchauffement climatique ; 12 % des 25-34 ans estiment même ne pas avoir besoin de préserver l’environnement. Cette tendance se retrouve surtout dans les communes rurales et dans le Nord-Est de la France. Pourtant, si un quart des personnes sondées disent ne pas croire au phénomène, les trois autres y sont logiquement et a minima sensibles et on constate que les mœurs évoluent au fil des années.

23 % des Français pensent que le réchauffement climatique n'est pas une réalité.

 

CONTRIBUER À L’ÉCHELLE INDIVIDUELLE

La moitié des sondés estiment qu’il n’est pas trop tard pour inverser le cours des choses. Si 62 % pensent que des efforts seront faits seulement si la législation contraint les populations, la réalité est toute autre. La seule contribution des entreprises et des États ne suffira pas à inverser la tendance.

Le nombre de lois pour lutter contre le réchauffement climatique dans le monde a explosé sur ces 20 dernières années ; en 2017, il existait 20 fois plus de textes légaux qu’en 1997. Seule une poignée de pays n’ont aucune législation pour lutter contre le réchauffement climatique. En France, en 2001, la lutte contre le changement climatique s’est vue conférer le statut de priorité nationale et le premier plan climat a vu le jour en 2004 afin d’atteindre les objectifs de stabilisation des émissions de gaz à effets de serre fixés par le protocole de Kyoto de 1997. Depuis, de nombreuses lois et réglementations à destination des entreprises notamment tentent de réguler et de maintenir les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’énergie.

La population française reste malgré tout sensible au phénomène de réchauffement climatique, et plus de la moitié modifient leurs habitudes pour tenter d'y remédier.

À une échelle plus individuelle, Il est possible également de lutter contre le réchauffement climatique en adoptant des réflexes simples. Certains ont d’ailleurs été adoptés par au moins la moitié des Français interrogés. Privilégier les aliments de saison et consommer local sont les décisions qui arrivent en tête chez 61 % des sondés. Viennent ensuite le recyclage (57 %), la réduction de la consommation d’eau (52 %) ainsi que la marche à pied privilégiée sur les courtes distances (51 %).

Lire la suite