Cyril Dion : « Il faut que l’humain comprenne qu’il n’est pas la seule espèce intéressante »

En emmenant deux jeunes écologistes à la rencontre d'hommes et de femmes qui proposent des solutions pour protéger le vivant, Cyril Dion nous invite à changer notre vision anthropocentrée du monde.

De Romy Roynard
Publication 26 nov. 2021, 16:11 CET, Mise à jour 27 nov. 2021, 10:40 CET
Portrait de Cyril Dion par la photographe Fanny Dion.

Portrait de Cyril Dion par la photographe Fanny Dion.

PHOTOGRAPHIE DE Fanny Dion

Bella est anglaise, elle est engagée auprès du Jane Goodall Institute, oeuvre pour la défense de la faune sauvage et participe aux nombreuses marches pour le climat. Vipulan est français, il prend part à la majorité des actions organisées pour alerter la population et les pouvoirs publics sur l'urgence climatique. Lorsque Cyril Dion a posé sur eux sa caméra bienveillante, Bella et Vipulan avaient 16 ans. Symboles d'une génération climat en quête de nouveaux repères pour construire un récit respectueux de l'Autre (humain ou non-humain), ils se sont laissés guider par le réalisateur et militant écologiste et sont allés à la rencontre de celles et ceux qui considèrent autrement le monde vivant.

Au fil des rencontres, leur engagement passionné propre à la jeunesse s'affirme en se nuançant et la misanthropie s'estompe pour laisser place à l'espoir. L'espoir que la course aux consommables ralentisse pour que l'Homme reprenne sa place au milieu du vivant. Non pas en tant qu'espèce supérieure aux autres mais comme l'animal qui a encore tant à apprendre de l'ingéniosité et de la beauté de la nature.

L'espoir aussi de casser la chaîne causale qui condamne les animaux sauvages - et la vie telle que nous la connaissons - à l'extinction. D’après une étude publiée en juin 2015 dans Science Advances, le taux d’extinction des espèces pourrait être 100 fois plus élevé que lors des cinq précédentes extinctions massives – et encore, ne sont pris en compte que les animaux dont nous avons une bonne connaissance.

À l'occasion de la sortie au cinéma du film Animal le 1er décembre prochain, nous avons interrogé Cyril Dion et Vipulan Puvaneswaran sur leur rapport au vivant et leurs espoirs.

 

Cyril, pourquoi avoir choisi de suivre Bella et Vipulan pour raconter cette histoire qui aurait pu être racontée de mille autres manières ?

CYRIL DION - Parce que c’est l’histoire de leur génération. Ils sont la génération climat. La question écologique va être centrale dans leur vie. Comme le but du film est d’opposer des logiques de vie à des logiques de mort – le changement climatique et la disparition des espèces, ce sont des logiques de mort, c’est d’ailleurs pour ça que ça leur fait peur, et que ça nous fait peur – et les logiques de vie devaient passer par des gens qui représentent l’avenir. Et le fait que ça passe par leurs yeux, c’est très différent. Ils n’ont pas encore intégré toute la rationalisation des adultes. Quand ils arrivent dans un élevage de lapins, ils n’essaient pas de trouver de raisons, de comprendre que c’est parce qu’il faut nourrir tout le monde ou suivre une logique industrielle. Ils disent simplement « mais pourquoi vous faites ça ? Vous êtes des dingues. Pourquoi est-ce que vous les traitez de cette façon-là ? » Leur candeur crée une distorsion qui nous oblige, nous spectateurs adultes, à nous dire « Mais oui au fait, pourquoi ? Pourquoi on continue à faire ça ? »

 

Je pense que c’est l'une des séquences qui m’ont le plus marquée. Parce qu’on sent la situation inextricable de l’éleveur, qui élève ses lapins dans des cages à peine plus grandes qu’une feuille A4. Et on voit ces lapins, qui avant même d’être menés à l’abattoir, n’ont pas de vie. Vipulan, il y a dans cette séquence une forme d’absurde qui semble vous toucher profondément, vous et Bella.

VIPULAN PUVANESWARAN - Au début, il y a cette colère et cette incompréhension. Puis au fil de la conversation on comprend que cet éleveur est un allié dans notre lutte. Il gagne 350 € par mois, il aimerait sortir de ce système de coopératives mais il ne le peut pas. Ça renvoie à ce qu’est l’écologie, c’est-à-dire les relations entre le monde vivant, le temps et son milieu de vie. C’est pour ça qu’il faut penser de nouvelles relations, libérées et libératrices dans le vivant non-humain et humain. Parce que tant qu’il y aura des relations aliénantes entre humains, il y aura des relations aliénantes avec le monde vivant. Baptiste Morizot, le philosophe du vivant que l’on a rencontré pour Animal, explique que l’on est aujourd’hui dans une crise de la sensibilité. On a perdu tout un tas d’affects, de concepts, d’anecdotes, d’histoires sur le vivant non-humain et que pour faire face à ça, il faut créer une nouvelle alliance des luttes et une culture du vivant. C’est aussi l’un des rôles du film.

Jane Goodall est l'une des figures que rencontrent Bella et Vipulan dans le film Animal. Une figure d'engagement pour la cause animale, une figure d'espoir rappelant qu'un autre récit écologique est possible.

PHOTOGRAPHIE DE ©CAPA Studio_Bright Bright Bright_UGC Images_Orange Studio_France 2 Cinéma_2021

Bella explique que les journalistes qui l’interviewent s’attendent à ce qu’elle dise qu’elle est en colère. Si on sent Vipulan et Bella très engagés, je n’ai pas ressenti de colère. Plutôt une grande tristesse, comme si on était écrasés par une immense responsabilité que les générations qui nous ont précédé avaient refusé de prendre.

CYRIL DION - Oui, la tristesse c’est l’étape juste après la colère dans les étapes du deuil. Au départ on est en colère et puis après on est tristes parce que justement on se sent impuissant. Une des raisons pour lesquelles j’avais envie de faire ce film avec eux, c’était de leur redonner de l’espoir et une vision possible de l’avenir. Tout n’est pas foutu, ni limité à ce que l’on nous raconte. Quand on veut remettre en cause un ordre établi, on nous répond « Non mais c’est comme ça, on ne va pas tout changer » alors que c’est une entente. Les bases de l’économie mondiale, ce sont les humains qui les ont posées. Il n’y a aucune loi biologique qui nous oblige à faire de la croissance. Donc si ce sont des humains qui ont créé ce système qui va à la catastrophe, cela veut aussi dire que les humains peuvent réinventer le système. Je connais un certain nombre de gens qui œuvrent en ce sens, et je voulais que Bella et Vipulan puissent les rencontrer et que ces rencontres soient transformatrices.

VIPULAN PUVANESWARAN - À l’époque c’est vrai qu’il y avait beaucoup d’anxiété dans les mobilisations. Grâce au film et aux rencontres qu’il a permis, on a appris à s’émerveiller et à voir les autres êtres vivants qu’on ne voit pas. Ça ne permet pas complètement de sortir de cette anxiété, mais ce n’est plus une composante essentielle de nos vies et de nos luttes. Pour revenir à ce que disait Bella, moi je dirais surtout que les journalistes s’attendent à ce que je sois l’archétype du jeune, qui a quelques références mais pas de réflexion. Alors qu’en réalité notre génération est composée de plein de gens qui ont des idées et qui sont capables de les développer. Pour moi, il est important que quand les médias donnent la parole aux jeunes, ils ne les stigmatisent pas.

 

Nous sommes heureux de vous donner la parole, soyez-en assuré ! Au début du film, vous dites qu’« On ne peut pas agir sans comprendre ». Est-ce que votre compréhension du monde animal a changé depuis le début du tournage ?

VIPULAN PUVANESWARAN – Oui, je suis passé d’un environnementaliste à un écologiste. Au début j’étais très axé sur le changement climatique, je voulais protéger une nature que je voyais extérieure aux humains, essentialisée. Mais cette manière de penser revient à considérer la nature comme une matière inerte que l’on peut exploiter, dans une vision capitaliste. En pratique, c’est aussi une hiérarchisation des luttes, comme si on pouvait considérer que la protection de cette nature et la lutte contre le réchauffement climatique étaient supérieures aux autres causes, alors qu’il y a plein de formes de violences contre lesquelles il faut lutter et elles sont pour beaucoup imbriquées. L’intérêt du film pour moi, c’est de produire ce basculement chez celles et ceux qui sont touché.e.s par cette question mais qui pensent de façon dualiste.

 

Comme Bella et Vipulan, nombreuses sont les personnes engagées à avoir une forme d’activisme qui prend corps sur les réseaux sociaux. Comme le leur fait remarquer Afroz Shah quand ils participent à des actions de nettoyage de plages couvertes de plastique en Inde, tout le monde sait ce qu’est la pollution plastique dans les océans. En deux clics sur Google, on peut trouver des informations à ce sujet. Son conseil, qui peut être très déstabilisant, est « Partage seulement si tu agis »…

CYRIL DION - Ce qu’il essayait de leur dire, c’est qu’agir ce n’est pas seulement pour l’impact que ça va avoir. Évidemment c’est important que ces plages soient débarrassées du plastique pour que ces déchets ne soient pas ingérés par des animaux marins. Mais c’est surtout important pour l’histoire que ça raconte et pour le mouvement que ça crée. Quand on voit des gens commencer à consacrer une bonne partie de leur temps libre à faire ça, ça interroge. On se dit « Pourquoi je ne suis pas en train de faire ça ? Et pourquoi je continue de consommer comme ça ? Pourquoi je continue d’acheter des bouteilles en verre que je ne vais pas réutiliser ? ».

Bella Lack et Vipulan Puvaneswaran dans leur long voyage guidé par Cyril Dion, pour comprendre que l'humain est profondément lié à toutes les autres espèces terrestres et marines.

PHOTOGRAPHIE DE CAPA Studio_Bright Bright Bright_UGC Images_Orange Studio_France 2 Cinéma_2021

Depuis des décennies, on connaît les problèmes et on a identifié les solutions. Quand j’ai posé la question « puisque nous avons toutes les connaissances, qu’est-ce qu’il manque ? » à Sylvia Earle, elle m’a répondu « la volonté politique ». Pourquoi d’après vous n’arrive-t-on pas à proposer un projet de société où on ne ferait pas peser toute la responsabilité climatique sur les citoyens, et où l’offre devancerait la demande ?

CYRIL DION - Oui, c’est vrai, il ne manque que la volonté politique. Pour que ça change, il faut que les politiques changent. Aujourd’hui, si les gens consomment autant de plastique, c’est parce que tout ce qu’ils achètent est sur-emballé dans du plastique. Ça, ce n’est pas eux qui le décident. De la même manière, ils peuvent trier leurs déchets, mais ils ne sont pas responsables de la manière dont ils seront recyclés. Le fait que 28 % du plastique soit recyclé en France, ce n’est pas de la responsabilité des gens, c’est la responsabilité du monde politique. Or qu’est-ce qui fait bouger le monde politique ? La perspective d’être élu ou non. C’est un vrai moyen de pression que de dire « Si vous ne faites pas quelque chose pour ça, c’est fini, on ne votera plus pour vous. »

 

L’environnement fait partie des grands sujets de préoccupation des Français selon un récent sondage Elabe réalisé pour BFMTV, et pourtant il est totalement absent des débats.

CYRIL DION - Mais pourquoi est-il absent des débats ? Qui conduit les débats ? Regardez les débats pour la primaire de la droite. Quel.le journaliste a posé une question sur l’écologie ? Pas une seule question n’a été posée sur ce sujet. Parce que le but est de faire de l’audience, et pour faire de l’audience, il faut des sujets qui peuvent dès le lendemain être repris partout et créer la polémique en générant du trafic. C’est la rentabilité qui guide ça. Et on en est toujours réduits à ça. À l’obsession de la croissance économique.

 

Pourtant on sait, on a estimé le coût du changement climatique. Ça ne rapporte pas d’argent, mais ça en coûte déjà beaucoup. Rien que cet été, les inondations en Europe ont engendré des milliards d’euros de réparations.

VIPULAN PUVANESWARAN – C’est une question d’assurances. À qui ça rapporte et qui devra payer ? En général, les coûts sont reportés sur les personnes les plus pauvres. Le capitalisme a une tendance à s’adapter pour qu’on continue dans cette logique-là.

CYRIL DION – Oui, tant que ce sera tenable, tant qu’on ne sera pas au bord du gouffre, la plupart des politiques préfèreront maintenir une forme de statut quo, qui leur permette à la fois de se faire réélire en plaisant au plus grand nombre, en soignant les intérêts économiques et en rassurant ceux qui financent leurs campagnes.

 

Là où je rejoins la tristesse de Bella et Vipulan, c’est que l’on a déjà une bonne idée de l’avenir du monde. L’ONU prévoit plusieurs centaines de millions de réfugiés climatiques. Et autant de conflits géostratégiques. En s’accrochant à notre confort, nous décidons de laisser à nos enfants un monde en guerre, qui de surcroît ne considère pour l’Occident du moins, que l’espèce humaine.

CYRIL DION - Il faut qu’il y ait un mouvement qui se lève. Nous n’avons pas d’autre choix que de faire peur aux industriels et aux responsables politiques. Il faut que les industriels aient peur de ne plus pouvoir vendre leurs produits s’ils continuent à contribuer à réchauffer le climat, à mettre en circulation toujours plus de plastique. Pour l’instant, il y a une forme d’engourdissement. Mais imaginez sur la question du plastique qu’il y ait des millions de gens qui disent « Nous on va aller devant le siège du fabriquant et on va leur rapporter nos bouteilles, en faire un grand tas, en leur disant « À la limite le contenu nous intéresse, mais le contenant on vous le rend, parce qu’on n’est pas vraiment surs qu’il va être recyclé. Maintenant débrouillez-vous. » Je vous assure que si toutes les semaines il y avait ce genre de manifestations, ça ouvrirait une discussion, y compris dans les médias.

 

Dans votre film vous évoquez brièvement la pandémie de COVID-19 (une grande partie des scènes ont été tournées avant la pandémie, ndlr). Beaucoup d’économistes, dont Eloi Laurent que vous avez interrogé fin 2019, s’accordent à dire que notre santé et la santé des écosystèmes vont devenir de nouveaux marqueurs. L’origine-même de cette pandémie est liée à la manière dont on traite les animaux. La destruction des habitats fait se croiser des espèces qui ne devraient jamais se croiser… pourtant, alors que les pays ont réussi à s’accorder pour trouver des solutions rapides et communes en écoutant la parole scientifique, personne ne semble remettre ça en cause.

VIPULAN PUVANESWARAN – Tant que nous n’aurons pas changé de récit et qu’on restera dans une société capitaliste qui fonde tout le sens de l’existence de la société sur la croissance, sur le travail comme moyen de production à des fins strictement économiques, on n’aura jamais de société vraiment écologique. L’un des mythes de nos sociétés c’est de penser que ces cadres-là existent depuis toujours et que cela est normal. L’enjeu, je crois, est de démontrer que ces cadres n’existent pas depuis toujours et qu’on peut faire sans. Et faire sans, c’est en réalité faire mieux.

CYRIL DION - Pour moi, c’est intimement lié à ce que dit Eloi Laurent ou Jane Goodall : on vit dans un grand récit où on considère que le monde vivant est un champ de ressources et non une toile du vivant à laquelle on est totalement relié.e.s. On peine à comprendre que si cette toile du vivant est déchirée, tout s’effondre et nous avec. Parce que si on retire une à une chaque brique représentant une espèce, tout s'effondre. C’est un récit qui est extrêmement matérialiste qui sépare l’espèce humaine du reste du vivant.

L’humain semble d’ailleurs davantage s’émouvoir de la disparition d’espèces aux traits anthropomorphes. Vous dénoncez dans ce film une vision trop anthropocentrée, très occidentale, du rapport à la nature et au vivant. Comment peut-on se reconnecter à la nature quand on nous a si souvent vanté le fait que nous dominions toutes les formes de vie sur Terre ?

CYRIL DION - Il faut que l’humain comprenne qu’il n’est pas la seule espèce intéressante. Les autres espèces non seulement ont le droit d’être là, mais elles sont aussi prodigieuses et ont une importance considérable pour nous. C’est grâce au monde vivant que l’on peut vivre, se nourrir, que l’on peut être heureux. Entendre le chant des oiseaux, le ressac des vagues, s’immerger dans une forêt, c’est essentiel.

 

D’ailleurs on voit que quand on crée des aires protégées, la vie revient.

CYRIL DION - Et elle revient beaucoup plus vite que ce qu’on imagine !

 

Je me souviens être ressortie de la projection de Demain galvanisée, consciente des enjeux et prête à changer les choses à mon échelle. J’ai ressenti Animal comme un coup de poing. Est-ce que la pédagogie positive ne suffit plus ?

CYRIL DION - Avant Demain, il n’y avait que des documentaires alarmistes. Ça ne suffisait pas, ça paralysait les gens. Donc on s’est dit qu’on allait essayer de donner de l’énergie aux spectateurs. Et ça a marché, des milliers de gens ont commencé à changer leurs habitudes. Avec Animal, on traverse les deux états : la haine, la douleur, la colère en montrant tout ce qu’on impose au monde vivant - parce qu’on a besoin de ça pour pouvoir agir - mais aussi l’émerveillement devant le monde sauvage, l’enthousiasme et l’espoir qui suivent les rencontres de personnes formidables déjà à l’œuvre. Ils sont capables de cohabiter avec les loups, de faire de l’agriculture en enrichissant le vivant plutôt qu’en l’appauvrissant, de reforester tout un pays... En voyant le film, être traversé par tous ces affects ouvre un autre espace en nous. Il ne tient qu’à nous d’investir cet espace comme on le souhaite.

 

Les cinq premières minutes du film sont un vrai coup de poing dans le ventre, même pour des gens comme moi qui écrivent sur ces sujets tous les jours. Je ne sais pas si tous les spectateurs seront aussi attristés par ces images mais elles sont terribles.

CYRIL DION - Il faut qu’on soit tristes, il le faut ! Il ne faut pas que l’on ne soit que tristes, mais c’est indispensable. Après, il ne faut pas laisser les spectateurs comme ça. On est en colère et après on va vers des solutions, vers l’espoir. Il ne faut pas rejeter ces émotions-là. Si vous n’êtes ni triste ni en colère, c’est que vous pouvez supporter ce qui est en train de se passer. Or c’est insupportable. Le cinéma, ça sert à ça, à traverser des émotions. Sinon on n’a pas l’énergie ensuite pour agir. L’une des choses que je trouve les plus tristes, c’est la disparition des oiseaux et la raréfaction de leur chant. Qu’est-ce qu’il y a de plus triste que ça ? Les oiseaux ont accompagné l’humanité depuis qu’elle existe et on les laisserait disparaître dans l'indifférence générale en se précipitant dans les grands magasins ? Il faut vraiment qu’on soit devenus fous.

Cet entretien a été édité pour des questions de concision et de clarté. Les questions ont été posées séparément à Cyril Dion et Vipulan Puvaneswaran.

Margot Hinry a contribué à cet entretien.

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