Les raisons d'y croire : 2020, une année où il a fallu garder espoir
En pleine tragédie, nous apprenons à vivre, à penser et à guérir autrement.

La découverte de virus bénéfiques. Stanford, Californie, États-Unis. Tous les virus ne causent pas des pandémies. Certains ont évolué à notre bénéfice. Appelé HERV-K, un très ancien virus pourrait protéger les embryons humains face à d’autres virus, assure Joanna Wysocka, biologiste à Stanford. Lorsqu’un embryon atteint la phase de développement qui correspond à huit cellules (projection à gauche, ci-contre), le HERV-K s’active et peut inciter les cellules à fabriquer des protéines qui les protègent contre l’infection. Cette réaction s’achève quand l’embryon s’implante dans l’utérus. Près de 8 % de l’ADN humain est constitué de virus anciens (le HERV-K a rejoint le génome d’un de nos ancêtres il y a plus de 30 millions d’années). Des scientifiques tels que Wysocka tentent de comprendre comment des virus sont devenus une partie constitutive de notre organisme.
