À travers ses images, Paul Nicklen rappelle tout ce que nous risquons de perdre
Une nouvelle collection de photographies réalisées par Paul Nicklen célèbre la beauté de notre monde, rappelant tout ce que nous risquons de perdre.

Un ours kermode (Ursus americanus kermodei), également appelé « ours esprit », se repose dans la forêt pluviale couverte de mousse de Great Bear, où les importantes précipitations et la douceur des températures sont propices à une végétation luxuriante. Les ours esprits sont une rare sous-espèce de l’ours noir (Ursus americanus), que l’on trouve essentiellement en Colombie-Britannique, au Canada. Ils sont porteurs d’une mutation génétique récessive qui est à l’origine de leur fourrure blanche fantomatique.
Un ours kermode (Ursus americanus kermodei), également appelé « ours esprit », se repose dans la forêt pluviale couverte de mousse de Great Bear, où les importantes précipitations et la douceur des températures sont propices à une végétation luxuriante. Les ours esprits sont une rare sous-espèce de l’ours noir (Ursus americanus), que l’on trouve essentiellement en Colombie-Britannique, au Canada. Ils sont porteurs d’une mutation génétique récessive qui est à l’origine de leur fourrure blanche fantomatique.
Depuis trente ans qu’il est photographe et réalisateur, Paul Nicklen a tout vu ; il a vécu sur la banquise, survécu à des accidents d’avion, à des épaules déboîtées et à d’innombrables nuits à la belle étoile. C’est dans cette nature sauvage et imprévisible qu’il trouve le sentiment de paix le plus total. « J’ai toujours éprouvé de la révérence envers la nature. Je veux dire, je ne veux pas paraître trop religieux ou antireligieux, mais c’est mon église, et c’est là que je trouve que tout prend son sens, confie-t-il à National Geographic. Je n’ai jamais ressenti autre chose qu’un profond respect pour la nature depuis mon plus jeune âge. »
Paul Nicklen a voué sa vie à la documentation de la beauté extraordinaire de notre planète bleue, et ce 28 juillet, il publie son tout dernier livre de photos, Reverence, aux éditions Hemeria, date qui coïncide avec la Journée mondiale de la conservation de la nature. Qu’il s’agisse d’images d’espèces d’ours rares prises en Colombie-Britannique ou de calamars pouvant changer de couleur en Indonésie, l’ouvrage de Paul Nicklen résume sa carrière de photographe et témoigne de son amour authentique de la nature.
Paul Nicklen a bon espoir que sa passion suscite chez son lectorat un amour de la conservation environnementale. « Si seulement ce travail pouvait être assez fort pour provoquer un réveil soudain et que l’on sente quelque chose et que l’on prenne conscience de tout ce que nous avons perdu sur cette planète, […] 70 % de la biodiversité a disparu, mais il reste tant de choses qui valent la peine d’être défendues, explique-t-il. Et puis, le fait de créer ce lien émotionnel pour les gens, c’est souvent suffisant pour les pousser à s’engager. »
Par-dessus tout, Paul Nicklen insiste sur la chance que nous avons, en tant qu’humains, de partager le monde avec des créatures, grandes et petites, mais aussi sur le fait que nous devons cesser de « saccager la planète ».
« Quand on passe 300 jours par an dans la nature, on sait que lorsque l’on est témoin de toute cette complexité et que l’on voit des milliers d’espèces, quand on plonge sur les récifs coralliens ou que l’on regarde droit dans l’œil d’un grand cachalot ou d’une baleine grise et quand on est témoin de toute cette beauté, on se rend compte que l’on ne pourrait pas fabriquer, ni même rêver, d’un paradis qui soit si parfait et plus beau que celui que nous avons sous les yeux. »

Un grand groupe de narvals, que les Anglophones n’appellent pas un « banc » mais un blessing, fait surface près de l’île de Baffin, au Canada, jusqu’où la fonte saisonnière des glaces conduit ces baleines en migration.
Un grand groupe de narvals, que les Anglophones n’appellent pas un « banc » mais un blessing, fait surface près de l’île de Baffin, au Canada, jusqu’où la fonte saisonnière des glaces conduit ces baleines en migration.

Un cérianthe étend ses tentacules ondulants pour capturer le plancton et de petites particules dans les eaux du détroit de Lembeh, en Indonésie.

Un calmar récifal à grandes nageoires (Sepioteuthis lessoniana), connu pour sa capacité à changer de couleur rapidement, est photographié lors d’une plongée nocturne dans l’archipel indonésien des Raja Ampat.
Un cérianthe étend ses tentacules ondulants pour capturer le plancton et de petites particules dans les eaux du détroit de Lembeh, en Indonésie.
Un calmar récifal à grandes nageoires (Sepioteuthis lessoniana), connu pour sa capacité à changer de couleur rapidement, est photographié lors d’une plongée nocturne dans l’archipel indonésien des Raja Ampat.

Une baleine grise (Eschrichtius robustus), qui plus est une mère, plonge son regard dans le dôme d’un appareil photo sous-marin au large de la Basse-Californie du Sud, au Mexique. Là, les eaux sont si riches en biodiversité que Jacques-Yves Cousteau avait surnommé la région « l’aquarium du monde ».
Une baleine grise (Eschrichtius robustus), qui plus est une mère, plonge son regard dans le dôme d’un appareil photo sous-marin au large de la Basse-Californie du Sud, au Mexique. Là, les eaux sont si riches en biodiversité que Jacques-Yves Cousteau avait surnommé la région « l’aquarium du monde ».

Des raies du genre Mobula se réunissent dans le golfe de Californie, attirées par les eaux riches en plancton de la région, qui servent également de lieu de reproduction. Les nageoires en forme d’ailerons de ces raies leur permettent de prendre suffisamment d’élan pour effectuer de spectaculaires bonds hors de l’eau, un comportement qui continue de dérouter les scientifiques.

Des lions de mer de Steller (Eumetopias jubatus) jouent à se renvoyer une étoile de mer au large de la Colombie-Britannique. Cette espèce est le plus grand des otaridés et quand ses mâles atteignent leur pleine maturité, ils peuvent atteindre un poids de plus de 1 100 kg.
Des raies du genre Mobula se réunissent dans le golfe de Californie, attirées par les eaux riches en plancton de la région, qui servent également de lieu de reproduction. Les nageoires en forme d’ailerons de ces raies leur permettent de prendre suffisamment d’élan pour effectuer de spectaculaires bonds hors de l’eau, un comportement qui continue de dérouter les scientifiques.
Des lions de mer de Steller (Eumetopias jubatus) jouent à se renvoyer une étoile de mer au large de la Colombie-Britannique. Cette espèce est le plus grand des otaridés et quand ses mâles atteignent leur pleine maturité, ils peuvent atteindre un poids de plus de 1 100 kg.

Des dauphins communs à bec court (Delphinus delphis) transpercent la surface de l’océan au large de l’archipel portugais des Açores.

Des barracudas forment un tourbillon d’écailles étincelantes, un comportement fréquent chez les petites espèces de ce genre de poissons (Sphyraena) évoluant dans l’Indo-Pacifique.
Des dauphins communs à bec court (Delphinus delphis) transpercent la surface de l’océan au large de l’archipel portugais des Açores.
Des barracudas forment un tourbillon d’écailles étincelantes, un comportement fréquent chez les petites espèces de ce genre de poissons (Sphyraena) évoluant dans l’Indo-Pacifique.

Tête-à-tête avec un ours majestueux dans le Parc national et réserve de Katmai, en Alaska. Plus de 2 000 ours bruns (Ursus arctos) vivent sur les plus de 1,6 million d’hectares, où ils se gavent de saumons et d’en-cas salés tels que des couteaux de mer.
Tête-à-tête avec un ours majestueux dans le Parc national et réserve de Katmai, en Alaska. Plus de 2 000 ours bruns (Ursus arctos) vivent sur les plus de 1,6 million d’hectares, où ils se gavent de saumons et d’en-cas salés tels que des couteaux de mer.

Des méduses des lagons (Mastigias papua) non urticantes, aussi appelées méduses dorées, à la dérive dans un lac marin des Raja Ampat, au cœur du « Triangle de corail » de l’Asie du Sud-Est.
Des méduses des lagons (Mastigias papua) non urticantes, aussi appelées méduses dorées, à la dérive dans un lac marin des Raja Ampat, au cœur du « Triangle de corail » de l’Asie du Sud-Est.

Un troupeau de chèvres traverse des dunes de sable dans le Parc national des Lençóis Maranhenses, au Brésil, une région célèbre pour ses lagons saisonniers et ses paysages multicolores.
Un troupeau de chèvres traverse des dunes de sable dans le Parc national des Lençóis Maranhenses, au Brésil, une région célèbre pour ses lagons saisonniers et ses paysages multicolores.
Paul Nicklen est un photographe, réalisateur et biologiste marin canadien. Il a passé plus de trente ans à documenter la beauté et la fragilité de notre planète. En 2014, Paul Nicklen a cofondé SeaLegacy, association à but non lucratif de défense de l’environnement et de production audiovisuelle qui narre l’océan pour inciter à l’action vis-à-vis des endroits les plus menacés du globe. Il est Artisan de l’imagerie Sony et partenaire de l’initiative Perpetual Planet de Rolex. Parmi les nombreuses distinctions qu’il a reçues figurent le titre de Photographe animalier de l’année de la BBC et le Prix mondial de la photo de presse dans la catégorie « Photojournalisme ». Il a également été intronisé à l’International Photography Hall of Fame, dont il est devenu le plus jeune membre. Son travail a été exposé dans des galeries et musées du monde entier et est hébergé au sein des collections privées de personnalités issues d’Hollywood, de la musique et de familles royales.
Annie George est photojournaliste et éditrice photo primée. Elle vit actuellement à Washington.
Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise.
