Coronavirus : les tribus amazoniennes gravement touchées
En plus d'être gravement touchées par le virus, les communautés natives du Brésil doivent également lutter contre les initiatives « génocidaires » du gouvernement de Jair Bolsonaro.

Une femme du peuple Karapanã porte un masque artisanal dans l'espoir de se protéger contre le virus.
Une femme du peuple Karapanã porte un masque artisanal dans l'espoir de se protéger contre le virus.

Le chef d'une tribu Miranha porte une coiffe traditionnelle et un masque portant la mention « Vidas indígenas importam » (en français, les vies indigènes comptent). Les Miranha font partie des dizaines de tribus amazoniennes brutalisées par les propriétaires de plantations entre la fin du 19e et le début du 20e siècle. Bon nombre de leurs membres sont morts des suites de maladies apportées par les colons.
Le chef d'une tribu Miranha porte une coiffe traditionnelle et un masque portant la mention « Vidas indígenas importam » (en français, les vies indigènes comptent). Les Miranha font partie des dizaines de tribus amazoniennes brutalisées par les propriétaires de plantations entre la fin du 19e et le début du 20e siècle. Bon nombre de leurs membres sont morts des suites de maladies apportées par les colons.

Membre de la tribu Witoto, Vanda Ortega, 33 ans, a ouvertement dénoncé les négligences du gouvernement envers son peuple, notamment la sous-estimation des indigènes infectés par le coronavirus.
Membre de la tribu Witoto, Vanda Ortega, 33 ans, a ouvertement dénoncé les négligences du gouvernement envers son peuple, notamment la sous-estimation des indigènes infectés par le coronavirus.

Un chaman de la tribu Dessana cueille les feuilles d'une plante médicinale en bordure de Manaus, la capitale de l'Amazonas. Connue sous le nom de saratudo, cette plante est utilisée pour soigner les membres de la tribu des symptômes de la maladie à coronavirus. Les hôpitaux et cimetières de la ville ont été submergés par les victimes de la pandémie.
Un chaman de la tribu Dessana cueille les feuilles d'une plante médicinale en bordure de Manaus, la capitale de l'Amazonas. Connue sous le nom de saratudo, cette plante est utilisée pour soigner les membres de la tribu des symptômes de la maladie à coronavirus. Les hôpitaux et cimetières de la ville ont été submergés par les victimes de la pandémie.

Un soignant se prépare à réaliser un test COVID-19 à Manacapuru, dans l'état brésilien d'Amazonas. Bien que les quatre millions d'habitants de cet état ne représentent que 2 % de la population brésilienne, l'Amazonas a enregistré près de 7 % des 800 000 cas confirmés de COVID-19 au Brésil.
Un soignant se prépare à réaliser un test COVID-19 à Manacapuru, dans l'état brésilien d'Amazonas. Bien que les quatre millions d'habitants de cet état ne représentent que 2 % de la population brésilienne, l'Amazonas a enregistré près de 7 % des 800 000 cas confirmés de COVID-19 au Brésil.

À Brasilia, cette installation artistique commémore les Natifs tués au Brésil en 2019. Son montage coïncidait avec une manifestation qui se déroule chaque année dans la capitale brésilienne à laquelle participent des peuples natifs venus de tout le pays pour défendre leurs terres et leurs droits.
À Brasilia, cette installation artistique commémore les Natifs tués au Brésil en 2019. Son montage coïncidait avec une manifestation qui se déroule chaque année dans la capitale brésilienne à laquelle participent des peuples natifs venus de tout le pays pour défendre leurs terres et leurs droits.

Le long d'un sentier sur le site du musée du Pará Emílio Goeldi, à Belém, se dresse une silhouette à taille réelle provenant d'une photographie prise en 1902 d'un homme du peuple Irã'amrayre. Elle fait partie d'une exposition qui comprend des artefacts et des photographies de cette branche distincte des Kayapós, un peuple vivant dans la région d'Amazonie centrale du Brésil.
Le long d'un sentier sur le site du musée du Pará Emílio Goeldi, à Belém, se dresse une silhouette à taille réelle provenant d'une photographie prise en 1902 d'un homme du peuple Irã'amrayre. Elle fait partie d'une exposition qui comprend des artefacts et des photographies de cette branche distincte des Kayapós, un peuple vivant dans la région d'Amazonie centrale du Brésil.

Infirmière de la tribu Uitoto, Vanderlecia Ortega dos Santos prépare une salle d'examen pour les malades de la COVID-19 dans une clinique située en bordure de Manaus. Elle assure, seule, les soins de santé de première ligne pour sa communauté de 700 familles. D'après les anthropologues, entre 1900 et 1980, une tribu en moyenne a disparu chaque année de l'Amazonie à cause des épidémies, de la violence et de la politique d'assimilation forcée. Pour les chefs indigènes, la pandémie de coronavirus et les politiques hostiles du gouvernement représentent une nouvelle menace à la survie de leurs peuples.
Infirmière de la tribu Uitoto, Vanderlecia Ortega dos Santos prépare une salle d'examen pour les malades de la COVID-19 dans une clinique située en bordure de Manaus. Elle assure, seule, les soins de santé de première ligne pour sa communauté de 700 familles. D'après les anthropologues, entre 1900 et 1980, une tribu en moyenne a disparu chaque année de l'Amazonie à cause des épidémies, de la violence et de la politique d'assimilation forcée. Pour les chefs indigènes, la pandémie de coronavirus et les politiques hostiles du gouvernement représentent une nouvelle menace à la survie de leurs peuples.