6 choses que nous ferons différemment dans le monde d'après

Quand la pandémie prendra fin et que l'humanité connaîtra une nouvelle forme de normalité, des transformations majeures en termes d'enseignement, de technologie et d'équilibre vie privée / vie professionnelle perdureront.

Publication 14 oct. 2020, 15:09 CEST
Cet article paraîtra dans le magazine National Geographic de novembre 2020. S'abonner au magazine.

Prédire l'avenir n'a jamais été chose aisée, mais la pandémie de COVID-19 semble accroître ce sentiment d'incertitude. Afin de recueillir des points de vue éclairés sur la façon dont nous allons probablement vivre, étudier, travailler et communiquer quand une nouvelle forme de normalité succédera la crise actuelle, National Geographic a interrogé un éventail d'experts et de dirigeants.

NOUVEAUX MOYENS D'APPRENTISSAGE

Un des aspects positifs de la fermeture des écoles est peut être la façon dont le corps enseignant a su innover pour rendre possible l'enseignement à distance. Bien que l'égalité d'accès à un matériel informatique moderne et au haut débit reste un obstacle, des outils seront conçus pour combler ces inégalités. Les élèves de la maternelle à la terminale auront recours aux nouvelles technologies pour faire leurs devoirs, se voir fixer des objectifs et mesurer leurs progrès. Et pour certains étudiants, la vie de campus universitaires peut être facultative, selon Michael Crow, président de l'université d'État de l'Arizona. Cette université est l'une des nombreuses écoles à évoluer vers une nouvelle forme d'« université de service national », augmentant ses effectifs pour offrir des hautes études à faible coût à plus grande échelle.

  

Photographie de ILLUSTRATION BY RACHEL LEVIT RUIZ

UN MEILLEUR ÉQUILIBRE TRAVAIL ET VIE PRIVÉE

L'avenir du travail ne sera pas 100 % à distance, mais nous ne reviendrons pas non plus au 100 % dans les bureaux. « Ce sera une forme hybride », déclare Martine Ferland, PDG de Mercer, une société de ressources humaines. Les petits bureaux seront des nouveaux carrefours pour une collaboration occasionnelle sur site, tandis que des outils numériques améliorés, comme de meilleurs chats vidéos, permettront de mieux travailler à domicile. Et une plus grande importance accordée à l'équilibre entre la productivité et les besoins personnels permettra aux employés d'organiser leurs heures de travail en fonction de leurs impératifs. La flexibilité, selon Ferland, sera désormais un critère fondamental dans le choix d'un nouveau poste.

DE NOUVEAUX MOYENS TECHNOLOGIQUES

L'accès au haut débit n'a jamais été égal. La pandémie a révélé plus qu'aucune autre crise cette réalité. Pourtant, les progrès des réseaux de télécommunications 5G à haut débit devraient accompagner de nouveaux développements dans des domaines allant de la télémédecine à la banque, en passant par l'éducation et les transports, offrant un accès plus rapide à un plus grand nombre de personnes. « Ce sera une vraie vague de changements », déclare David Grain, ancien président d'une société de tours de télécommunication alors appelée Global Signal. Des réseaux plus efficaces réduiront les coûts et aideront les petites entreprises confrontées à la pandémie à séduire de nouveaux clients et à se développer.

LIMITES DU TÉLÉTRAVAIL

Internet a permis à des millions de personnes de travailler à distance, mais cette nouvelle pratique augmente les risques de cyberattaques. Jesper Andersen, PDG de la société de cybersécurité Infoblox, déclare que « c'est beaucoup plus complexe de sécuriser une entreprise travaillant entièrement à distance ». Les VPN actuels (réseaux privés virtuels) ne fonctionneront pas efficacement avec des millions de personnes travaillant à domicile sur le long terme. Les serveurs décentralisés augmenteront la vitesse de connexion et des méthodes de connexion plus élaborées renforceront la sécurité en ligne.

UNE AUTRE VIE EN EXTÉRIEUR

Les parcs nationaux du monde entier ont connu une baisse spectaculaire du nombre de visiteurs au printemps dernier, mais les chiffres ont ensuite rebondi, tout comme les ventes de véhicules récréatifs et de vélos. Selon le Leave No Trace Centre for Outdoor Ethics, les amateurs de loisirs ont déclaré être allés plus souvent pratiquer des activités en extérieur cette année, notamment des sports d'aventure comme le ski, l'escalade, la randonnée, et s'être adonnés à des activités plus près de chez eux telles que l'observation d'oiseaux, le jardinage et le cyclisme. De nombreuses villes ont fermé les rues à la circulation pour faire de la place pour les activités et repas en plein air et les événements publics.

UNE PLANÈTE, DEUX CRISES (PAR ROBERT KUNZIG)

Selon des chercheurs des universités de Yale et George Mason, l'inquiétude du public américain concernant le réchauffement climatique a atteint un niveau record en novembre dernier. Une grande majorité d'Américains pensent que le réchauffement climatique que nous connaissons est bel et bien causé par l'Homme, ils sont inquiets et se sentent même personnellement responsables. Étonnamment, une enquête publiée en avril a révélé que la COVID-19 n'avait pas supplanté les inquiétudes concernant le climat - bien qu'il en ait réduit la couverture médiatique. « Le problème semble avoir mûri, semble s'être solidifié », estime Anthony Leiserowitz, de Yale. « Je pense que c'est un signe vraiment encourageant. »

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