Photographie

Derrière l'objectif : photographie d'architecture

Nous avons accompagné le photographe Raul Cabrera dans une session photo hors norme, en plein cœur de Marseille.Thursday, October 18, 2018

De National Geographic

Nous avons rencontré Raul Cabrera au hasard de nos recherches sur Instagram. Des lignes de fuites, concordant parfois, s'étirent à l'infini pour construire un univers structuré, où les villes ont des faux airs de grands espaces.

Nous avons proposé à Raul de nous accompagner dans le sud de la France pour une session photographique un peu différente, en mai dernier, pour saisir les lignes architecturales multiples et variées de Marseille.

Raul ne connaissait pas la ville, n'y était même jamais venu. Mais de nos échanges se dégageaient un véritable plaisir à l'exploration urbaine et la recherche des détails qui composent les rues citadines. Architecte de formation, ce jeune photographe vénézuélien s'exprime avec un accent aux pointes chaleureuses. Depuis qu'il s'est installé en France il y a trois ans, il n'a eu de cesse de parcourir l'Hexagone et l'Europe, tout curieux qu'il était de témoigner du mélange d'anciennes bâtisses et de nouveaux bâtiments très modernes.

« En travaillant en tant qu'architecte, je me suis rendu compte que je pouvais utiliser les même concepts, comme la symétrie, la perspective, l'échelle, pour élaborer mes images. »

Pour lui, c’est le rapport que les gens entretiennent avec l’architecture qui font les rues, qui leur donnent une âme, qui créent une atmosphère. Très appliqué et minutieux, le photographe perçoit des lignes et formes géométriques dans tout ce qu’il voit. 

Son astuce photographique : « Quand je pars en voyage, j'aime avoir un objectif polyvalent parce que ça me permet de m'adapter à tous types de conditions ». Pour ce faire il utilise un objectif EF 2 - 105mm f/4 L IS II USM, « ça me permet de travailler les détails ». Et côté grand angle ? « La plupart des grands angles ont une distorsion assez considérable, mais avec le 16-35, j'ai le minimum de distorsion », nous explique-t-il en nous montrant son objectif EF 16-35mm F/2.8 L III USM.

Notre exploration de la cité phocéenne s'est prolongée l'espace de quelques heures, guidés par l'enthousiasme et la curiosité de Raul, qui semblait vouloir découvrir de tous les recoins de la ville, pour saisir -sans doute- la substance pure et pérenne des paysages urbains. « Chaque élément doit être bien placé. J'essaie de reconstruire l'image et de montrer ma réalité. »

 

Retrouvez Raul Cabrera sur Instagram.

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