Ralentissez et découvrez l’histoire vivante des Scottish Borders

La région des Borders, riche de contrastes fascinants, est un alliage de paysages apaisants et d’histoires captivantes.

Un lac paisible à Bowhill House.

PHOTOGRAPHIE DE MICHAEL GEORGE
Publication 12 janv. 2022, 09:36 CET
GLISSEZ AU CŒUR DE L’ÉCOSSE SECRÈTE
Suivez Michael George, photographe de voyage pour National Geographic, lors de ses visites de maisons historiques, d’abbayes anciennes, de lacs cachés et de ses rencontres avec des habitants sympathiques qui ont une histoire à partager.

La Grande Tapisserie d’Écosse est une œuvre d’art communautaire brodée par plus de 1000 bénévoles. En entrant dans le bâtiment à l’architecture moderne spécialement conçue pour accueillir ce magnifique projet, vous trouverez des rayons s’étirant dans toutes les directions. Bien que le sens de lecture de la tapisserie soit linéaire, les visiteurs peuvent flâner dans la salle ronde pour explorer l’histoire du pays, de la brebis Dolly à la bataille de Carham. Avec ces 160 pans brodés, les spectateurs sont invités à ralentir, apprécier les détails tout en apprenant l’histoire à la fois brillante et sanglante du pays.

Pas étonnant que la tapisserie soit exposée à Galashiels, petite ville au cœur des Scottish Borders. Les Borders sont une région d’une beauté délicate, traversée par le fleuve Tweed et voisine de l’Angleterre au sud. Les douces collines sont idéales pour faire du vélo, et les visiteurs peuvent voyager jusqu’à la côte, en découvrant d’anciennes abbayes et des réserves naturelles le long de la route. Les habitants ne sont jamais avares de conseils chargés d’histoire et, si vous avez de la chance, d’aventures de leur famille.

Un panneau de la Grande Tapisserie d’Écosse qui célèbre la construction des abbayes de la région des Borders.

PHOTOGRAPHIE DE MICHAEL GEORGE

La topographie des Borders est imprégnée de cette histoire vivante. Vous pouvez serrer la main d’une personne à l’endroit où vivaient également ses arrière-arrière-arrière-arrière-grands-parents. L’un de ces endroits est Chesters Estate, exploité par John et Ellie Henderson, qui ont construit un espace de glamping, le camping luxueux et confortable, spécialement conçu pour convaincre les citadins pressés de ranger leurs écrans et de se reconnecter à la terre. Comme le dit John, de petites tâches, comme allumer un feu pour préparer le dîner, rappellent aux voyageurs la notion de « bon travail ». Un travail humble et collaboratif, qui nous rapproche.

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L’espace de glamping de Chesters comprend une tente entourée de champs d’orge où les visiteurs peuvent allumer un feu à la fois pour cuisiner leurs repas et se faire couler un bain chaud sous les étoiles.

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John et Ellie Henderson possèdent et gèrent un espace de glamping dans leur maison, le Chesters Estate, sur les rives de la rivière Teviot.

PHOTOGRAPHIE DE MICHAEL GEORGE(Gauche)(Supérieur)
Photographie de MICHAEL GEORGE.(Droit)(Fond)

Cette philosophie de la lenteur a su prendre soin des habitants des Borders depuis des siècles. L’un des défenseurs les plus connus de ce pays était Sir Walter Scott, l’auteur du roman historique Ivanhoe et célèbre poète, dramaturge et historien. Abbotsford, sa maison de campagne, témoigne d’une architecture complexe et d’un aménagement paysager soigneusement planifié. Scott a déménagé dans les Borders lorsqu’il était enfant après avoir contracté la polio. Sa famille espérait que le paysage sublime le guérirait de la maladie. Étonnamment, il s’est remis de la maladie et, en construisant Abbotsford, Scott a souhaité rendre hommage à la campagne qui lui a sauvé la vie. Alors que de nombreux propriétaires terriens ont suivi la tendance des jardins bien entretenus, Scott a été l’un des pionniers de l’agriculture régénérative, plantant des arbres et des plantes qui aideraient l’écosystème à prospérer.

Dépassant des bosquets du jardin de Sir Walter Scott, sa maison semblable à un château miniature se distingue en arrière-plan.

PHOTOGRAPHIE DE MICHAEL GEORGE

Des siècles plus tard, on ressent toujours les liens de Scott, et de tant d’autres, avec la nature. Les sentiers dédiés aux marcheurs et aux cyclistes sont nombreux dans les Borders. Certains vous font traverser des ponts suspendus, d’autres des merveilles comme le viaduc de Leaderfoot. L’ascension jusqu’à Scott’s View, l’un des points de vue préférés de Sir Walter Scott, vous coupera le souffle (au sens propre comme au figuré). Les endorphines devraient réveiller votre sentiment d’émerveillement, alors que vous contemplez les collines d’Eildon. Non loin de là, à Bowhill Estate, en grimpant, vous trouverez un point de vue d’où admirer les environnements contrastés des Borders. De retour à Bowhill House, les touristes peuvent flâner le long des sentiers des jardins ou suivre une visite guidée pour découvrir l’immensité du lieu. Les allées serpentent autour de la demeure, se frayant un passage dans la verdure plutôt que de couper en ligne droite, comme pour dire « vous prendrez votre temps pour en profiter ».

Bowhill House et ses jardins, vu d’en haut, avec les collines ondulantes des Borders en arrière-plan.

PHOTOGRAPHIE DE MICHAEL GEORGE

La piste cyclable des Quatre Abbayes relie les abbayes de Kelso, Melrose, Jedburgh et Dryburgh dans un défilé de ruines qui pousse l’imagination à leur donner vie. De même, Smailholm, une tour écossaise, peut être vue à des kilomètres dans toutes les directions. Cette structure en pierre est beaucoup plus simple qu’un site comme l’abbaye de Melrose, mais elle attire l’attention comme une sentinelle, en poste depuis le 15e siècle. Les anciennes constructions des Borders sont parfaitement préservées, ou totalement en ruines, et chacune vit de façon unique avec son élégance propre.

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L’abbaye de Melrose se détache du ciel alourdi de nuages, entourée de pierres tombales datant du XIIe siècle.

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La vitrine remplie de pains et autres mets, mettant en vedette le Selkirk Bannock, à la boulangerie Alex Dalgetty & Sons de Galashiels.

PHOTOGRAPHIE DE MICHAEL GEORGE(Gauche)(Supérieur)
PHOTOGRAPHIE DE MICHAEL GEORGE.(Droit)(Fond)

Le cyclisme et d’autres modes de transport doux ont le vent en poupe dans les Borders, où les boulangers prennent le temps de papoter au lieu de se presser vers le client suivant. Chez Alex Dalgetty & Sons, la lumière dorée se déverse sur une rue autrement plutôt sombre, bondée de clients dès les premières heures du matin. Ils seront bientôt à l’intérieur pour acheter des scones, des tartes fraîchement préparées et le célèbre « Selkirk Bannock ». Le Selkirk Bannock est fait à partir d’une pâte épaisse sertie de raisins secs blonds. On pense qu’il a été créé à l’origine par accident, en utilisant des restes de pâte. Aujourd’hui, c’est un en-cas qui vous rassasiera lors d’une longue journée d’aventure.

Le meilleur endroit pour terminer un voyage dans les Borders est la réserve naturelle nationale de St. Abb’s Head, où le paysage plonge dans la mer du Nord. Les frontières ici ne sont pas seulement dessinées sur les cartes, on les voit dans les paysages. La côte est escarpée en raison de l’activité volcanique due à la collision de plaques tectoniques près de l’Écosse et l’Angleterre. Ciaran Hatsell, garde forestier de la réserve, explique comment les oiseaux marins, les phoques et les baleines sont chez eux dans ces paysages naturels. « Nous accueillons environ 50 000 visiteurs par an et au moins 50 000 oiseaux marins. Un oiseau pour chaque voyageur ».

Ciaran Hatsell, garde forestier de la réserve naturelle nationale de St. Abb’s Head, se tenant près d’un point de vue qu’il a surnommé « L’autel ».

PHOTOGRAPHIE DE MICHAEL GEORGE

Vivre à la frontière, sur le littoral, si proche des limites de l’Écosse, est une fierté pour les locaux. Il y a de la fierté à l’extérieur, où l’air frais vous fera rêver d’un thé bien chaud à la tombée de la nuit. Et il y a de la fierté dans les intérieurs confortables, souvent conçus comme une embrassade chaleureuse. Les Scottish Borders ont une beauté qui leur est propre, intacte. Il y a des jours où les nuages ​​tourbillonnants font penser à une épaisse couverture de laine que quelqu’un aurait étendue sur la Terre. La région nourrit l'imaginaire en ne se dévoilant pas complètement, avec une météo qui cache la campagne pendant un instant, ou le squelette d’une abbaye qui invite à la rêverie. Si vous voulez la vraie histoire, il suffit de demander. Les gens ici sont tellement liés à l’histoire locale qu’ils se feront un plaisir de vous raconter un récit, mais vous devrez ralentir pour vraiment écouter.

Cliquez ici pour plus d’informations sur la visite des Scottish Borders. Conseil : pensez à admirer le magnifique paysage en empruntant la ligne ferroviaire des Borders, au départ d’Édimbourg. Pour plus d’inspirations sur le voyage au ralenti, visitez notre site Web.

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